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La stratégie de la mouvance du collectif «Une école pour tous» avec les organisations musulmanes

Dans un texte sur le "paysage islamique français", Bernard Dreano, animateur du Cedetim (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale), explicite la position de la mouvance gravitant autour du collectif "Une école pour toutes et tous - Contre les lois d'exclusion" avec les organisations musulmanes et justifie la stratégie d'alliance avec les organisations proches de Tariq Ramadan, qualifiées d'"ouvertes".



(photo tirée du site du collectif)
(photo tirée du site du collectif)
Le Cedetim a participé de manière décisive à la création du collectif "Une école pour toutes et tous - Contre les lois d'exclusion" par exemple en hébergeant dans un premier temps les contributions du collectif sur son site Internet (1). Dréano est par ailleurs une des figures de proue des organisations "tiers-mondistes" gravitant dans le courant altermondialiste. C'est pourquoi la note de Dréano aide à une meilleure compréhension de la vision stratégique de la mouvance du collectif.

Dans ce texte, dont l'Observatoire reproduit ici la partie décrivant des organisations musulmanes en France, Bernard Dreano dessine le périmètre des alliances possibles entre les organisations d'extrème-gauche et les organisations musulmanes.

Dréano met d'abord sur le même plan les organisations inféodées à des Etats du Maghreb comme la Mosquée de Paris (proche de l'Algérie) ou la FNMF (Fédération Nationale des Musulmans de France, proche du Maroc) et une structure comme l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France, proche des Frères musulmans) en les classant parmi les organisations défendant un "islam politique plutôt conservateur et relativement notabilisé". Pourtant l'attitude de la Mosquée de Paris et de l'UOIF sur la question du port du voile dans les établissements scolaires publics était sensiblement différente, puisque c'est l'UOIF qui a pris la tête de l'opposition à la loi par la voix d'une de ses "têtes" Thomas Milcent, dit "Docteur Abdallah" (2). De même que ce sont certains prédicateurs de l'UOIF qui ont tenu des prêches antisémites, comme Hassan Iquioussen (3), tandis que la FNMF ou la Mosquée de Paris n'ont jamais été accusées de tels discours.

Dréano décrit ensuite de façon pertinente les organisations prônant un islam radical intégriste ou salafiste (mouvement Kaplanci, Tabligh, etc.), voire communautariste (Parti des musulmans de France, UFCN, etc.).

Par contre, il décrit les organisations généralement définies comme étant proche du prédicateur islamiste Tariq Ramadan (Collectif des musulmans de France (CMF), Présence musulmane, mais aussi Etudiants musulmans de France (EMF)) comme faisant partie de ce qu'il nomme la "mouvance ouverte". Le raisonnement de Dréano est le suivant : ne sont communautaristes que les organisations construisant une logique de séparation vis-à-vis du reste de la société. Dès lors, toute organisation favorable à une politique d'alliances et de collaborations doit être qualifiée d'"ouverte".

On peut pourtant avoir un raisonnement moins angéliste et considérer que, comme pour toute alliance, chaque allié espère des gains plus ou moins importants de l'alliance en question. Les organisations musulmanes qui ont investi le champ large de l'altermondialisme en espèrent des bénéfices symboliques (accéder à la respectabilité, acquérir un brevet de progressisme bon marché, etc.) et politiques (accéder à des ressources politiques telles que des tribunes, des places électives, des positions d'influence, etc.).

On peine d'autant plus à comprendre en quoi ces organisations musulmanes devraient être intégrées à un ensemble politique attaché à des valeurs de "gauche" qu'elles n'ont pas brillé par leurs actions ou leur production idéologique. De litaniques appels à "lutter contre les discriminations", puis à "lutter contre l'islamophobie" sont, avec une référence fréquente à l'antisionisme (devenu il est vrai un certificat de "bon révolutionnaire" pour de nombreuses organisations gauchisantes), les leitmotiv de ces organisations. Enfin la composition sociologique des organisations ne prédétermine pas leur programme politique dans un sens "progressiste", comme le démontre l'exemple du Front National. Que les membres des organisations musulmanes en questions soit issus de l'immigration ne préjuge en rien de leur adhésion à un projet politique de "gauche"...

Dréano, qui voit dans la réaffirmation des principes laïques dans l'espace public (et sa traduction politique, avec la loi du 15 mars 2004, relative aux ports de signes religieux dans les établissements scolaires publics) une preuve de l'islamophobie du discours politique contemporain, ne veut pas imaginer que le motif d'islamophobie peut être un cheval de Troie d'un islamisme politique construit sur une base clairement communautariste. Pourtant, il est difficile de justifier politiquement l'action de la mouvance qu'il appelle "ouverte" autrement, sachant que la loi n'interdit que le port de signes religieux dans les établissements scolaires publics, et n'empiète en rien sur les libertés privées, du moins dans la conception républicaine française.


