Observatoire du communautarisme | Informations sur la laïcité, les discriminations et le racisme

Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme


Abonnement à la lettre d'information
 




Recherche
Site Google






Home  >  Réflexion  >  Tribunes


AccueilAccueil    Envoyer à un amiEnvoyer à un ami    Version imprimableVersion imprimable    Augmenter la taille du texteAugmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texteDiminuer la taille du texte

Tribunes

Le feu identitaire dévore l'Europe

Par Pierre Hillard*, auteur de « Minorités et régionalismes dans l'Europe Fédérale des Régions : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe », Francois-Xavier De Guibert, 2001.

En 1998, un colloque a discuté de l'application à la Corse de l'autonomie du territoire finlandais des Iles Åland. En juillet 2003, un référendum était organisé en Corse, qui voyait la population rejeter les "innovations institutionnelles" proposées, et imaginées lors ce colloque, cinq ans plus tôt. Pierre Hillard montre ici que l'idéologie régionaliste a engagé une véritable bataille intellectuelle, aidée en cela par certaines organisations européennes, pour construire l'Europe de demain sur une base identitaire.



Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ? (éditions Albiana)
Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ? (éditions Albiana)
Texte reproduit avec l'autorisation de l'auteur et paru dans B.I n°83, décembre 2003 (www.b-i-infos.com)

Les dates sont parfois des symboles. Le 25 octobre 1979, le statut d'autonomie était accordé au Pays basque sous le nom de Statut de Guernica. Octroyant de larges droits à cette région, le gouvernement espagnol conservait néanmoins la plénitude des droits régaliens (diplomatie, représentation politique espagnole unique à l'échelle internationale, etc...). Le 25 octobre 2003, exactement 24 ans après, le président basque Juan José Ibarretxe, a déposé au Parlement régional basque son projet de nouveau statut politique pour la région. Il s'agit ni plus ni moins que d'instaurer une « libre association du Pays basque à l'Espagne ». Le projet doit être voté en septembre 2004 (1) par le Parlement régional avant d'être soumis durant l'année 2005 à un référendum, peu importe le résultat des négociations avec le pouvoir politique de Madrid comme se plaît à le dire Juan José Ibarretxe.

L'arrière-fond de la construction européenne

Comment peut-on comprendre une telle audace ? L'explication est relativement simple. La construction européenne est l'arrière-fond qui autorise une telle détermination. En effet, au sein des instances européennes, on trouve une forte proportion de représentants basques, catalans (le président du groupe de travail du projet de charte de l'autonomie régionale est catalan : Llibert Cuatrecasas), flamands ou encore friouls-vénitiens qui, en liaison avec les Allemands comme par exemple au sein de l'Assemblée des Régions d'Europe (cf. B.I n°75), amplifient le feu identitaire. Promouvant l'autonomie politique des régions et celles des groupes ethniques désignés sous le terme de « peuples », cette politique donne des ailes à tous les féodaux qui cherchent à échapper à l'autorité de l'Etat national. Le Pays basque espagnol semble parti pour être le numéro un (en Europe occidentale) d'une longue liste de futures « régions-Etats identitaires » européennes. C'est l'objectif avoué du président basque qui réclame un pouvoir judiciaire propre, une représentation dans les institutions européennes, la capacité de signer des traités internationaux, la reconnaissance de la nationalité basque et, véritable mise à mort de l'unité castillane, le droit d'organiser un référendum en faveur de l'autodétermination porte ouverte à l'indépendance. Toutes ces revendications correspondent à cette formule identitaire allemande du XIXè siècle : « Il faut dégager le substrat ethnique de sa gangue étatique avant de procéder à de nouvelles combinaisons ». Lors du congrès annuel de l'Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes tenu à Bozen (Italie) en mai 2003, des personnalités de toute l'Europe sont venues célébrer les acquis de la construction européenne comme, par exemple, Jochen Welt le représentant auprès du gouvernement Schröder des réfugiés et minorités allemandes ou encore John Packer, commissaire au sein de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), chargé du problème des minorités en Europe. On peut à nouveau citer Ulrich Bohner, un des dirigeants majeurs du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux d'Europe (CPLRE, cf. B.I n°74) qui, tout en rappelant l'importance capitale du principe de régionalisation de l'Europe, n'a pas hésité à affirmer que « Dans une Europe de 800 millions d'habitants, nous sommes tous des minorités ». Ces propos ont été relayés par Michl Ebner, député italien (mais appartenant à la communauté germanophone du Tyrol), rapporteur (Parti Populaire Européen, PPE) du thème traitant des minorités au Parlement européen et dont les travaux consistent comme il le dit lui-même à introduire « la loyauté non seulement à l'égard des Etats mais aussi à l'égard des régions ». Comme on ne peut servir deux maîtres à la fois et que la région devient le pivot politique de l'Europe au détriment des Etats, la loyauté à l'égard de ces derniers risque de rester un voeu pieux. Ces quelques exemples révèlent l'ampleur du phénomène de parcellisation identitaire de l'Europe mais aussi de l'émergence croissante d'un principe formatant les esprits, en priorité les plus jeunes, en vue d'une politique de destruction du tissu national. Le zoologue autrichien Konrad Lorenz, fondateur de l'éthologie, définissait cette empreinte psychique sous le terme de « méthode d'imprégnation ». En effet, l'instauration de tous ces objectifs ethno-régionalistes rejailliront tôt ou tard dans les débats de la vie nationale. Les mesures de décentralisation/régionalisation du gouvernement Raffarin ne sont que les conséquences logiques des oukases européennes et d'un véritable travail de sape. On peut s'en rendre compte avec l'affaire corse.

