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Entretiens
Entretien du journal « Tant pis pour vous » avec Saïd Branine, directeur du site oumma.comLe journal « Tant pis pour vous » propose dans son numéro 3 un entretien avec Saïd Branine, directeur du site internet musulman controversé oumma.com, proche de Tariq Ramadan. Nous reproduisons ici cet entretien avec leur autorisation.
Tant pis pour vous n°3 (droits réservés)
Le site de Tant pis pour vous
Présentation de l'entretien par l'équipe de Tant pis pour vous : Après la Télévision Française Juive et Act Up, les musulmans, avec Oumma.com, site internet. Actif, controversé, etc. Le premier en France à utiliser internet comme média de contre-information à une si grande échelle. La preuve : Marianne leur a consacré un sujet en une ! Autant de raisons de discuter avec Saïd Branine. À noter que, pour la première fois, outre l'interview d'un représentant communautaire, TANT PIS POUR VOUS propose dans ce numéro 3 une sorte de dossier, « Faut-Il avoir peur des Arabes ? ». Au-delà du caractère provocateur de la question - en vérité, celle-là même qui brûle les lèvres de tant de nos confrères, qui choisissent, par lâcheté, mais aussi par facilité, par paresse, de compliquer le débat en en appelant systématiquement à l'islam… alors que les Sénégalais, les Maliens, les Comoriens, les Turcs, etc, eux aussi sont musulmans, mais qu'il ne leur est que rarement fait grief de l'être ! -, au-delà donc du caractère provocateur de la question, celle-ci avait pour vocation d'amener le lecteur à découvrir : . « J'emmerde l'antiracisme », bilan de vingt (peu glorieuses et inefficaces) années d'antiracisme… . « Arabicides », compte-rendu de l'ouvrage majeur de Fausto Giudice, qui vient utilement rappeler que, encore aujourd'hui, ceux qui meurent en France, des balles perdues, des bavures policières, etc, ceux qui souffrent le plus des discriminations (emploi, embauche), ce sont, surtout, d'abord et avant tout, les Arabes. . « Pour une fois, ils parlent », dix Arabes, non-sélectionnés par le tamis médiatique, parlent d'eux-même… et, croyez-le, ce n'est pas moins intéressant que la logorrhée des pseudo spécialistes en vogue. . « Kamel Ouali est un mec normal », sorte d'apologie (un brin perverse) du chorégraphe de la Star Academy qui, malgré lui, aura plus fait (en ne faisant rien d'autre qu'être) pour l'intégration que tous les antiracistes réunis. Numéro en vente en kiosques, 3,50 €, jusqu'à la fin du mois d'octobre. Le numéro 4 de Tant pis pour vous sortira fin octobre 2004. La rédaction de Tant pis pour vous : contact@tantpispourvous.com
Entretien paru dans Tant pis pour vous n°3 et reproduit avec l'autorisation de Saïd Branine et de Tant Pis Pour Vous
Interview réalisée par Eugénie Barbezat, Karim Boukecha, Grégory Protche, Michel Théodon Grégory : Présentez-vous… Je suis Né en Algérie, arrivé ici en maternelle, de nationalité française. Études de lettres et de sciences politiques. Directeur de la rédaction de Oumma.com, site fondé en 1999. Karim : Oumma, c'est quoi ? Un site de débats et d'information, qui regroupe des musulmans et amis de musulmans d'horizons différents. Des journalistes, des cadres, des enseignants, qui souhaitent valoriser l'identité musulmane et devenir des acteurs, et non plus des sujets de débat. G : Est-ce qu'être musulman c'est une identité ? Nous avons grandi dans une culture musulmane. L'islam est une des composantes de notre identité. Sunnite, malekite et tolérant. Eugénie : Où avez-vous grandi ? Je suis berrichon d'adoption. Il y a une seconde composante en moi, celle de la société d'accueil. J'ai été à l'école de la République. E : “Islam tolérant”, ça veut dire quoi ? S'adapter à la société dans laquelle nous sommes, sans penser que nous lui sommes supérieurs. Quand on dit islam, il est de