|
Abonnement à la lettre d'information
Menu
Rubriques
Recherche
Cap Vivre Ensemble | Recherches sur le nationalisme basque
GRIB (Groupe Information Bretagne) | Recherches sur le nationalisme breton
L'école en débat : le blog de Sophie Ernst
Les sites dédiés de l'Observatoire
|
Documents publics
La Charte européenne des langues régionales et minoritairesLe communautarisme linguistique à l'échelle européenne« Le temps est révolu où l'unité nationale et la pluralité des cultures régionales paraissaient antagonistes. » Voilà ce que déclarait Lionel Jospin, Premier ministre, devant les parlementaires socialistes réunis le 29 septembre 1997. La Charte européenne des langues régionales et minoritaires, en allant beaucoup plus loin que la seule défense des parlers régionaux, instaure le communautarisme linguistique à l'échelle européenne.
(droits réservés)
Nicole Théry (député PS des Pyrénées-Atlantiques) et Bernard Poignant (maire PS de Quimper) appuient la ratification du texte. Le Conseil d’État, le 24 septembre 1996, avait pourtant rendu un avis défavorable sur la Charte au regard de la Constitution tandis que le juriste Guy Carcassonne, saisi du problème par le Premier ministre, délivrait des conclusions nuancées : en procédant à une analyse point par point de la Charte, il distinguait les articles « acceptables » de ceux qui ne l’étaient pas et, se fondant sur la possibilité de scinder le texte, se prononçait pour une adoption a minima. Il s’agissait donc de permettre le développement de l’enseignement des langues régionales mais non d’en autoriser l’usage dans les rapports entre les individus et l’administration ou la justice. Comme l’affirme l’article 2 de la Constitution : « La langue de la République est le français. » La Charte fut signée le 7 mai 1999 à Budapest. La France s’est ainsi engagée à reconnaître un « droit imprescriptible » de pratiquer « une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique ». Alain-Gérard Slama écrivait, dans Le Figaro Magazine (15 mai 1999) : « De la traduction en langue vernaculaire des textes officiels aux règlements intérieurs des entreprises et aux plaques indicatrices des noms de lieux, que de revendications nouvelles, que de conflits nouveaux se préparent ! » Les réserves émises par la France ne résisteront sans doute pas longtemps aux poussées jurisprudentielles tant en France qu’à la Cour européenne des droits de l’homme. On nous prépare une régression – dans tous les sens du terme – aux temps immémoriaux du féodalisme, en niant des siècles de patiente construction nationale, en réhabilitant les particularismes, en affaiblissant, après l’abandon du franc au profit de l’euro, un nouveau symbole de l’unité nationale : le français. Par petites touches, subrepticement, on sape l’idée moderne de la nation, celle qui a permis depuis au moins un siècle de faire coïncider l’identité et l’universalité. La question est alors : qui peut y avoir intérêt ? Faut-il y voir une manipulation menée par les idéologues fédéralistes ? ou bien une réaction venue de la base, un contre-poids à la mondialisation, à la dissolution des identités nationales au profit d’un magma pré-culturel ou post-culturel importé des États-Unis ?
_____
• Lire la charte en format PDF et voir le dossier du conseil de l'Europe sur la "Charte européenne des langues régionales ou minoritaires" (Etat des signatures et ratifications ; liste des déclarations, réserves et autres communications ; texte intégral au format Html ; texte intégral au format Word ; résumé ; rapport explicatif) • Voir l'analyse de Lionel Boissou, "La F.U.E.V. et la charte européenne des langues régionales et minoritaires", mars 1997 : lire en format PDF • Voir aussi Minorités et régionalismes en Europe : le dossier de l'Observatoire du communautarisme Samedi 20 Septembre 2003
Lu 7241 fois
Dossiers | Documents publics | Colloques | Audio-vidéo | Annuaires |
Dans ce dossier
|
|
|
Observatoire du communautarisme - Depuis juillet 2003 - Nous écrire : 66 rue de l'arbre sec 75001 Paris et courriel : contact@communautarisme.net
|
|||

Présentation de l'observatoire
Express