Quand les partisans de l'Europe identitaire s'intéressent à la Corse

En juillet 2003, la victoire des partisans du non a permis le maintien du statu quo pour la Corse. Dans le cas contraire, on assistait à la fusion des entités administratives (Haute-Corse et Corse du Sud) en une collectivité territoriale unique conduisant à un renforcement du pouvoir régional corse et par ricochet, à l'extension des éléments favorisant la « corsitude ». En réalité, ces projets furent discutés dès 1998 par un institut allemand financé par le Danemark, le Land du Schleswig Holstein et le ministère de l'Intérieur allemand, l'ECMI (European Center for Minorities Issues, Flensburg). Ce dernier a pour mission de servir d'intermédiaire entre le groupe identitaire rebelle et l'Etat qu'il abrite. L'ECMI, travaillant en étroite liaison avec l'UFCE (tous les deux ont leurs sièges à Flensburg), défend les principes de promotion des caractères identitaires en jouant en quelque sorte le rôle d'arbitre. Pour obtenir gain de cause, ses dirigeants insufflent leurs idées et créent un cadre favorable conduisant les représentants d'un Etat à lâcher la bride à l'égard de la représentation identitaire. Inversement, cette dernière est entretenue et renforcée dans ses principes grâce au soutien manifeste des dirigeants de l'ECMI. Dès octobre 1997, l'idée d'organiser un colloque entre les représentants corses, les autorités françaises et les représentants de l'ECMI prit forme grâce à l'action conjointe de John Loughlin, professeur de « Politique européenne » à l'université de Cardiff (Pays de Galles), de Stefan Troebst, directeur à cette époque de l'ECMI et de Farimah Daftary, membre de l'équipe de cet institut. Après moult préparations, le colloque se déroula du 25 au 30 août 1998 sous l'égide de l'ECMI et de l'Insitut pour la Paix des îles d'Åland dans l'archipel finlandais du même nom. La tenue de cette réunion dans ces îles n'est pas l'effet du hasard. En effet, un rappel historique aide à comprendre le caractère ciblé de ce choix. Les îles Åland (6 784 km², 25 000 habitants) sont territoires finlandais avec une population à 95% de langue suédoise. Cependant, depuis 1920, ces îles bénéficient d'une autonomie politique, modifiée en 1951 et renforcée en 1993. Bénéficiant d'une « citoyenneté régionale », les habitants des îles Åland sont soumis à l'autorité d'un parlement régional doté de fortes prérogatives législatives (éducation, culture, police, gouvernement local, services de santé, affaires sociales, service postal, développement industriel, communications internes, radio, télévision) qui échappent aux autorités politiques d'Helsinki. Pour obtenir la citoyenneté des îles d'Åland, un des parents doit obligatoirement la posséder. Un Finlandais du « continent » ne peut l'obtenir qu'après avoir résidé au moins cinq ans dans l'archipel et avoir prouvé sa bonne connaissance du suédois. Le gouvernement des îles Åland (Landskapsstyrelse) est composé de 5 à 7 membres et dirigé par un « Premier Ministre » (Lantråd) qui envoie un représentant au parlement finlandais assurant la présence de cet archipel dans les instances nationales. Bien que le domaine des affaires étrangères soit du domaine de l'Etat finlandais, cet archipel dispose malgré tout d'une certaine représentation internationale comme, par exemple, le droit de siéger au Conseil nordique depuis 1970 ou d'avoir une présence permanente au sein de la délégation finlandaise dans le cadre de l'Union européenne. Enfin, le Parlement des îles Åland doit donner son consentement quand la Finlande signe un traité international qui peut porter atteinte aux statuts particuliers de l'archipel. Autant dire que pour les représentants corses accueillis par les politiques de ces îles, par les autorités finlandaises et par les dirigeants de l'ECMI, les règles régissant l'archipel permettaient de concrétiser leurs projets autonomistes. La délégation française et les représentants corses étaient composés des personnes suivantes (avec leurs fonctions pour l'année 1998).

