|
Abonnement à la lettre d'information
Menu
Rubriques
Cap Vivre Ensemble | Recherches sur le nationalisme basque
GRIB (Groupe Information Bretagne) | Recherches sur le nationalisme breton
L'école en débat : le blog de Sophie Ernst
Les sites dédiés de l'Observatoire
|
La mémoire des crimes et des discriminations passés devient un objet de manipulations et un enjeu symbolique d'importance sur des sociétés vénérant un "devoir de mémoire" ouvrant la porte à toutes les dérives.
France-Algérie : l'impossible travail historique 03/01/2008
Par Daniel Lefeuvre, professeur d'histoire contemporaine, Université Paris VIII Saint-Denis et Michel Renard, professeur d'histoire au lycée de Saint-Chamond, chercheur.
« Dépasser le contentieux historique » qui oppose la France et l'Algérie, tel et le vœu d'un appel lancé par des universitaires et diverses personnalités françaises et algériennes. Au-delà de la démarche généreuse dont il témoigne, et à laquelle nous sommes sensibles, ce texte suscite bien des réserves qui justifient que nous ne pouvons nous y associer. Eric Keslassy et Alexis Rosenbaum : « l'usage politique du passé doit être considéré comme un instrument majeur dans la conquête de droits, de pouvoir ou de biens socio-économiques » 16/09/2007
Dans cet entretien à l'Observatoire du communautarisme, les deux auteurs de Mémoires vives, Pourquoi les communautés instrumentalisent l'Histoire (Bourin éditeur, 2007) analysent le développement des questions de mémoire en France, leurs prolongés politiques avec les « lois mémorielles » et la récente contestation des ces dispositifs juridiques. Enfin, liant crise du roman national, individualisation des représentations sociales, et question sociale elle-même, ils suggèrent plusieurs pistes de réformes dans l'éducation et l'enseignement supérieur. Pistes que l'Observatoire du communautarisme ne partage pas nécessairement, mais qui pousuivent une réflexion riche et structurée autour d'un des principaux noeuds que la République doit affronter.
Appel de juristes contre les lois mémorielles 29/11/2006
Les juristes soussignés demandent l'abrogation de ces lois « mémorielles » et estiment qu'il est du devoir des autorités compétentes de saisir le Conseil constitutionnel du texte en discussion (ie pénalisant la négation du génocide arménien) et de toutes nouvelles dispositions en ce sens qui viendraient à être votées par le Parlement.
Lettre ouverte à M. Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale 19/10/2006
L'Observatoire du communautarisme publie ici en exclusivité un appel d'intellectuels au président de l'Assemblée nationale. Paul Thibaud, Rony Brauman, Jean Daniel, Marcel Gauchet, Jean-Claude Guillebaud, Anne-Marie Le Pourhiet, Pierre Nora, Philippe Raynaud et d'autres intellectuels demandent à Jean-Louis Debré de saisir le Conseil constitutionnel afin de ne pas laisser entrer en application la loi pénalisant la contestation du génocide arménien.
La République éclatée 16/10/2006
Pour Alain-Gérard Slama, le problème posé par les intrusions renouvelées du législateur dans le domaine de l'interprétation de l'histoire est celui des fondements de la République. La loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens ouvre une brèche - une de plus - dans les principes qui fondent les libertés publiques. Dans une nation démocratique, la liberté de penser et de s'exprimer ne doit avoir d'autre limite que celles de l'insulte et de la diffamation, déjà inscrites dans nos codes. La loi doit servir l'intérêt général, et non se rendre otage de groupes d'intérêts particuliers. Elle doit enfin garantir la cohésion de la société en rassemblant des citoyens autonomes et responsables, et se garder de céder aux pressions de communautés, ou pseudo-communautés, réunies autour de passions identitaires, ethniques ou religieuses.
« Liberté pour l'histoire » demandera au Président de la République de saisir le Conseil constitutionnel contre la pénalisation de la négation du génocide arménien 13/10/2006
Les signataires de la pétition « Liberté pour l'histoire » réagissent ici avec fermeté au vote par l'Assemblée nationale de la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien et préviennent qu'ils demanderont au Président de la République de saisir le Conseil constitutionel si le vote de la loi devait être confirmé par le Sénat.