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1)Voir le site du collectif « Une école pour toutes et tous - Contre les lois d'exclusion » sur lequel figure la liste des membres du collectif, parmi lesquels le Collectif des musulmans de France, Etudiants musulmans de France, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Jeunes musulmans de France
2)voir La face peu cachée de Thomas Milcent, dit « Docteur Abdallah »
3)Voir le texte d'une conférence de Hassan Iquioussen enregistré à la fin de l'année 2003

Regard sur le "P.I.F". Notes sur l'islam politique en France, Bernard Dreano, 14 décembre 2004 : lire l'article intégral en ligne

Extraits de la fin de la note « Regard sur le "P.I.F". Notes sur l’islam politique en France » de Bernard Dreano, 14 décembre 2004 :

Principaux acteurs du “ Paysage islamique français ”

Un islam politique plutôt conservateur et relativement notabilisé.

C’est celui des organisations cultuelles qui dominent le Conseil français du culte musulman. En principe cet organisme ne devrait s’occuper que du “ culte ” (gestion des mosquées, cimetières, abattage rituel, pèlerinage, etc.), en fait ses composantes se positionnent (ou sont sollicitées par l’État pour se positionner) sur tous les sujets de société. Ces mouvements bénéficient des moyens que leur donne le contrôle de la zakât (les bonnes œuvres), de la viande Halal, etc.
En son sein, pour des raisons historiques, la Mosquée de Paris joue un grand rôle, sans relation avec son influence (faible) sur le terrain. Ses liens avec l’État algérien sont notoires. Son président, Dalil Boubakeur se présente comme modéré et son plus brillant prédicateur Soheib Bencheikh comme un apôtre de la raison, ce qui ne signifie nullement que les imams qui se reconnaissent dans ce mouvement soient tous “ progressistes ”. Il s ‘agit d’abord d’un mouvement qui se conforme aux demandes des États (l’État français et l’État algérien), très prisé des cercles de pouvoir mais sans grande influence sur la réalité de terrain.
La Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) est historiquement liée au pouvoir marocain. Elle contrôle certaines grandes mosquées (comme celle d’Evry). Sa base de masse est bien supérieure à celle de la Mosquée de Paris et elle cherche avec un certain succès à s’affranchir d’une tutelle marocaine trop voyante et à élargir sa base, notamment au-delà des musulmans d’origine maghrébine. En terme de “ progressisme ” des enseignements que diffusent les mosquées qui s’y reconnaissent, il n’y a guère de différence avec celle de la Mosquée de Paris ou de l’UOIF, une dominante conservatrice, quelques expressions plus progressistes ou plus islamistes.
L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) est, de très loin, l’organisation qui a la base sociale la plus forte comme en témoigne le succès croissant de ses rassemblements annuels du Bourget (25 000 participants lors de l’édition 2004 dont une très grande majorité de jeunes). Elle a su construire autour d’elle des organisations de masse actives : Ligue française de la femme musulmane, Etudiants musulmans de France, Jeunes musulmans de France, Scouts musulmans, Secours islamique.... Elle contrôle d’importantes mosquées comme Lille ou Bordeaux. Elle apparaît comme la plus indépendante, non liée aux États du Maghreb, moins soumise à l’État français (qu’elle se garde bien de provoquer...et réciproquement), même si elle a pu bénéficier de largesses de financeurs du Moyen Orient et des faveurs de ministres de la République. L’influence des Frères musulmans y est indéniable, notamment dans sa sphère dirigeante. Cette caractéristique ne la rend pas beaucoup plus “ intégriste ”, dans sa réalité de terrain que ses rivales, même si des islamistes y sont présents. En effet, du fait de la réalité sociale de sa base, elle est confrontée à la concurrence de terrain d’autres mouvements ou mouvances socialement actifs, progressistes d’un coté, communautaristes ou salafistes de l’autre. Elle y répond au travers de ses efforts pour sortir du confinement des musulmans et sa politique active de représentation de l’Islam, d’une part dans le dialogue inter religieux, qui se concrétise par exemple ses rencontres avec le Conseil représentatif des institutions juives, ou sa participation au lancement de l’association “d’amitié judéo-musulmane” (crée sous l’égide du consistoire et de la mosquée de Paris) , ou encore au travers des interventions dans le champ culturel de Tareq Obrou l’imam de Bordeaux, etc., et d’autre part dans le champ politico-social, avec sa participation à la manifestation unitaire anti-raciste du 7 novembre .
Dans l’islam turc, le mouvement Milli gorüs, représentation d’un puissant mouvement historique en Turquie, très implanté en Allemagne, a aussi de solides bases françaises. En Allemagne et en France, il est resté sous l’influence de l’aile “ Erbakan ” du mouvement islamiste, ce qui le situe aujourd’hui sur des positions conservatrices et islamistes, contre l’aile réformatrice de l’islamisme turc, celle du Premier ministre actuel Recep Erdogan et de son parti AKP. Cette dernière progresse en influence tant dans certains secteurs issus du Milli gorüs, qu’au travers de la structure mise en place historiquement par le confessionnalisme d’État turc, le Dyanet vafhi. Les diverses tendances turques cohabitent dans le Comité de coordination des musulmans Turcs de France (CCMTF) qui revendique plus d’une centaine de mosquées.
Pour mémoire citons également La Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) qui représente une communauté importante.