L'essentiel des discussions entre les différentes mouvances fut la promotion, à des degrés divers, des principes régissant les îles Åland en faveur de la Corse. Il fut rappelé avec justesse par les différents intervenants que « (...) L'Union européenne est devenue une importante source de revenus pour les régions par l'intermédiaire des Fonds structurels et les différentes initiatives communautaires. L'Europe est devenue un lieu de représentation et de lobbying de la part des régions. Les régions ne sont pas seulement représentées par le Comité des Régions, mais aussi de différentes manières par les activités de la Commission européenne et par les comités du Parlement européen. Le lobbying régional est devenu l'élément clef de l'Europe contemporaine (...) ». Au cours de ces entretiens, il fut abordé par Paul Giaccobi le souhait d'abolir les deux départements corses (avec une assemblée régionale), d'établir une seule administration, d'affirmer une claire distinction entre les pouvoirs de la région et ceux de l'Etat, d'adopter une forme de « citoyenneté régionale » et, enfin, de s'ouvrir à l'Europe et à la Méditerranée. Or, ce sont ces mesures que nous retrouvons, peu ou prou, lors du référendum du 6 juillet 2003. Il faut bien comprendre que ces réunions chapeautées par l'ECMI permettent l'épanouissement de ces principes dont l'élément négatif premier est de s'adresser directement à l'autorité supranationale au dépens de l'Etat français. Par la suite, à l'instigation de l'ECMI, les différentes interventions de ce colloque ont été réunies et publiées dans un ouvrage intitulé Autonomies insulaires : vers une politique de la différence pour la Corse ? aux Editions Albania (2). Ce livre fut présenté le 21 juillet 1999 à la salle des Congrès de Bastia devant 120 personnes appartenant à différents courants politiques. Comme on peut le constater, l'exemple corse est un des éléments qui souligne l'émergence du phénomène identitaire en Europe. Nous mentionnions au début de cet article les volontés de sécession du Pays basque. Le phénomène est identique pour la Catalogne espagnole. De nombreux politiques catalans réclament une extension de leurs pouvoirs au dépens de Madrid comme le réclame le Convergencia i Uno (CiU, parti catalan dirigé par Jordi Pujol, ardent défenseur de la cause régionale) dont un de ses représentants (Artus Mas) affirment que « Nous voulons être une nation dans l'Etat espagnol ». Mais certains vont encore plus loin puisque le socialiste catalan, Pasqual Maragall n'hésite pas à proclamer : « Que l'on me donne le fédéralisme allemand et je ferai des miracles » (Valeurs actuelles, 14.11.03). Il est vrai que ce dernier a été président du Comité des Régions (1996-1998) qui, à l'origine, a été créé par l'appui massif d'Helmut Kohl lors du Traité de Maastricht. Mais la percée victorieuse d'un troisième larron, la gauche républicaine de Josep Lluis Carod Rovira prônant l'indépendance pacifique de la région, modifie la donne. Ce parti, passant de 12 à 23 sièges, oblige ses concurrents à se battre afin de former une coalition stable avec lui. Pour réussir, des concessions doivent être faites afin d'attirer dans l'un des deux camps la gauche républicaine. Tout cela, ce fait bien entendu au dépens de l'unité espagnole.

Quelques participants au colloque du 25 au 30 août 1998 organisé par l’ECMI et l’Institut pour la paix des Iles Åland: « Régions insulaires et construction européenne : comparaison entre la Corse et les îles Åland »
-Acquaviva Jean-Félix, porte-parole de Corsica Viva, Bastia
-Antomarchi Florence, journaliste, Pigna
-Benhamou Guy, journaliste à Libération
-Castellani Michel, universitaire à Corte
-Giacobbi Paul, président du Conseil général de Haute-Corse
-Joxe Pierre, président à la Cour des Comptes, Paris et ancien ministre de l’Intérieur
-Lantieri Jean-Baptiste, maire de Bonifacio
-Luciani Paul-Antoine, conseiller à l’Assemblée de Corse
-Olivesi Claude, conseiller au Conseil général de Haute-Corse
-Peretti Philippe, conseiller à l’Assemblée de Corse
-Reverier Jean-Loup, journaliste, Le Point
-Simeoni Edmond, autonomiste, Bastia
-Talamoni Jean-Guy, conseiller à l’Assemblée de Corse et Président du groupe Corsica Nazione, Ajaccio

Source : i[Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ?]i, Ajaccio, Editions Albiana, 1999, en collaboration avec l’European Center for Minorities Issues (Flensburg) et l’Institut pour la paix des Iles Aland, pp. 197-199 (Liste qui présente aussi les participants allemands, anglais [John Loughlin] et finlandais).