Qui veut pénaliser la négation du génocide arménien et qui s'y oppose ? 10/09/2006
Le 12 avril 2006, le Parti Socialiste a déposé une proposition de loi visant à créer un délit pénal concernant la négation du génocide arménien. Cette nouvelle proposition qui a pour but d'encadrer les discours relatifs aux événements historiques s'inscrit dans un contexte polémique sur le principe des lois mémorielles, et survient peu de temps après le débat sur « le rôle positif de la colonisation ».
Simple hasard de calendrier ou effet d'aspiration dans une période dominée par le débat sur les lois mémorielles et par des revendications communautaires ? Après la confusion qui a entouré la présentation de la loi à l'assemblée et son report à l'automne, un regard un peu distancié permet de se rendre compte qu'on est loin d'un simple combat des pieux défenseurs de la mémoire contre les vilains négationnistes; de même l'image d'un peuple arménien dont la mémoire est sacrifiée aux appétits économiques et politiques en direction de la Turquie mérite d'être nuancée. Pierre-Jérôme Adjedj dresse ici une monographie précise des forces en présence et de leurs stratégies politiques. Supplique à Monsieur le président de la République pour le transfert au Panthéon de Marc Bloch 12/06/2006
Dix-sept historiens demandent au Président de la République dans ce texte publié dans Le Figaro Littéraire le transfert des cendres de l'historien Marc Bloch au Panthéon. Résistant héroïque contre l'Allemagne nazie, Marc Bloch était marqué par un indéfectible attachement à la nation politique qu'était la France.
La SNCF n'est pas responsable de la déportation des Juifs 12/06/2006
Au nom de son entreprise, le président de la SNCF Louis Gallois a décidé de faire appel du jugement prononcé mardi 6 juin par le tribunal administratif de Toulouse et condamnant la société nationale des chemins de fer à verser 62 000 euros à quatre membres de la famille du député vert Alain Lipietz. Après une dénonciation en 1944, ceux-ci avaient été transférés par train à Paris, dans un camp de transit où ils avaient passé trois mois avant d'être libérés. Il s'exprime pour la première fois depuis le jugement, dans «Le Figaro».
La confrontation mémoire-histoire en France depuis un an (2006) 02/06/2006
Pour l'historien Guy Pervillé, il s'agit de replacer la querelle ouverte en France par la contestation de la loi du 23 février 2005 dans la perspective des lois mémorielles françaises, longtemps limitées à la seule loi Gayssot de 1990 sur le génocide des juifs par l'Allemagne nazie et ses complices, mais qui se sont multipliées depuis le vote en 2001 de deux nouvelles lois, d'abord en faveur des Arméniens (février 2001) puis des descendants d'esclaves africains déportés vers les îles à sucre (loi Taubira-Ayrault de mai 2001). Cette série de lois mémorielles n'est d'ailleurs pas interrompue, puisque la loi du 23 février 2005 prétendait en prendre la suite, et qu'elle aurait dû être complétée par la signature du traité d‘amitié franco-algérien situé dans la même perspective générale.
L'histoire immédiate de la relation franco-algérienne : vers un traité d'amitié franco-algérien ? 02/06/2006
Dans cet exposé, l'historien Guy Pervillé revient sur le rôle du passé dans la récente guerre civile algérienne et dans les rapports de l'Algérie avec la France. Il étudie plus particulièrement la longue attente d'un traité d'amitié franco-algérien conditionné par une déclaration de repentance française de juin 2000 à nos jours. Appuyé par une solide chronologie des événements et des déclarations algériennes et françaises depuis près de six années, Guy Pervillé souligne le caractère éminemment politique des revendications mémorielles et les resitue dans leurs cadres politiques respectifs.
