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Diwan, une école qui vient de loin

par Pierrik Le Guennec

Quelles sont les origines historiques et idéologiques des écoles d'apprentissage du "breton", les écoles Diwan ? Dans ce passionnant article, Pierrik Le Guennec établit avec précision la filiation de ces écoles qui défraient la chronique et qui parlent désormais au nom de la "diversité culturelle".



photo parue dans Breiz Info, n° 217, 28/03/2001, Une (droits réservés)
photo parue dans Breiz Info, n° 217, 28/03/2001, Une (droits réservés)
Texte d'abord publié dans la revue La Raison n°463, juillet 2001 et sur le site de la Libre Pensée. Reproduit avec l'autorisation de la revue.

Jack Lang déclarait, en décembre 2000 : « Je suis déterminé à assurer la pleine reconnaissance des langues régionales. L’Etat a un devoir de réparation. C’est en ce sens que nous avons formulé des propositions en vue de l’intégration au public des écoles Diwan en tenant compte de la pédagogie d’immersion qui leur est propre. (1)
De quelle « réparation » s’agit-il donc ?
Un connaisseur de la question de la langue bretonne livre ainsi son analyse: « Peut-on disculper l’Etat d’avoir voulu procéder à l’élimination de la langue bretonne ? L’accusation est née au XXe siècle, et se développe depuis au rythme du mouvement breton. (...) (Cependant), c’est le choix qui a été fait massivement en Basse-Bretagne à partir de la dernière guerre. Peu importait généralement l’avenir de la langue bretonne elle-même. André Burguière en a été frappé : "La disparition du breton ne prend à Plozévet aucun tour dramatique. Pas de regret chez les “ blancs ”, pas de mépris chez les “ rouges ”. Pas de culture humiliée" (…) L’essentiel était de pouvoir accéder à d’autres connaissances, à d’autres échanges, à d’autres potentialités. » (2)
Bref,l'apprentissage scolaire de la langue bretonne était loin d'être une revendication de la population.
Il est donc légitime d'essayer de comprendre le cheminement qui a conduit à placer sur le devant de la scène les écoles Diwan, tout comme de s'interroger sur les implications de l'accord donné par le Ministre Jack Lang à leur intégration dans l'enseignement public.
On doit donc comprendre le présent article comme une contribution à cette recherche.

Aux origines de Diwan

(droits réservés)
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L’école de Plestin, en 1942
Présentant les premières expériences d’école en breton, dont Diwan allait s’inspirer, on relève dans un ouvrage récent : « Pendant la dernière guerre mondiale, Yann Kerlann (Jean Delalande), ami et successeur de Yann Sohier à la tête d’Ar Falz, mensuel des instituteurs laïques partisans de l’enseignement du breton, a ouvert ainsi à Plestin-les-Grèves "Skol Blistin". Mais son existence sera éphémère : un an. Et son initiateur, la guerre terminée, se verra condamné à "l’indignité nationale à vie". La République n’est pas toujours tendre pour les pionniers de l’Éducation nationale. » (3)