Notes

1) Cependant, l'arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe gouvernementale socialiste dirigée par José Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol, PSOE) en mars 2004 offre de nouvelles perspectives dans les projets de réformes constitutionnelles. Comme le souligne le professeur de droit constitutionnel, Pablo Perez Tremps et le professeur de droit fiscal, Violeta Ruiz Almendral : « (…) L'arrivée des socialistes pourrait marquer le début d'une ère nouvelle pour le développement de la décentralisation en Espagne. Dans le cas du Pays basque, bien qu'ils ne soutiennent pas le « Plan Ibarretxe », les socialistes ont manifesté leur volonté d'entamer le dialogue. Quant à la réforme des statuts de la Catalogne et de l'Andalousie, son sort est loin d'être joué, mais avec le soutien des gouvernements régionaux socialistes, elle pourrait être défendue par le nouvel exécutif central, qui est lui aussi socialiste. Cependant, le changement le plus important que le nouveau gouvernement pourrait entreprendre concerne la réforme constitutionnelle (…) (p. 4) ».
Voir : « Des élections qui mettent en effervescence le système fédéral de l'Espagne », juillet 2004 : lire l'article en format PDF
2) L'ouvrage Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ? (éditions Albiana) est présenté par l'European Center for Minorities Issues (ECMI) sur son site Internet


(*)Pierre Hillard a fait des études d'histoire, de sciences politiques et d'études stratégiques. Il enseigne l'histoire-géographie. Il a signé des articles dans les médias suivants : Le Figaro, Géostratégiques, Conflits Actuels, Intelligence et Sécurité, Balkans-Infos.

Son second ouvrage est paru en 2005 : La décomposition des nations Européennes : de l'union euro-atlantique à l'Etat mondial aux éditions François-Xavier de Guibert.

Voir aussi sur le site de l'Observatoire du communautarisme :
-La toile d'araignée identitaire en Europe, Pierre Hillard
-la postface d'Edouard Husson à Minorités et régionalismes dans l'Europe Fédérale des Régions : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe, Pierre Hillard, éditions Francois-Xavier De Guibert, 2001.

Acheter en ligne Minorités et régionalismes dans l'Europe Fédérale des Régions : Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l'Europe, Pierre Hillard, éditions Francois-Xavier De Guibert, 2001.

Voir aussi Minorités et régionalismes en Europe : le dossier de l'Observatoire du communautarisme


Jeudi 16 Septembre 2004
Lu 9258 fois

Articles | Ouvrages | Entretiens | Références | Tribunes


Dans ce dossier

La diversité culturelle est une arme

Un spectre hante l’Europe et menace la France : le spectre de l’ordre ethnique

Bayrou au secours des langues régionales

Géopolitique de l'Espagne

Déclaration commune aux organisations réclamant le droit à l’autodétermination à l’Etat français lors des journées internationales de Corte (Corse)

Colloque « Langue(s) et Constitution(s) » : rapport introductif d'Anne-Marie Le Pourhiet

La Catalogne prend le large

La sécession numérique de l'Alsace

Le «Congrès mondial ukrainien» accuse l'historienne Annie Lacroix-Riz de «révisionnisme»

Le Conseil de l'Europe redemande à la France de signer la Convention Cadre pour la protection des Minorités Nationales et de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

Jacques Betbeder, président de CAPVE : « il y a la volonté de définir le territoire Pays basque à des fins politiques »

A propos du référundum sur la scission du département des Pyrénées-Atlantiques

Les droits culturels parachèvent-ils ou minent-ils les droits de l’homme ?

Le site Internet de l'association CAPVE contre le nationalisme basque

L'Allemagne et les mouvements identitaires en France, des années 20 à la Deuxième Guerre mondiale. Un aperçu

L’ethnisme, le projet d’autonomie sociale et individuelle  et la mondialisation

Diversité culturelle et principe ethnique dans le Traité constitutionnel européen

Constitution européenne : des droits fondamentaux contraires aux droits de l'homme

Pierre Hillard : « La constitution européenne officialise le fait ethnique »

Minorités et régionalismes en Europe : le dossier de l'Observatoire du communautarisme

Les régions espagnoles au conseil des ministres européen

La désintégration européenne

Le feu identitaire dévore l’Europe

Deux essais d’Yvonne Bollmann

La toile d’araignée identitaire en Europe

La France éclatée

La France éclatée - 20/08/2004


La Charte européenne des langues régionales et minoritaires

L'ethnisme obsessionnel du dessinateur Ben Vautier, dit Ben

Télés locales régionalistes et stratégies des multinationales

Régions et Peuples Solidaires en quête d'une stratégie politique pour les Européennes

L'essaimage du MNR en associations régionalistes ethnicistes