Historiens, causez toujours ! 24/05/2006
La vraie question, selon Alain-Gérard Slama, posée par les historiens, est de savoir si la loi peut intervenir pour trancher de questions où la liberté de chercher et d'expliquer est d'autant plus nécessaire que cette connaissance a un impact plus passionnel. L'obstination du régime turc à nier la réalité du génocide sera mieux vaincue par le travail des historiens, y compris turcs, que par une loi d'un pays étranger imposant une vérité officielle sous la contrainte de la prison et de l'amende.
Liberté pour l'histoire à propos de la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien : « Nous persistons à considérer cette initiative comme injustifiée et pernicieuse » 24/05/2006
Après le report de l'examen de la proposition de loi du groupe socialiste à l'Assemblée nationale visant à pénaliser la négation du génocide arménien, les membres de l'association "Liberté pour l'histoire" déclarent à nouveau "considérer cette initiative comme injustifiée et pernicieuse".
L'examen de la proposition de loi socialiste interdisant la négation du génocide arménien de 1915 a été reporté sine die 18/05/2006
L'Assemblée nationale a finalement reporté à une date non définie -selon toute vraisemblance l'automne 2006- le vote de la proposition de loi du groupe socialiste pénalisant la négation du génocide arménien, sur le modèle de la loi Gayssot pénalisant la négation du génocide des Juifs d'Europe. L'Observatoire du communautarisme publie ici le compte-rendu intégral de la séance à l'Assemblée, où l'on a notamment remarqué les interventions pendant les débats du premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et de l'un des fidèles de Nicolas Sarkozy, le député UMP Patrick Devedjan.
Cessez de jouer avec les mémoires 10/05/2006
Les lois visant à imposer un jugement historique sont dangereuses pour la démocratie, selon Jean-Pierre Azéma, professeur à l'IEP de Paris, qui s'exprime ici au nom de membres de l'association Liberté pour l'histoire.
« Liberté pour l'histoire » : le toilettage nécessaire des lois mémorielles ne peut se faire que dans un climat serein 08/05/2006
Les signataires de la pétition « Liberté pour l'histoire » réagissent ici à l'initiative parlementaire d'un groupe de députés UMP visant à déclasser l'article 2 de la loi Taubira et prennent leurs distances avec les motivations de ces parlementaires, pour la plupart partisans de la reconnaissance du « rôle positif de la colonisation » française outre-mer. Pour l'association « Liberté pour l'histoire », toiletter les lois mémorielles nécessitera une certaine hauteur de vue et la volonté de sortir de la concurrence des victimes.
Les signataires de la pétition « Liberté pour l'histoire » s'opposent à la proposition de loi visant à pénaliser la négation du génocide arménien 07/05/2006
Réagissant à la présentation le 18 mai prochain de la proposition de loi du groupe socialiste de l'Assemblée nationale visant à pénaliser la négation du génocide arménien (et à la proposition de loi équivalente du député UMP Eric Raoult), les signataires de la pétition « Liberté pour l'histoire » signifient leur opposition à une nouvelle loi mémorielle : «Pareille disposition aggraverait les atteintes à la liberté d'expression. Elle prendrait une nouvelle fois les enseignants en otages. C'est affligeant ». La pétition « Liberté pour l'histoire » avait été signée en décembre 2005 par Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet et Michel Winock.
Le groupe socialiste de l'Assemblée nationale présente le 18 mai une loi pénalisant la négation du génocide arménien 30/04/2006
Dans un contexte marqué en France par des manifestations d'organisations turques mettant en cause la réalité du génocide arménien, le groupe socialiste propose d'ajouter à l'article unique de la loi du 29 janvier 2001 ("La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915") un article répressif, sur le modèle de la loi Gayssot sanctionnant la négation du génocide des Juifs d'Europe. Alors même que la question des lois mémorielles a été mise sur la place publique à la faveur des polémiques consécutives à la loi du 23 février 2005 relative au "rôle positif de la colonisation" et à la parution de deux pétitions demandant l'abrogation de toutes les lois mémorielles ("Liberté pour l'histoire" et "La liberté de débattre"), le Parti socialiste court le risque de poursuivre encore davantage la "guerre des mémoires". De son côté, le député UMP Eric Raoult a lui aussi déposé une proposition de loi équivalente. Une nouvelle proposition de loi pour le député de Seine Saint-Denis après celle "visant à interdire la banalisation du blasphème religieux par voie de caricature".