bonne guère d'y accoler quelque chose. G : En fondant un site qui s'appelle “Oumma” (la communauté des croyants, ndr), vous rentrez dans ces questions. Pourquoi ne pas vivre simplement, sans rentrer là-dedans ? Pour démontrer qu'on peut être républicain, s'intégrer, sans se renier. K : À faire un site communautaire, qu'est-ce qu'on rencontre comme problèmes ? Le vieux racisme d'extrême droite, qui veut nous montrer en disciples de Ben Laden. Et parmi ceux que j'appellerais les “inconditionnels d'Israël”, certainement l'opposition la plus structurée. On a fait l'objet d'un torpillage… E : Sous quelle forme ? On a fait l'objet d'un “déni de service”. Notre hébergeur de sites, qui est celui du ministère de l'intérieur, s'est rendu compte de l'ampleur de l'attaque : comme si 60 millions de gens se connectaient en même temps. Le serveur explose. Ils ont attaqué aussi la bande passante, donc le business même, de l'hébergeur. On nous rend donc infréquentable économiquement. K : Qu'est-ce qui fait que vous suspectez… Nous venions de donner la parole, sur OummaTV, à Olivia Zemmor, de la Capjpo (Comité pour une paix juste au Proche-Orient, instigatrice de liste Europalestine, ndr), qui avait dénoncé l'impunité dont bénéficient le Betar et la Ligue de Défense Juive (groupes activistes sionistes, ndr). G : Comment financez-vous le site ? Des rentrées publicitaires. Ainsi que des dons. Nous avons 120 000 abonnés à la newsletter – et 8 millions de visiteurs mensuels, dont beaucoup de non-musulmans. Nous sommes bénévoles et travaillons tous à côté. G : Quels contacts avez-vous avec les “autorités musulmanes” ? On est complètement indépendant. Et des associations, et des grandes mosquées, et des états d'origine. Au sein du Conseil Français du Culte Musulman, la plupart des grands acteurs sont financés, ont des liens organiques avec les états d'origine. G : Vous le dénoncez ça sur Oumma ? Il y a eu un long article de Vincent Geisser, “L'islam consulaire”, qui dénonce cette ingérence des états étrangers. Pourquoi les pouvoirs publics l'acceptent-ils ? G : Quelles sont les solutions ? L'Etat français ne peut pas financer… Il ne s'agit pas juste de finances, ni même d'idéologie. Mais de realpolitik. La France entretient des relations avec l'Algérie, le Maroc, l'Arabie… qui veulent avoir un certain contrôle sur leur communauté ici. Les dirigeants de ces associations sont des “primo arrivants”, des fraîchement débarqués, avec des mentalités de “blédards”. Ils n'ont pas notre culture citoyenne. On a une démarche critique, citoyenne, vis-à-vis du pouvoir politique. Ce n'est pas leur cas. L'Etat français discute avec eux car on peut les utiliser dans le cadre des services de renseignements. G : Vous-même, vous avez voté pour le CFCM ? Non. Les dés étaient pipés. Mais il est important qu'il y ait une interface avec les pouvoirs publics. G : Est-ce compatible avec un développement individuel républicain et citoyen ? En tant que citoyen français, je n'ai pas besoin d'être représenté islamiquement. G : À titre de citoyen, il est plus important de savoir si vous êtes de gauche ou de droite ? Oui, oui. Mais c'est important pour tout ce qui est gestion du culte… K : Vous pensez qu'il y a un problème avec les Arabes en France ? Dû à quoi, et quoi faire ? Il y a des discriminations, au logement, au travail. Il faudrait que le regard sur les Arabes change. Le contexte international ne s'y prête pas, mais ceux d'ici sont d'abord des Français. Ils revendiquent de vivre comme tout le monde. G : Les discriminations, le racisme, personnellement, vous les avez vécues ? À titre personnel, non. Peut-être parce que je ne suis pas très typé ! (rires) E : C'est pour ça que vous avez le site, pour vous affirmer ! (rires) Non, non ! J'ai toujours été croyant et pratiquant. En revanche, un tel site n'aurait