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Brèves

La mémoire s'arrête-t-elle aux portes du régionalisme ?

La référence insistance de régionalistes bretons à une figure de la collaboration et de l'antisémitisme pose question.



(droits réservés)
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Le centre culturel breton de la ville de Guingamp arbore, sur sa facade, le profil de Roparz Hemon, régionaliste célèbre pour sa collaboration active avec l'occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale et son antisémitisme affiché.

Une situation qui ne laisse pas indifférente la Libre Pensée des Côtes-d'Armor qui écrit, dans une lettre envoyée le 8 janvier 2004 à des élus (Claude Saunier, Sénateur des Côtes d'Armor ; Claudy Lebreton, Président du Conseil Général ; Gérard Lahellec, Conseiller Régional) :

"La dénonciation de l'antisémitisme, de la rafle du Vel d'Hiv, de l'holocauste et des camps d'extermination ne passe-t-elle pas d'abord par la caractérisation de celui qui dans ses écrits comme dans ses actes en a fait l'apologie ? Et donc par l'élémentaire exigence que soit débaptisé ce centre culturel qui porte son nom?

Nous sommes les uns et les autres convaincus que le devoir de mémoire s'impose à tous, parce que la connaissance du passé est constitutive du devenir des sociétés, et qu'il est donc intolérable de banaliser, aux yeux de la jeunesse notamment, un personnage comme Roparz Hemon dont les positions xénophobes et antisémites, déjà sanctionnées à la Libération, ont d'ailleurs été amplement confirmées depuis par divers travaux d'universitaires et d'historiens."
.

En conséquence, la Libre-Pensée demande que soit enlevée la plaque incriminée.

La réponse des responsables politiques est encore inconnue à ce jour.

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Voir aussi Régionalismes, le site d'un analyste rigoureux du régionalisme breton et de ses origines : http://membres.lycos.fr/leguenne/

Jeudi 12 Février 2004
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