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Les propos du candidat UMP sur l'aspect génétique de la pédophile ont soulevé un mouvement de réprobation tous azimuts. Mais ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy met en avant l'inné pour expliquer certains faits de société. En procédant de la sorte, Nicolas Sarkozy renoue avec des thèses réactionnaires datant du XIXème siècle.
En campagne dans les Antilles, la candidate socialiste s'est voulu la future présidente d'une "France métissée" et a promis une "préférence régionale" dans l'accès à l'emploi pour la population locale.
En campagne dans le Finistère, le candidat UDF a réaffirmé son souhait de voir la France ratifier la Charte des langues régionales au nom d'un "droit à l'identité".
Recevant les rapports de la commission Machelon et d'André Rossinot, le probable candidat UMP à l'élection présidentielle de 2007 déclare dans cette tribune au quotidien La Croix : "La commission Machelon propose d'abord une palette de mesures techniques qui permettraient de rendre plus aisé et plus transparent le financement de la construction des lieux de culte : bail emphytéotique avec option d'achat, garanties d'emprunt, avances remboursables. Et elle suggère d'aller plus loin, en autorisant les communes à subventionner directement la construction de lieux de culte. Des élus de tous bords y sont favorables. D'autres, je le sais, sont réticents. Sur ce point essentiel comme sur la question de l'aménagement de « carrés confessionnels » au sein des cimetières communaux, je souhaite qu'un vrai débat ait lieu. C'est pourquoi, comme ministre des cultes, j'adresse aujourd'hui le rapport Machelon aux responsables des grandes religions de France, ainsi qu'aux présidents des associations d'élus locaux, afin de recueillir leur point de vue.
J'entends, dans les mois qui viennent, les inviter à cet égard à un débat sans tabou."
L'Observatoire du communautarisme diffusera le rapport de la Commission Machelon dès lors que celui-ci sera rendu public.
Depuis ses premiers discours de campagne présidentielle de Nîmes et d'Agen, le probable candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a troqué son discours habituel vantant les "identités" et les "spiritualités" pour se faire le héraut de la République et de ses valeurs. Une analyse sérieuse de ses positions et de celles de ses principaux lieutenants conduit pourtant à ne déceler dans ce soudain accès de républicanisme qu'un nouvel avatar de l'opportunisme politique et de la stratégie de corruption idéologique qui amène à répudier la République en son nom.
A Asnières, le maire Manuel Aeschlimann, Sarko Boy activiste revendiquant le statut de "laboratoire du sarkozysme" pour sa ville, développe des approches étonnantes sur le thème du communautarisme, outillées par des pratiques agressives de marketing politique. Il n’est donc pas inutile d’y faire un tour pour qui voudrait se faire une idée s’il fera bon ou mal vivre dans la "France d’Après" promise par Nicolas Sarkozy.
Réagissant aux déclarations de Sophia Chikirou (« A quoi bon jouer le jeu de l'intégration républicaine si nous devons être écartés au profit d'autres qui font ouvertement le choix du communautarisme ? »), l'ancien sénateur MRC Jean-Yves Autexier, conseiller de Paris, déclare ici que « dès lors qu'on s'écarte du principe du choix d'un candidat sur options politiques –sous le contrôle des citoyens- on se dirige bien vite vers un choix sur critère racial –dans les antichambres des partis ».
Pour Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel, membres des instances nationales du PS, en envisageant de «réserver» des circonscriptions aux «minorités visibles» au nom de la «diversité», le Parti socialiste tourne le dos aux principes laïcs les plus élémentaires. Au-delà des arrières pensées politiciennes peu ragoûtantes (les quotas permettent d'éliminer des concurrents gênants ou des minorités politiques), cette décision pose de graves questions. Elle s'inscrit d'abord dans le mythe illusoire et dangereux d'une assemblée qui serait la «représentation-miroir» de la société. Représentation au sens ethnique du terme, car d'un point de vue social, la réflexion semble totalement absente : l'absence de députés ouvriers ne semble plus scandaliser le parti qui a pourtant vocation à représenter la majorité du salariat.