pas été possible il y a 20 ans. Le phénomène religieux est relativement récent. On a essayé, avec SOS Racisme, d'assimiler. Au mauvais sens du terme : opérer un viol de la personnalité, arracher les racines… G : N'est-ce pas le prix à payer pour une intégration ? Indépendamment de l'islam, qui relève de la sphère privée. Un rapport du haut conseil à l'intégration, en 1997, je crois, disait clairement qu'il fallait, au contraire, valoriser les origines. Les gens ne s'intègrent que s'ils savent d'où ils viennent. G : Si on connaît ses parents, on sait d'où on vient… Ce n'est pas suffisant. Si vous, par exemple, demain, émigrez et allez vivre aux Etats-Unis… G : D'accord, mais si j'étais né aux Etats-Unis…? Oui, mais si là-bas vous avez des enfants, vous leur parlerez de la France, de ses valeurs. G : Pourquoi transmettre quelque chose qu'on a quitté ? Je transmets des valeurs, un état d'esprit. E : Oumma, ça veut dire quoi ? La communauté, au sens spirituel, des croyants. Pas au sens ethnique. C'est pourquoi on trouve parmi les collaborateurs de Oumma.com plusieurs nationalités d'origines différentes… K : Sur le site, on trouve quoi ? Des articles de politique, de relations internationales, des compte-rendus culturels, littéraires… K : En fonction de quoi vous vous censurez ou acceptez un article ? Tant que c'est intellectuellement valable, qu'il y a une rigueur démonstrative. E : Un terme, dans le texte de présentation d'Oumma.com, m'a interpellé : donner la parole à “l'inteligentsia musulmane”. C'est quoi ? K : Je sais pas, euh, Bernard-Henri Lévy… ! (rires) Des gens qui, entre guillemets, ont notre profil. C'est-à-dire des gens conscients de la réalité. E : Mis à part T.Ramadan, c'est qui ? Il n'est que la partie visible de l'iceberg. L'élite musulmane est plurielle, tant dans sa diversité sociologique, que dans sa pluralité d'expression des préceptes religieux. Des gens qui ont des ouvrages à leur actif et sont reconnus par leurs pairs. Michel : Est-ce compatible d'être un intellectuel et d'être habité par une spiritualité, quelle qu'elle soit ? Ce n'est pas incompatible. Un intellectuel habité par une foi a la même démarche critique qu'un athée. M : Oui, mais on sait que l'ambition de toute religion révélée reste le prosélytisme…et que, devant lui, certains questionnement s'arrêtent. L'islam, en particulier dans sa période faste, a été le théâtre de violentes querelles et controverses. Nul ne détient la vérité. L'islam ne prône pas la mort des savants. Le savant y est censé aller “chercher le savoir jusqu'en Chine.” Il n'y a pas eu d'expression monolithique de l'islam. M : Pourquoi alors a-t-on cette impression de sclérose, d'aucune voix différente ? C'est pour ça qu'on a de la chance d'être en France ! L'islam, dans les pays d'origine, est utilisé à des fins politiques, pour légitimer des pouvoirs politiques. Par des non-religieux. Ils contrôlent la religion, pour éviter que des contre-pouvoirs religieux se créent. D'où la montée de l'islamisme. Ici, la religion est séparée du pouvoir politique. Les musulmans vont prendre en main le débat religieux, et on obtiendra une pluralité d'interprétations et d'expressions religieuses. K : J'ai l'impression parfois que dans ces milieux “musulmans”, arabes, on n'ose pas attaquer les problèmes de face. On a, par exemple, interviewé un plombier arabe qui nous a dit qu'il ne travaillait plus pour des clients arabes, parce que, avec eux, ça se passe mal…ils veulent le payer en thé, en croissant (rires)… Je ne nie pas. K : Est-ce que sur Oumma il y a ce côté auto-critique ? Il y a une nouvelle génération, comme toi d'ailleurs, qui veut en finir avec cette médiocrité. Une classe moyenne musulmane… qui veut en finir avec les caractéristiques du “beur”, le manque de rigueur, de professionnalisme. G : Vous stigmatiseriez, vous, aussi