Etrange condamnation d’un innocent instituteur... Qui était cet instituteur ? “ L’école en breton ” de Plestin est annoncée le 24 octobre 1942, aux heures les plus noires de la collaboration des militants du Parti National Breton avec les nazis, dans l’hebdomadaire du PNB, L'Heure Bretonne, qui, avec Arvor, hebdomadaire lui aussi pro-nazi, dirigé par Roparz Hemon, participera au financement de l’école de Plestin. C’est par la femme d’un des chefs du mouvement breton les plus farouchement partisans du nazisme que nous apprenons quels enfants fréquentaient cette école : « 5.6.1944 (…) La guerre se rapproche de la Bretagne (…). Aussi Yann Kerlann a-t-il fermé son école et invité les parents à venir reprendre leurs enfants. Théo Jeusset (…) alla chercher ses aînés le 2 juin. André Geffroy en fit de même ainsi qu'Augustin Catelliot, Yann ar Beg, de Quimper, et d'autres. Tous regrettaient cette interruption, car l'enseignement de Kerlann et sa femme donnait de bons résultats. » (4)
Théo Jeusset se réclamait du national socialisme dès 1931 ; André Geffroy faisait partie du Kommando de Landerneau de la Gestapo, Catteliot et Le Bec faisaient partie du PNB. Et le financement de l’école était alimenté par la solde des miliciens bretons sous uniforme SS appartenant au Bezen Perrot : « Les gars du Bezen versaient la presque totalité de leur solde à Kerlann pour l'aider à subvenir aux frais de cet établissement bretonnant. » (5) Quant à Yann Kerlann-Delalande, on nous apprend que c’est lui qui a écrit le « Kan bale Bezen Perrot (chant de marche du Bezen Perrot) » (6), ce qui laisse à réfléchir sur l’héritage du fondateur d’Ar Falz.

Après la Libération, la transmission
A la Libération, condamnés à l’indignité nationale et interdits de séjour en Bretagne, de nombreux militants nationalistes bretons se retrouvent en banlieue parisienne. L’instituteur Delalande retrouve bon nombre de militants qui s’estiment injustement persécutés : « C’était le temps de la colonie bretonne de Keranna à Yerres où s’étaient regroupées des familles comme les Kerlann, mes parents, les Louarn, les Caouissin, les Cochevelou (…) "clan" (…) soudé par l’idéal bouillonnant de la renaissance bretonne après la guerre (…) » (7) . Il y a donc la famille de l’instituteur Delalande dit Kerlann, la famille Louarn, la famille Cochevelou, et les Caouissin (les Caouissin étant également membres du Kommando de Landerneau de la Gestapo (8) ).

Alain Le Louarn, dit Alan al Louarn (1918-1993) est l’un des premiers membres de la Kadervenn ou groupe de combat de Célestin Lainé, qui fondera la milice bretonne sous uniforme SS dite “ Bezen Perrot ”. Il dirige les Bagadou Stourm, Brigades de combat fondées par Yann Goulet, qui deviennent Strolladou Stourm pour faire SS. Condamné à l’indignité nationale à vie, il épouse Noëlle Ollivier, secrétaire sous l’Occupation de Roparz Hemon.
Comme l’écrit Yann Bouëssel du Bourg dans son article à la mémoire d’Alan al Louarn (Al Liamm, mars-avril 1994) : « Chez les Louarn, il n'y en a pas eu un seul qui ait renié la cause. »
On apprend aussi que : « 11.2.1972 - Léna Louarn est venue dactylographier (…). En une heure, elle abattait au moins seize pages, tant en breton qu'en français (…). » (9) C’est Anna Debauvais, femme du chef nazi François Debauvais, qui écrit cela, puis qui révèle que le « 26.6.1973 (…) Alan al Louarn m'a fourni deux mille adresses de personnes qui ont connu mon mari. » (10).
Récompensée en l’an 2000 par le Collier de l’Hermine (récompense de l'ICB, Institut culturel de Bretagne), Léna Louarn est ainsi présentée : « Lena Louarn, merc’hig he zad » s’intitule l’article qui lui rend hommage, autrement dit : la « fille de son père ». « L'émotion lui a tellement serré le cœur ce samedi 23 septembre au moment où elle recevait le grand Collier de l'Hermine, qu'une minute durant, elle fut incapable de prononcer à voix haute le nom d'Alan Al Louarn, son père. (…) Qui dira un jour l’admirable labeur d’Alan Al Louarn, le semeur, qui, sa vie durant, a inlassablement publié l’idée bretonne, en tout temps et en tout lieu. » (11)

