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Brèves

Chirac perd-il la mémoire ?

En annonçant à la fois la suppression de l'article sur le "rôle positif" de la colonisation tout en se basant sur la loi Taubira pour le choix de la date d'une Journée de commémoration de l'esclavage, le président de la République est en pleine contradiction.



Jacques Chirac (droits réservés)
Jacques Chirac (droits réservés)
Après avoir reçu Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, Jacques Chirac a fait savoir qu'il allait demander la suppression de l'article 4 de la loi du mai 2005, qui contient une référence polémique au "rôle positif de la présence française outre-mer".

Si Jacques Chirac critique aujourd'hui ce texte de loi qu'il avait lui-même signé après son vote par le Parlement, c'est, dit-il, parce que "ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire".

Or, dans le même temps, Jacques Chirac a décidé, après avoir reçu Christiane Taubira (le dernier qui a parlé semble toujours faire une forte impression au président de la République !), député de Guyane, qu'une "Journée des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions" sera instituée le 10 mai. Une date rappelant celle du vote de la loi Taubira faisant de l'esclavage un crime contre l'humanité, c'est-à-dire une de ces lois qui écrivent l'Histoire que dénonçait justement le président de la République.

Comment s'étonner que la pays traverse une crise de la mémoire si le président de la République est en proie à une crise d'Alzheimer politicien?


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Sur le même sujet, lire aussi la proposition de l'Observatoire du Communautarisme de retenir la date du 4 février pour commémorer l'esclavage : cliquer ici

Vendredi 27 Janvier 2006
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