Note sur les lois historiennes et sur la pénalisation des opinions aberrantes 28/04/2006
Pour Paul Thibaud, la loi Gayssot, après avoir été le premier maillon d'une chaîne de reconnaissances, ne cesse de susciter une demande de pénalisation que les avocats des associations cherchent obstinément à faire aboutir. La concurrence des mémoires victimaires a eu pour effet de compromettre l'effet attendu de la loi Gayssot. L'intention était de combattre un négationnisme qui était une expression nouvelle de l'antisémitisme. En fait elle a favorisé un autre antisémitisme, un antisémitisme de frustrés. Il est notable en effet que nombre des actions en justice de ceux qui revendiquent au nom de leurs souffrances oubliées visent des personnalités ou des journalistes juifs. La loi en question était supposée exprimer et cimenter un consensus national, son effet à terme a été de déchirer celui-ci selon une ligne inquiétante. Pour refaire nation, il sera nécessaire de reforger un récit commun qui énoncera que la République a été en France refondée sur la résistance au nazisme et à son projet, donc sur le refus de l'antisémitisme.
Table ronde « les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond » 25/04/2006
L'Observatoire du communautarisme vous propose les actes et l'enregistrement audio de la table-ronde organisée par notre collaboratrice Sophie Ernst et l'association Pollens sur le thème des « lois de mémoire » samedi 21 janvier de 15h30 à 19h à l'Ecole Normale Supérieure d'Ulm. Un débat qui a invité à une discussion sereine sur les problèmes de fond, par exemple : la place et les formes de la mémoire, les difficultés que nous posent les commémorations négatives, les dispositifs mémoriels, l'efficacité des lois, leurs effets pervers, etc. Avec : Gilles Manceron, Bogumil Jewsiewicki, Patrick Garcia, Pap Ndiaye, Bruno Belhoste, Paul Thibaud, Philippe Raynaud.
Colonisation, loi, mémoire, histoire, un nouveau site : www.hermes.jussieu.fr 27/02/2006
Avec la loi du 23 février, dont l'article 4 est abrogé mais dont l'article 3 créant une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie est une menace pour la liberté de la recherche ; avec l'émergence sur la place publique du problème de la traite et de l'esclavage, avec l'importance des mémoires et des guerres de mémoire sur la colonisation, le métier d'historien est confronté à des problèmes nouveaux.
Un débat entre spécialistes, enseignants et société est nécessaire et urgent. Il ne doit pas concerner que l'Hexagone, mais aussi les Dom et Tom, trop souvent ignorés, ainsi que les chercheurs étrangers. Hermès veut y contribuer en fournissant des textes de réflexion et en ouvrant son site à ceux qui souhaitent intervenir. Esther Benbassa : « Mon souci constant est de faire entrer les mémoires victimaires dans une mémoire collective commune » 19/02/2006
Alors que se déroulera du 19 au 26 mars 2006 une série de manifestations intitulée « Le Pari(s) du vivre-ensemble » qu'elle organise avec Jean-Christophe Attias, l'universitaire Esther Benbassa a répondu aux questions de l'Observatoire du communautarisme. Guerre des mémoires, « intégration », minorités, laïcité, discriminations, politiques publiques : le propos est souvent incisif, parfois en désaccord avec les points de vue défendus par l'Observatoire, mais toujours une invitation à poursuivre la réflexion.