Skol an Emsav
Le quotidien Le Télégramme rappelle à son tour que « Cette quinquagénaire dirige le centre d’enseignement pour adultes “ Skol an Emsav ” à Rennes depuis 20 ans. Elle est également directrice du mensuel en langue bretonne “ Bremañ ” et coordinatrice à mi-temps du Conseil culturel de Bretagne. C’est également la présidente du tout nouvel Office de la Langue bretonne créé le 1er mai 1999. »(12)

De Skol an Emsav… à Diwan
J.C. Perazzi relève que « Depuis 1970, Skol an Emsav (l’Ecole du ‘’ renouveau ‘’),(est) née l’année précédente (…) Ses militants ont songé à concrétiser une idée dans l’air depuis un certain temps : la création d’une école bretonne (…) Tangui Louarn (…) et son épouse, Anna-Vari Chapalain (…) Avant la création de Diwan, à la demande de Skol an Emsav, Anna-Vari Chapalain et Anna ar Beg, deux militantes, sont allées à la découverte des ikastolas (…) à Rennes (…) en fait, ici aussi, le rôle des centres de Skol an Emsav aura été déterminant (…) ‘’ Il est préférable que les parents sachent parler le breton afin d’éviter une trop grande coupure entre la vie de l’école et celle de la famille ‘’, confie Léna Louarn, l’institutrice (…) » (13)
Les liens de Skol an Emsav et de Diwan sont ainsi établis de longue date.
Le Ministre Jack Lang peut-il être dans l'ignorance de ces faits ?

Le collège Roparz Hemon de Brest

L’analyse du parcours de Hemon a été faite par Ronan Calvez, maître de conférence à l’université de Brest. Dans le livre qu’il a tiré de sa thèse,La radio en langue bretonne, il montre que Roparz Hemon était au centre du dispositif construit par les responsables du PNB en commun avec les nazis. Première mesure : unifier, sur ordre, l’orthographe de manière à créer un breton “ surunifié ” qui soit digne de la nation bretonne. Roparz Hemon avoue lui-même : « L'ordre de surunifier la langue est venu du gouvernement allemand. » (14)

La vraie cible de Roparz Hemon et des Breiz Atao, et des nazis ? Roparz Hemon est clair : « La Troisième République française a répandu dans le peuple une culture basée sur la mystique de la Révolution de 1789, revue et corrigée par le parti radical, avec, cela va sans dire, la collaboration des Juifs et des Loges. » (15)
Les défenseurs de Diwan on beau écrire : « Croyez-vous vraiment que si Roparz Hemon avait été suspect de la moindre sympathie pro-nazie, les créateurs du premier collège de Diwan dont la charte se réfère à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et qui sont issus, pour la plupart, des milieux de la gauche progressiste des années 70/80, auraient choisi le nom de cet écrivain ? Ce serait insensé. » (16)
Qui peuvent-ils convaincre ? Le “ Breton Hemon ” a été choisi par Diwan, parfaitement informé de la personnalité de Roparz Hemon. C'est pourquoi le Conseil Général du Finistère, dispensateur de fonds publics à l'association, a sommé, en 2000, Diwan de débaptiser son collège Roparz Hemon.