Critiqué pour ses entreprises de clientélisme communautaire, notamment en direction des associations qui se revendiquent de l'Islam, et pour son ingérence dans le processus de constitution du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), le candidat à l'Elysée s'est défendu mercredi 21 juin sur France 3 dans l'émission « Cultures et Dépendances » de tout "communautarisme" par cette déclaration à savourer : "J'ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme.".
Pour le premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), auditionné par la « Commission de défense de la loi de 1905 » du Grand Orient de France, "la loi de 1905 est une loi triplement libératrice. Elle a libéré l'Etat de toute religion établie, mais aussi de toute idéologie officielle. Elle a libéré les religions de tout contrôle étatique, sauf risque de trouble à l'ordre public. Elle a libéré les individus en établissant une délimitation limpide entre l'espace public, qui relève du citoyen, et la sphère privée, qui appartient à chaque personne."
Auditionné le 8 mars 2006 par la commission Machelon, le sénateur Gérard Delfau (PRG) a clos ainsi son propos : « Je vous en conjure, n'ouvrez point la boîte de pandore, à la veille d'une échéance politique déterminante et au profit d'un candidat très clairement marqué à droite. Réaffirmez le principe de laïcité, grâce auquel nous bénéficions de la paix civile et d'une totale liberté de religion. Donnez un signal de confiance dans la pérennité de nos institutions et la validité de notre Constitution. Avec solennité, rappelez à la classe politique toute entière ce qui fonde notre vivre ensemble : « La République assure la liberté de conscience » aux croyants de toutes les confessions, comme aux agnostiques, athées, libres penseurs, ou tout simplement, indifférents à toute idée de transcendance. »
Interrogée sur le tchat du site Internet de la chaîne d'informations LCI, la désormais candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 a ouvert la porte à l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur les « quotas ».
Alors qu'il vient d'être auditionné par la « Commission de défense de la loi de 1905 » du Grand Orient de France, le premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) pointe dans cette intervention le rôle de la construction européenne et de la mondialisation libérale dans la remise en cause de la laïcité en France. Il a par ailleurs déclaré que « la reconnaissance, même implicite, de communautés à base religieuse ou ethnique, non seulement met à mal le principe de laïcité, mais suscite des affrontements qui risquent toujours par dégénérer en tragédies. »
Interrogé par la « Commission de défense de la loi de 1905 » du Grand Orient de France, Laurent Fabius s'est déclaré fermement opposé à une révision de la loi de 1905, proposée par le ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle pour l'UMP Nicolas Sarkoy.
En cas de révision de la loi de 1905, « l'espace du politique, qui doit rassembler tous les citoyens autour de l'intérêt général de la Nation, courrait alors le risque d'une fragmentation conflictuelle entre groupes religieux », a-t-il déclaré.
L'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF) a décerné à Nicolas Sarkozy le prix de l'homme politique de l'année lors de son dîner de gala annuel. Une cérémonie marquée par le discours véritablement apocalyptique du président de l'UPJF, Claude Barouch, qui évoque pour les Français de confession juive la nécessité d'"un combat vital pour empêcher, une fois de plus d’être relégué au rang de dhimmi" en France, c'est-à-dire de minorité religieuse dans un pays islamique.
Lors de son discours de Créteil, le 12 mars 2006, le candidat à la candidature socialiste à l'élection présidentielle a critiqué le modèle défendu par Nicolas Sarkoy, le président de l'UMP et mis au centre de son projet présidentiel la laïcité et le "vivre-ensemble". Laurent Fabius a par ailleurs annoncé son refus de modifier la loi de 1905.
Plus de deux ans après l'Observatoire du Communautarisme ( cliquer ici, Le Monde découvre que la stratégie présidentielle de Nicolas Sarkozy consiste à surfer sur le communautarisme. Dans un article intitulé "Les communautés, c'est moi", Jean-Baptiste de Montvalon détaille la tournée des popotes communautaires du ministre de l'intérieur : juifs, musulmans, chinois et noirs sont ouvertement dragués.
L'humoriste se présente comme un "candidat anticommunautariste" à l'élection présidentielle. Un positionnement qui a de quoi surprendre au vu des discours et des prises de position de Dieudonné.
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