bien le mec en bas des halls, qui vend du shit… ou bien ces pères qui ont cru qu'ils repartiraient, et donc ont monté toute leur vie des petites combines, au lieu de s'installer vraiment, avant de se faire choper par la CAF, pour double RMI perçu depuis 10 ans, etc… Vous parlez de gens malhonnêtes, là… G : Qu'on appelle ça assimilation, intégration, ça ne pourra pas se passer sans douleur… Et tant que TOUTES les vérités ne seront pas dites, les Arabes ne vivront pas sereinement. Je ne nie pas l'existence de ces problèmes. Ça a été dit ça déjà. E : Si c'est le FN qui le dit, ça ne fait pas le même effet… Bien sûr. Mais publier de telles informations sur Oumma.com, il faut que ça ait un objectif. Notre public sait que ça existe. Ce n'est pas leur priorité… G : Un des dangers qui vous guettent, c'est d'être une élite, connaissant parfaitement les problèmes, mais les gardant pour elle… K : Pour ne pas passer pour des traîtres… Il faudrait qu'on ait des chiffres réels, des infos. G : Pourquoi vous n'enquêtez pas là-dessus, vous ? Ce n'est pas notre priorité. Vous parliez de stigmatisation, on peut stigmatiser… Le FN stigmatise ces pratiques. Je pense qu'on est déjà suffisamment stigmatisés, par d'autres moyens, plus fins, plus percutants… On ne va pas aller dénoncer les magouilles aux allocations familiales ! À la limite, on aurait préféré qu'on dise de nous qu'il y a des magouilleurs dans cette communauté, c'est plus “sympathique”, que de les présenter comme des comploteurs contre la république… G : Ce qui est important, c'est que des Arabes le disent aux Arabes. Si on dit que l'argent du shit est consommé par les familles, on met en jeu les familles, le rapport des enfants aux parents…ça, c'est un vrai enjeu. Cesser de considérer que les parents ont raison parce qu'ils sont vieux et sages… Je vois. Je suis d'accord. Mais nous sommes sur un créneau différent. D'autres le feront notre place. G : Qui ? Malek Boutih. Il a stigmatisé le deal. G : C'est plus fort et intéressant si c'est vous qui le faites… Est-ce que, de l'élite, jusque tout en bas, les Arabes sont prêts à se regarder tels qu'ils sont ? Oui, mais on n'est pas que ça… La communauté musulmane, en soi, est fictive, n'existe pas. Elle n'est pas homogène, ni fédérée. Le communautarisme musulman, c'est une blague. Ce n'est là que pour masquer celui des autres. K : Les médias, donc, on est d'accords, jouent un rôle. Mais est-ce que la solution ne serait pas 100 000 personnes devant France 2 ou TF1… Parce que c'est tellement monsieur tout le monde et personne qui se plaint… Comment pourrait-on ignorer 200 000 personnes devant TF1 ? Nous, on réagit, on envoie des mails à Arlette Chabot, on a même réussi à pousser le médiateur de France2 à s'expliquer sur la façon dont on traite les musulmans sur sa chaîne… Il y a un début de contre-parole. K : D'accord, faire des débats sur votre site, c'est bien. Mais ça prêche des convaincus. Mais moi, qui rigole pourtant tous les jours en regardant la télé, je n'étais même pas au courant que vous existiez… “Ni putes ni soumises”, on peut dire ce qu'on veut, mais elles ont eu un accès médiatique. Peut-être pour d'autres raisons… mais je ne vois pas comment on pourrait nous, ou vous, ignorer en faisant plein de types d'action… des manifestations. Il y a eu des manifestations, par exemple, à TF1, parce qu'ils avaient passé des émissions de propagande sur l'armée israélienne… G : Oui, mais, justement, ce prisme de la question palestinienne, est-ce que ce n'est pas votre boulet ? Comment ça ? G : C'est compliqué de reprocher aux Juifs de France d'être systématiquement favorables à Israël, quand on est systématiquement favorables aux Palestiniens… Et, au-delà, pourquoi être pro-Palestiniens, au nom de quoi ? Qu'est-ce qui touche un Arabe chez les Palestiniens ? Cette