L’école Diwan Loeiz Herrieu de Lorient

Diwan, une école qui vient de loin
Les responsables de Diwan se sont par la suitedemandés s’il ne fallait pas débaptiser aussi l’école Loeiz Herrieu, subventionnée par la Mairie de Lorient. Mais Diwan a jugé que Herrieu ne posait pas de problème.
Or, Herrieu, responsable du PNB, a publié au moins 31 articles dans L’Heure Bretonne, dont nombre d'articles antisémites. En outre, dans sa revue Dihunamb, il signe en août 1943 un article expliquant comment « les bretons défendent leur race : (…)Au XIIIe siècle, les Juifs s’étaient multipliés tant et si bien qu’ils s’étaient répandus dans tous les pays d’Europe. En Bretagne, comme ailleurs, ils prêtaient de l’argent aux gens, à mille pour cent. Le Duc Jean Le Roux vit aussitôt combien ces gens-là étaient dangereux pour la Bretagne. Et il promulgua une loi visant à les chasser du pays. Comme elle stipulait que nul ne serait puni pour avoir tué un Juif, bientôt il n’en resta plus un seul dans notre pays. » Mettant sur le même plan les Juifs et les lépreux, qui étaient pendus, Herrieu conclut que nos ancêtres nous ont donné le bon exemple : « Cela nous montre clairement quel soin ils prenaient de garder leur race sans tache et saine. Avec plus de sagesse et plus de circonscription nous devons prendre exemple sur eux. » (17) Ce texte, rédigé en 1943, nécessite-t-il des commentaires ?
Les textes de Herrieu sont référencés (18). Est-ce donc en pleine connaissance de cause que Diwan l’a donné comme éponyme de son école de Lorient, et ainsi en exemple aux enfants qui y sont scolarisés ?

Heusaff et le dictionnaire breton-breton

Alan Heusaff (droits réservés)
Alan Heusaff (droits réservés)
En avril 2000, nouvelle révélation : Le Canard enchaîné se penche sur le “ dictionnaire breton ” élaboré par An Here, maison d'édition fondée en 1983 par Martial Ménard, ancien du FLB, alors instituteur Diwan à Quimper. Il note que ce dictionnaire aux définitions “ anti-françaises ” « est dédié à Roparz Hemon, linguiste qui s’illustra, pendant l’occupation, par ses sympathies allemandes et ses violents articles antisémiteset relève dans la liste des spécialistes qui ont contribué au dictionnaire, le nom d’Alan Heusaff. Ce dernier, mort en novembre 1999 en Irlande, ne fut pas qu’un éminent lexicographe : il fut l’un des dirigeants du sinistre groupe paramilitaire Bezen Perrot qui œuvra contre la résistance aux côtés des nazis. » (19)
Son itinéraire était connu et il ne l’a jamais renié : l’article qu’il a publié dans Al Liamm en août 1995 défendant le négationniste Faurisson est connu de tous ceux qui rendent hommage à Alan Heusaff, à qui avait été décerné le “ Prix Xavier de Langlais ” en 1993. Partisan de Faurisson, Alan Heusaff « suivait avec sympathie les combats de l’U.D.B., au point d’envoyer des propositions d'amendement pour le statut particulier adopté par notre parti en 1999. »(20)

Le Hir et la commission histoire de Diwan

Le Peuple breton (mensuel de l’U.D.B.) unit la nécrologie du chef Waffen-SS Alan Heusaff et celle de René Le Hir dont on évoque le « parcours de jeunesse comparable à celui de Alan Heusaff » en indiquant qu’il « soutenait aussi Diwan et plusieurs revues bretonnes, dont le “ Peuple Breton ” » (21) . Or, Le Hir, faisait partie du Kommando de Landerneau, « formation allemande chargée de la répression de tout attentat contre la sûreté de l’armée » (22) . Selon la revue Amnistia, Le Hir aurait été Secrétaire de l’Association An Here, maison d’édition de Diwan, et il aurait « aussi intégré la Commission Histoire des écoles Diwan. (…) co-rédigé plusieurs manuels scolaires, dont l'un portant sur la période 1914-1945 et destiné aux classes de 3e. » (23)

L’accord Lang-Diwan et son enjeu véritable : les écoles des Régions

Diwan, une école qui vient de loin
« Au XXIème siècle : une école ou des écoles ? (…) L'université d'été s'interrogera sur la manière dont l'autonomie des établissements et le développement d'une Europe des régions pourraient (…) construire un lien entre des établissements autonomes et des systèmes régionaux, nationaux ou européens ? » Voilà ce que se fixe Jack Lang, dans le Bulletin Officiel de l'Education Nationale n°14 du 5 avril 2001.