Une mouvance intégriste et salafiste radicale.

Les éléments les plus radicaux de cette mouvance, ceux que Gilles Keppel appelle les djihadistes (de Djihad, traduit très imparfaitement par “ guerre sainte ” ), sont clandestins ou très discrets, comme le mouvement turc Kaplanci ou le mouvement d’origine libanaise Ahbache . Certains petits groupes agissent depuis des années en France. Ils se sont parfois formés en relation avec les réseaux armés, algériens notamment (GIA, GSPC) ou internationaux et c’est à travers eux qu’ont transité de jeunes combattants français retrouvés en Afghanistan ou en Irak ou impliqués dans des attentats aux États-Unis ou au Maroc.
D’autres plus légalistes, ne prônent pas la Djihad violente, mais développent des visions, sectaires et réactionnaires de l’islam, plus ou moins fermées. Ils se situent en dehors ou à la périphérie des grandes organisations, comme l’inénarrable Adelkader Bouziane imam de Vénissieux qui préconisait aux maris de ne pas battre leurs femmes sur le nez mais sur les fesses ! Il ne s’agit pas d’un courant organisé en tant que tel mais d’une mouvance influencée par les écrits et prêches, wahhabites notamment, diffusés dans tout le paysage islamique français.
Beaucoup plus organisés, les prédicateurs piétistes Tablighis et leur expression française “ Foi et Pratique ” qui a une réelle audience en France et en Europe. Ce mouvement, Jamâ’at Tabligh (Mouvement de la transmission) a été fondé dans les années 20 par cheikh Muhammad Ilyaas al-Kaandahlawee, un religieux de l’école islamiste indienne Déobandie. Pas ce que l’on fait de plus ouvert en Islam ! Les Tablighis, qui se veulent moralistes et non violents, interviennent quotidiennement contre les dealers dans les cités ou dans les prisons et ont contribué, ces dernières, années au formatage (sectaire) de nombreux jeunes imams.

Une mouvance communautariste nouvelle

Ces dernières années, des mouvements nouveaux tentent de se constituer en porte-parole politique des musulmans de manière communautariste. Ils sont souvent animés par des musulmans français qui ont eu une expérience d’engagement politique et associatif dans des organisations françaises et semblent en être revenus aigris ou mal à l’aise. Ils s’inspirent du lobbying anglo-saxon ou croient s’inspirer de ce qu’ils perçoivent du judaïsme français (il y a une tendance très forte dans les mouvements musulmans à mythifier l’influence supposée du Conseil représentatif des institutions juives de France - CRIF -). Le plus connu de ces groupes est le Parti des musulmans de France (PMF) de Mohamed Latrèche implanté notamment en Alsace. Plusieurs autres mouvements comptant parfois des non-musulmans se situent sur des lignes voisines les unes des autres : l’Union française pour la cohésion nationale (UFCN ) de Moustapha Lounes, qui présente systématiquement des candidats aux élections, le Mouvement pour la justice et la dignité (MJD) implanté en banlieue parisienne, le regroupement Face au racisme ensemble et solidaires (FARES ) constitué en décembre 2003 ou l’on retrouve aussi la Ligue internationale pour la défense de l’islam et des musulmans. Ces mouvements tentent de se construire à travers des mobilisations “pro-voile” sur une ligne qui est antagoniste à celle de mouvements ouverts comme le Collectif des musulmans de France (cf. ci dessous) et en rivalité avec l’UOIF. Dans ces mouvements les références antisémites et les approximations racistes sont fréquentes.

