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Ce dossier illustre les dérives actuelles du mouvement homosexuel sur la question de l'"homophobie"
Par Véronique Hervouët, essayiste et psychanalyste, Véronique Hervouët est membre des Forums du Champ Lacanien. Elle a notamment publié "L'enjeu symbolique - Islam, christianisme, modernité" (L'Harmattan, 2004).
La justice a rendu un non-lieu concernant l'agression d'un homosexuel qui avait précipité le vote d'une loi anti-homophobie par le Parlement.
Sous prétexte de lutter contre l'homophobie, un groupe activiste annonce son intention de révéler au public les noms de 69 personnalités homosexuelles si elles ne se déclarent pas elles-mêmes avant la prochaine Gay Pride.
Le député UMP Christian Vanneste suscite à nouveau la colère des militants gay avec des propos sur "le terrorisme intellectuel des Khmers roses". La polémique prend un tour politique avec la réaction de l'Inter-LGBT qui somme Nicolas Sarkozy de sanctionner Christian Vanneste.
On se souvient de la polémique provoquée par le refus de la société Métrobus d'afficher dans le métro parisien les placards publicitaires du "salon homo" Rainbow Attitude. Aujourd'hui en faillite, le salon Rainbow Attitude n'a même pas réglé les fameuses affiches qu'elle avait fait placardées dans le métro grâce au soutien de la Halde.
Le député UMP Christian Vanneste a été condamné pour "injures homophobes" par le tribunal correctionnel de Lille. Un jugement qui sanctionne l'opinion sur l'homosexualité de la frange conservatrice et traditionnelle de la société française.
Christian Vanneste est-il coupable d'être de droite?
Comme chaque année, SOS Homophobie livre son rapport. L'édition 2005 présente une vision alarmiste du rapport de la société française à l'homosexualité dont le ton a de quoi surprendre alors que l'année 2004 a été marquée par l'apogée de la visibilité homosexuelle et l'aboutissement de plusieurs revendications du mouvement gay.
L'Observatoire du communautarisme propose ici une chronologie critique des événements qui ont amené l'Assemblée Nationale à intégrer des amendements anti-homophobie au projet de loi créant la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE). Entre activisme des organisations communautaires et suivisme des responsables politiques et d'une partie de la presse, ce projet liberticide avait peu de chances de ne pas être adopté...
La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) vient de rendre un avis négatif au projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe en développant deux arguments principaux : la réaffirmation de "l’importance primordiale de l’universalité des droits de l’homme" et la menace que fait peser un tel projet sur la liberté d'expression.
L'Observatoire du communautarisme a défendu cette position critique depuis près d'un an, notamment lors de son audition à l'Assemblée nationale le 10 septembre 2004.
Malgré le consensus politique qui l’entoure et les intentions louables qu’il affiche, le projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe est critiquable quant à son opportunité, son efficacité et sa portée. Plutôt qu’en instaurant le règne de la délation et de l’auto-censure, c’est en réaffirmant le principe d’égalité avec l’appui d’une police et d’une justice soucieuse de le faire appliquer que l’Etat apportera aux personnes, homosexuelles ou non, la protection et la considération qui leur sont dues.
L'Observatoire du communautarisme a demandé à être auditionné dans le cadre de la préparation du projet de loi relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe, par son rapporteur, Mme le député Brigitte Barèges (Tarn et Garonne).
L'association homosexuelle militante SOS Homophobie a reçu l'agrément de l'académie de Versailles pour présenter à des classes de collège et de lycée son programme de "sensibilisation" à l'homosexualité et sa "révision" des programmes scolaires accusés de favoriser l'homophobie.
Le journal « Tant pis pour vous » a interviewé Jérôme Martin, président d’Act-Up Paris. Nous reproduisons ici des extraits de cet entretien.
Le journal Libération a fait voler en éclats le récit d'une agression homophobe à Marseille qui fleurissait depuis plusieurs jours sur des sites communautaires gay.
Une bombe désamorcée qui, quelques semaines après l'affaire du RER D, rappelle combien il est essentiel de garder son sang-froid face aux cabales orchestrées par les mouvements communautaires prêts à exploiter n'importe quel fait divers pour faire pression sur le pouvoir politique.
Trouvant son inspiration dans un texte élaboré en 1999 par les associations communautaristes homosexuelles, le projet de loi anti-homophobie du gouvernement Raffarin menace la liberté de la presse.
Le rapport de SOS Homophobie ne rechigne pas à tronquer les chiffres, désigne comme homophobe quiconque s'interroge sur les revendications du mouvement gay et décrit les interventions des militants homosexuels en milieu scolaire.
Un sondage Ipsos/Têtu s'efforce d'accréditer la thèse d'une société française homophobe.
Le président de SOS Homophobie a été reçu à Matignon pour remettre une pétition communautaire opportuniste au premier ministre.
L'Observatoire du communautarisme avait sollicité l'opinion de l'écrivain Philippe Muray sur la question du communautarisme. Pour celui-ci, "si la définition du démon est de manquer d’être, et donc de se venger de ce manque en nuisant, il est à noter que le communautariste, par manque d’être aussi, empoisonne tout le monde".
L'agression de Noeux-les-Mines donne lieu à une surenchère revendicative de la part des associations communautaires gay.
Boycotté à sa sortie par les médias, ce livre suscite une curiosité grandissante alors que sa thèse d'un mouvement homosexuel condamné à la surenchère pour masquer son absence de représentativité se confirme à mesure que jaillissent les revendications (mariage gay, loi anti-homophobie, accès des associations communautaires aux salles de classe).
Alors que le gouvernement s'apprête à satisfaire une nouvelle revendication du mouvement homosexuel, François Devoucoux du Buysson, auteur de l'essai Les Khmers roses et co-fondateur de l'Observatoire du communautarisme, publie un point de vue concernant les débats parlementaires autour de la lutte contre l'homophobie.
Le gouvernement Raffarin étudie sérieusement la posibilité de satisfaire à la revendication du mouvement gay de créer un délit d'homophobie.
Créée en 1994, l’association SOS Homophobie se présente comme un «observatoire de l’homophobie en France» et publie chaque année un rapport dont la presse relaie généreusement les conclusions.
Comme celle de l'environnement il y a quelques années, la question de l'homosexualité a donc cessé d'être le monopole de la gauche et alimente désormais les programmes des partis de tous bords qui se disputent âprement une sorte de label rose. Il existe désormais sur la question de l'homosexualité une sorte de programme commun aux différents partis de gouvernement.
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