question du proche et Moyen-Orient est passionnelle pour tout le monde, même pour les Chrétiens. Israël est né à la suite de la Shoah. Dans un pays sacré pour tout le monde. En tant que musulmans, nous avons le devoir de nous intéresser, d'avoir une fraternité “adamique”, à l'endroit de tous les hommes, “abrahamique”, à l'endroit des peuples du Livre, et une fraternité musulmane. On doit être autant interpellé par le Rwanda, l'Algérie… G : Oui, mais éditorialement, dans Oumma.com, c'est faux ? Non. Il y a un réel équilibre. Sur l'Irak, sur l'Algérie, le Maroc, il y a un certain nombre d'articles. G : Pragmatiquement, cyniquement, est-ce que ça ne valait pas le coup d'éluder cette question, car coûtant plus qu'elle ne rapporte ? C'est vrai. Mais pour nous la justice n'a pas de prix. Et n'oublions pas que cette question est récurrente dans les médias français. Ce n'est pas nous qui en avons fait un enjeu. K : Le mot de la fin ? Nous voulons que s'instaure un débat. Mais un vrai. Sans procès d'intention. fin de l'entretien Encadré “Antisémitisme, le document qui fait peur”, titrait Marianne, sur la base d'un texte antisémite trouvé sur le forum de Oumma.com. Saïd Branine : “J'ai découvert ça dans un kiosque. On a cherché le texte incriminé, qu'un internaute a mis sur notre forum… internaute jamais réapparu depuis sur le forum. Ce texte n'a été en ligne que 4 heures !!! Ça a suffi à Martine Gozlan, de Marianne, pour le trouver. Le texte est paru mercredi, et trois jours plus tard, il fait la une de l'hebdomadaire… comme si on lui avait gardé une place, presque… M.Szafran, de Marianne, a menti en disant que ce texte était resté plusieurs jours en ligne, alors que le texte n'est resté en ligne, donc, que 4 heures. Il dit aussi qu'il a été enlevé sous la pression de Marianne, ce qui est faux. Dès que le modérateur l'a vu, il l'a effacé, car contrevenant à la charte du forum, qui condamne tous les textes antisémites. Marianne a amalgamé le site et l'internaute. Sachant que sur les forums de Marianne, il y a eu des propos violemment islamophobes… On a envoyé un droit de réponse. On attend toujours sa publication. On sait aussi que sur des forums pro-israéliens, il y a des appels au meurtre d'Arabes. Mais personne n'en parle.” ----------------------------------------------------------------------- Qu'est-ce que le site Oumma.com ?
Adresse URL : www.oumma.com
Président d'Oumma.com : Adresse : 149, avenue du Maine - 75014 Paris Slogan : « Oumma.com : l´Islam en toute liberté » Création : 09/1999 Statut juridique associé : Association loi 1901 oumma.com Gratuit – Vidéos et Audio (Oumma TV) – Newsletter Description : Oumma.com se présente comme le premier site musulman francophone par son audience (« le premier site de l'Islam francophone sur internet » et « plus de 6 millions de visites mensuelles » d'après les rédacteurs du site). Oumma donne régulièrement la parole au théologien musulman Tariq Ramadan et avait diffusé son article polémique « Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires » en octobre 2003, qui lui valut des accusations d'antisémitisme. Oumma.com propose aux internautes un agenda très riche des manifestations religieuses et conférences en France ; des entretiens audio et vidéo sur Oumma TV. Le site a apporté un soutien franc à la liste pro-palestinienne Europalestine aux élections européennes de juin 2004. Son forum, modéré a posteriori, contenait certains messages violemment antisionistes. Il a depuis été supprimé. Le site est régulièrement inaccessible, en raison d'attaques informatiques extérieures selon la rédaction. Oumma.com a changé de design depuis octobre 2004. Source : Observatoire du communautarisme, "Les principaux sites Internet d'actualité communautaire" Samedi 16 Octobre 2004
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