La mouvance ouverte

Les mouvements musulmans qui veulent se construire, témoin de l’islam, dans le mouvement social se distinguent des mouvements qui veulent se construire comme composante musulmane séparée du mouvement social et a fortiori de ceux qui veulent se construire comme islam en dehors du mouvement social ou contre lui. C’est toute la différence entre une logique de secte, une logique de communauté et une logique ouverte d’insertion. Les mouvements musulmans ouverts se réclament volontiers de la conception, développée par Tariq Ramadan, du monde comme “ dar ash shaada ” (la maison du témoignage) contre la dichotomie des traditionalistes qui opposent “ dar al islam ” (la maison de l’islam) au monde des infidèles “ dar al arb ” (la maison de la guerre) . Il n’est pas étonnant de trouver au cœur de cette mouvance un groupe qui tire ses origines du mouvement social des banlieues à l’époque de la “ marche des beurs ”, en particulier en région Rhône Alpes, le Collectif des musulmans de France (CMF). Ce mouvement se réclame de la laïcité et ses militants participent aux mouvements associatifs progressistes en France, dont l’altermondialisme n’est qu’une des formes, constituent des alliances et développent des échanges avec des mouvements non musulmans, parfois très éloignés des conceptions musulmanes. Dans “ l’affaire du voile ”, l’UOIF a cherché à concilier une position de non-confrontation avec les autorités et de récupération des manifestations pro-voiles des communautaristes PMF et CFCN. Le CMF a au contraire rompu clairement avec ces derniers, et agit contre les discriminations à l’école sur le terrain commun à des mouvements féministes et laïques qui ne sont nullement “ pro-voiles ”. Des mouvements plus spécifiquement religieux que le CMF participent également à cette mouvance ouverte, comme Présence musulmane ou le groupe piétiste se réclamant du Soufisme Participation et spiritualité musulmane (ce groupe s’appelait à l’origine “ spiritualité musulmane ”, l’adjonction du mot “ participation ” reflétant son évolution vers un engagement social ouvert). Il est intéressant de noter que ces mouvements regroupent de nombreux jeunes, dont beaucoup de femmes, certaines de ces dernières s’engageant de plus en plus, avec des non-musulmanes, dans le mouvement féministe (par exemple au travers du Collectif féministe pour l’égalité).

[…]

Des raisons d’être pessimistes...

L’ensemble des rapports et études récents démontre s’il en était besoin, que les discriminations sont nombreuses dans notre société. Elles frappent tout particulièrement une population de deuxième ou troisième génération qui a apparemment le défaut, aux yeux de certains de leurs compatriotes, d’être “ issue de la colonisation ”. Si les discriminations persistent, les formes de racismes évoluent. Au racisme anti-indigène (mais qui avait son antidote, l’anticolonialisme), au racisme anti-immigré (mais qui avait son antidote, la solidarité ouvrière), vient maintenant se superposer un racisme proprement anti-musulman (mais qui n’a pas d’antidote quand la laïcité qui devrait le constituer est “ confisquée ” par des islamophobes).

Cette situation favorise le repli, ce que l’on appelle sans trop définir le terme en général, le “ communautarisme ”, et ce dernier favorise à son tour les affrontements “ ethniques ”, les préjugés, les dérives racistes et les régressions. Ceci ne concerne pas seulement les communautés stigmatisées (les noirs, les arabes, les jeunes des cités, les musulmans...), mais aussi les stigmatisants, les “ majoritaires ” qui sans s’en rendre compte, développent aussi repli sur soi, racisme, régression...

[…]

Malheureusement cet atout risque de disparaître. Des forces considérables se sont mises en tête d’éradiquer tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à de l’islamisme en France. Ce faisant elles attaquent surtout ceux qui agissent au sein du mouvement social et qui sont susceptibles de faire progresser la démarche d’ijtihad ouverte. Ces mouvements étant la principale forme d’islam politique que les “ éradicateurs ” rencontrent sur leur chemin, ils concentrent sur eux leur ire de croisés de la laïcité. Les présupposés de la loi contre les gamines portant le voile , et surtout les bavures qui l’accompagnent, l’incroyable filon éditorial de la diabolisation de Tariq Ramadan, l’irruption du “ garçon arabe ” de cités en archétype du danger violeur et terroriste, les tentatives de déstabilisation de la Ligue des droits de l’homme, du Mrap, de la FCPE, tout cela participe de ce qu’Emmanuel Terray a fort bien diagnostiqué comme “ hystérie politique ” et à laquelle contribuent sans retenue et chacun à sa manière, SOS Racisme , Ni putes ni soumises, l’Union des familles laïques, Le nouvel observateur, Charlie hebdo, Elle, Prochoix, Technikart, Envoyé spécial (Antenne2), une majorité du parti socialiste et une partie de l’UMP, etc., etc.
Cette offensive peut très bien parvenir à ses fins : étouffer dans l’œuf la mouvance ouverte du “ paysage islamiste français ”. Pour le plus grand bénéfice des conservateurs (au mieux pour Sarkozy) et/ou des fanatiques (au pire pour les musulmans eux-mêmes), ce qui, compte tenu de l’importance symbolique et concrète de l’Islam de France aura aussi des conséquences en Europe et dans le monde.

Les passages en italiques ont été soulignés par l’Observatoire du communautarisme

Mercredi 09 Mars 2005
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