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L'histoire d'amour qui unissait la République aux Juifs depuis la Révolution française semble bien malmenée... Les raisons de ces difficultés et le sens de cette mutation.
Alors que le gouvernement de la province de l'Ontario au Canada a décidé de refuser la création de tribunaux d'arbitrages islamiques et de remettre en cause les tribunaux existants, chrétiens et juifs, le grand rabbin de France annonce dans le magazine Tribune juive sa volonté de créer un tribunal rabbinique d'arbitrage en France. Une déclaration pour le moins étonnante pour un homme décoré par le président de la République de la cravate de commandeur de l'Ordre national du mérite en juillet 2003 : qui aurait crû qu'il proposerait de ne plus respecter le principe républicain d'égalité devant la loi ?
Dans un entretien au journal israélien Haaretz, Alain Finkielkraut met en avant le caractère "ethnico-religieux" des violences urbaines qui ont secoué la France et tient des propos outranciers sur les noirs et sur les arabes. Ou comment la volonté de polémique fait d'un philosophe une machine à généraliser, à massifier et à produire un discours d'une telle virulence qu'il exaspère, choque puis finit par lasser.
Les propos qui suivent sont issus de l'émission Qui vive diffusée tous les dimanches sur Radio Communauté Juive (RCJ, 94.8 FM). Alain Finkielkraut y témoigne de son trouble depuis que ses propos ou interventions dans les cercles communautaires juifs peuvent être consultés sur certains sites internet, en dénonçant une dérive vers une société à la "Big Brother". Mais n'est-ce pas l'honneur d'un intellectuel que de ne pas modifier trop radicalement son discours en fonction de son public ? Et n'y a-t-il pas quelque déni à ne pas reconnaître le grand écart de plus en plus visible entre un républicanisme radical dans la sphère publique, et des positions plus communautaristes auprès des organisations juives ?
Nommée en janvier 2004 en pleine polémique franco-israélienne sur fond d'intervention anglo-américaine en Irak, Nicole Guedj aura transformé le jeune et déjà problématique "secrétariat d’Etat aux droits des victimes" en bureau des pleurs communautaires, que le gouvernement utilise démagogiquement pour envoyer des messages discrets mais répétés aux organisations communautaires.
Le philosophe réagissait, lors de l'émission « Qui vive ! », du 13 février 2005, sur Radio Communauté Juive (RCJ), au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui s'était tenu la veille... Voici la retranscription de ses propos.
L'équipe du journal Tant pis pour vous a mené un entretien haut en couleurs avec Ghislain Allon, directeur de la Télévision Française Juive (TFJ). Nous le reproduisons ici avec leur aimable autorisation.
Dans Lehäim, un roman qui se veut aussi une enquête sur l'antisémitisme des arabes de banlieue, Michaël Sebban appelle à l'abandon de l'idéal intégrationniste républicain.
Quand les cinéastes mettent leur talent au service de leur engagement, peut-on encore parler de « documentaire » ? Retour sur une polémique récente.
En réponse à l'article de février « Finkielkraut : sortie de route », nous publions la réaction fort argumentée d'un lecteur fidèle, mais critique.
Quand la "communauté institutionnelle" vole au secours de la politique de peuplement de l'Etat d'Israël... Petit "décryptage" des discours et des enjeux qui les motivent.
Proche-Orient.Info révèle l'existence en France d'un "lobby juif"!
Lire aussi le droit de réponse de Proche-Orient.Info
Les choix politiques et la rhétorique de l'UEJF, organisation étudiante rassemblant des jeunes de confession juive, l'exposent à de vives critiques. L'UEJF se fait en effet remarquer par son soutien inconditionnel à Israël, la volonté d'avoir des élus aux élections universitaires et de récents dérapages. Sans compter une prétention quelque peu décalée à "lutter contre le communautarisme" !
Le conflit israélo-palestinien continue de susciter de violentes invectives entre intellectuels juifs.
Samedi 31 janvier a eu lieu le dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF). Celui-ci a rassemblé cette année seize membres du gouvernement ainsi que la quasi-totalité des dirigeants des partis politiques (à l'exception du Front National et des Verts). La question demeure pourtant : peut-on se rendre au dîner annuel du CRIF et prétendre lutter contre le communautarisme ?
Kader Arif, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste de Haute-Garonne, ne se rendra pas au dîner du CRIF-Midi Pyrénées. Emoi dans la presse communautaire : le dîner était obligatoire !
Pour parler de l'antisémitisme en France, les plus hauts représentants de l'Etat ont choisi de s'exprimer devant la presse israëlienne.
Pour certains intellectuels aujourd'hui, tout se rapporte à l'identité. Et celle-ci se révèle, à l'analyse, particulièrement obsessionnelle. Un exemple remarquable de point de vue se voulant expression organique d'une communauté est la tribune collective parue dans un grand quotidien du soir.
Un appel au calme lancé par le président d'honneur du Crif.
L'éditorialiste du Figaro, collaborateur du site Internet Proche-orient.info et conseiller du président du CRIF a tenu des propos très choquants en parlant de "traîtres juifs" pour désigner des personnalités d'origine juive s'opposant à la politique du gouvernement Sharon en Palestine.
La question du communautarisme revient en force avec la résurgence du débat cyclique sur le foulard.
Curieusement, le cas des Asiatiques n'attire ni l'attention ni les foudres des censeurs. Ce communautarisme-là, discret et bien «cadré», a pourtant fait son chemin dans la société française, silencieusement mais sûrement, et les groupes qu'il concerne ne semblent pas encore spécialement préoccupés d'un partage des valeurs républicaines.
En revanche, une telle indifférence n'est pas de mise face au communautarisme arabo-musulman et juif, lequel a pris la forme d'un nationalisme diasporique, révélé au grand jour avec l'exacerbation suscitée par la seconde Intifada.
Entre Sainte Inquisition et Procès de Moscou, il existe en France des groupes de pression communautaires qui peuvent désormais porter atteinte non seulement à la liberté d'expression mais aussi au droit au silence.
Un site communautaire juif propose aux internautes des listes nominatives de juifs tunisiens. De nos jours, plus besoin de hauts-fonctionnaires collabos pour tenir à jour des fichiers de juifs en vue de la prochaine rafle. Désormais, cette sinistre besogne est assurée par des associations juives…...
Président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) depuis mai 2001, Roger Cukierman a multiplié les déclarations communautaristes, notamment arabophobes, poussé par sa volonté de défense inconditionnelle de la politique du gouvernement d'Ariel Sharon en Israël.
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