On comprend ainsi, comme s’en indigne l’UNSA-FEN le 28 mai 2001 que, « En dépit du rejet unanime (Pour 0, Contre 32, Abst. 8) du Conseil Supérieur de l’Education Nationale pour la mise en oeuvre de l’enseignement bilingue par immersion, le Ministre de l’Education nationale contre l’avis de tous les partenaires du service public d’éducation » a signé une convention avec Diwan, l’intégrant au sein de l’enseignement public.
Le 3 mai 2001, ce vote le plus tranché (Zéro pour, 32 contre (FO, UNSA, FCPE, FSU), 8 abstentions (CGT, CFDT, CFTC)) voit la FSU être en opposition « sur l’immersion calquée uniquement sur le modèle Diwan. » (24) Mais notre analyse du « modèle Diwan » montre que l’immersion est inséparable de ses objectifs idéologiques. Jack Lang pourrait-il tenter d'imposer l'intégration de Diwan sans l’accord de la FSU, qui se prononce pour cette intégration ?
Les citoyens attachés à ce que la réalité de la collaboration avec les nazis ne soit pas occultée, les républicains et les laïques soucieux de maintenir l'universalité de l'Ecole publique ne peuvent donc que s'interroger sur le sens véritable et la portée de l'accord Lang-Diwan.

Notes

1) Le Télégramme de Brest, 7 décembre 2000
2) Fañch Broudic, La pratique du breton de l’Ancien Régime à nos jours, Presses Universitaires de Rennes, 1995, p. 442-443
3) Jean-Charles Perazzi, Diwan 20 ans, Coop Breizh, 1998, p. 16
4) Anna Debauvais, Mémoires du chef breton : Fransez Debauvais, tome 4, p. 323
5) Ronan Caërleon-Caouissin, Le rêve fou des soldats de Breiz-Atao, Nature et Bretagne, 1974 p. 83
6) idem, p. 83
7) André-Georges Hamon, La Voix du clan, Glenmor, Ubacs, 1990, p. 154
8) Kristian Hamon, Les nationalistes bretons sous l'Occupation, An Here, 2001, p. 217
9) Anna Debauvais, idem, tome 6, p. 544
10) idem, p. 571
11) Breiz Info, 29 novembre 2000, p. 7
12) LeTélégramme de Brest, 25/09/2000
13) Jean-Charles Perazzi, Diwan 20 ans, Coop Breizh, 1998, p. 19-21
14) lettre du 26 juin 1941, fac-similé dans Les orthographes du breton, Emgleo Breiz, 1993
15) Pendaran ” – Roparz Hemon, Arvor n° 22, 1er Juin 1941 (Pendaran est le pseudonyme de Roparz Hemon : « Roparz Hemon (…)va préciser en 29 éditoriaux écrits en français et signés Pendaran toutes les directions de son action » [Yann Bouëssel du Bourg, Roparz Hémon, Editions Dalc'homp Soñj (1990), p. 51. L’article référencé y est cité comme article de Hemon].)
16) Tangui Louarn, Lettre à Télérama, le 13/09/1999, publiée dans “ Keleir Offis ar Brezhoneg ”, revue de l’Office de la Langue Bretonne, 1999 niv. 33, p 46-47
17) Loeiz Herrieu, Dihunamb, n° 384, août 1943, p. 265 et 272
18) Lukian Raoul, Dictionnaire des écrivains bretons, p. 139-140
19) LeTélégramme de Brest, 27/04/2000
20) Le Peuple Breton, décembre 1999, p. 28
21) idem
22) Kristian Hamon, Les nationalistes bretons sous l'Occupation, An Here, 2001, p. 214
23) Renaud Marhic, Ni rouge ni blanc, breton seulement". De la Gestapo aux manuels scolaires..., Amnistia n° 4 ; http://www.amnistia.net/news/articles/bret/natbret/natbret.htm
24) Pour n°73 - mai 2001, p. 6


Mardi 17 Août 2004
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