Observatoire du communautarisme | Informations sur la laïcité, les discriminations et le racisme

Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme

Abonnement à la lettre d'information
 




Recherche
Site Google





Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Version imprimable Version imprimable    Augmenter la taille du texte Augmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texte Diminuer la taille du texte

Brèves

Corse : les indépendantistes sans tabou à Corte

Entre déclarations xénophobes et attentat à la mémoire de Claude Érignac, les journées "inter-nationalistes" de Corte ont donné lieu à de consternants dérapages.



Le préfet Claude Érignac (droits réservés)
Le préfet Claude Érignac (droits réservés)
Les indépendantistes corses, que le "non" au référendum du 6 juillet dernier sur la réforme du statut de l'île de Beauté a privés de la perspective d'acquérir à peu de frais une minorité de blocage à l'Assemblée de Corse lors des élections territoriales de 2004, se trouvent forcés à l'union et à la surenchère.

La profanation de la plaque apposée à Ajaccio, en Corse-du-Sud, à la mémoire du préfet Claude Erignac assassiné par les nationalistes et la circulation des phrases telles que "les Français dehors" du côté de Corte ces derniers jours sont autant de signes de "radicalisation tactique" de la mouvance nationaliste. Mais au-delà, avec la reprise des attentats contre les édifices publics et contre les résidences secondaires, les indépendantistes corses réalisent dans la violence la représentation symbolique de leur projet final : l'expulsion de l'État français, l'abolition de la République et l'épuration ethnique.

"Le peuple corse a reçu des coups assez durs", a estimé pour sa part l'élu de Corsica Nazione Paul Quastana, qui n'a pas hésité à souligner avec véhémence l'absence de dialogue entre "Français" et "Corses".
"Il n'est pas possible qu'en France, ils nous comprennent. Ils n'ont pas la même cervelle que nous! Les Français doivent comprendre qu'il faut qu'ils s'en aillent! L'indépendance, nous allons la gagner ici, nous n'avons plus rien à attendre de Paris, de l'Etat et de son gouvernement", a-t-il ainsi conclu.

Face à des propos pareils et face aux collusions souterraines et aux sympathies officielles entre la légale façade présentée par MM. Talamoni et consorts et la crasseuse arrière-boutique intégriste et criminelle, il faudra bien un jour se poser la question que s'est posée Jose Maria Aznar face aux partis indépendantistes basques liés au terrorisme : celle de la dissolution.

Lundi 04 Août 2003
Lu 11679 fois


Express | Humour | Brèves | Bientôt ici ? | Portraits | Bons points | Contradictions | ''Moi aussi, je l'ai lu...''