Le fait colonial, les lois de mémoire et l'enseignement 05/02/2006
D'après la philosophe de l'éducation Sophie Ernst, peut-être arrive-t-on à un apaisement dans l'affaire de la loi du 23 février 2005, qui aura suscité d'intenses mobilisations et polémiques, et par ricochet, ouvert des débats importants sur les dispositifs de mémoire et les conditions juridiques de la liberté. Par delà les péripéties, il vaut la peine de réfléchir sur des enjeux de fond, car nous n'en avons pas fini avec les « commémorations négatives », ainsi que Charles Taylor proposait d'appeler nos retours de mémoires douloureuses. Dans cette loi, par delà toutes les instrumentalisations qu'on a pu dénoncer, quels enjeux de justice et de dignité se sont noués à quels malentendus et quels paradoxes ? Comment s'articulent le désir de façonner la mémoire de tous, et la sphère éducative ? Quelles sont les difficultés d'un enseignement soumis à de telles pressions ?
Les 600 signataires de l'appel « Liberté pour l'histoire » prennent note avec satisfaction du retrait de la plainte du collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais contre Olivier Pétré-Grenouilleau 05/02/2006
Après le retrait de la plainte visant l'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, les signataires de l'appel « Liberté pour l'histoire » n'entendent pas relâcher leur vigilance face aux lois mémorielles qui comportent toujours des articles représentant une menace pour le libre exercice de la recherche et de l'enseignement de l'histoire à tous les niveaux et la libre expression scientifique de l'histoire.
La connaissance historique est une exigence démocratique 30/01/2006
Pour les signataires de l'appel « Liberté pour l'histoire », les mémoires sont plurielles, fragmentées, le plus souvent passionnelles et partisanes. L'histoire, elle, est critique et laïque : elle est le bien de tous. C'est précisément pour préserver la liberté d'expression et garantir le droit pour tous d'accéder à la connaissance des acquis historiques résultant d'un travail scientifique libéré du poids des circonstances, que les signataires s'élèvent contre la proclamation de vérités officielles, indignes d'un régime démocratique.
Paul Thibaud : « Nous sommes inquiets des effets de la concurrence mémorielle qui tend à déchirer le corps politique et à dresser des groupes de victimes de l'histoire les uns contre les autres » 28/01/2006
Lors d'une intervention à la table-ronde sur « les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond » accueillie par l'association Pollens de l'Ecole normale supérieure, Paul Thibaud a précisé le sens de sa position, après l'initiative dont il est l'initiateur : la pétition pour la « liberté de débattre » qui demande l'abrogation de toutes les lois mémorielles, sans exception.
Chirac perd-il la mémoire ? 27/01/2006
En annonçant à la fois la suppression de l'article sur le "rôle positif" de la colonisation tout en se basant sur la loi Taubira pour le choix de la date d'une Journée de commémoration de l'esclavage, le président de la République est en pleine contradiction.
Le 4 février 1794 (16 pluviôse an II), la Convention abolit l'esclavage 25/01/2006
Grâce au travail de mémoire et d'archivage accompli par le site www.royet.org, l'Observatoire du Communautarisme donne à lire la retranscription de la séance historique de la Convention qui aboutit au vote de l'abolition de l'esclavage, le 4 février 1794.
Journée de commémoration de l'esclavage : pour le choix du 4 février 24/01/2006
Pour en finir avec la controverse sur la date de commémoration de l'esclavage, l'Observatoire du Communautarisme propose d'instituer une Journée du souvenir le 4 février. Une date qui symbolise l'abolition de l'esclavage par la République française, en l'an II.
A propos des lois mémorielles 23/12/2005
L'Observatoire du communautarisme vous propose ici une série de ressources complémentaires sur les lois mémorielles.
La liberté de débattre 23/12/2005
Réunis à l'initiative du philosophe Paul Thibaud, des intellectuels, parmi lesquels Rony Brauman, Jean Daniel, Marcel Gauchet, Jean-Claude Guillebaud, Anne-Marie Le Pourhiet, Pierre Nora, et Philippe Raynaud demandent l'abrogation des lois d'exception que sont les lois Gayssot, Taubira, Accoyer ou la loi du 23 février 2005.
Une polémique qui n'a pas fait débat... 21/12/2005
Alors que la polémique fait rage sur le fameux article 4 de la loi du 23 février 2005 évoquant le "rôle positif de la présence française outre-mer", il n'est pas inintéressant de relire les séances que l'Assemblée nationale avait consacrées à l'examen de ce texte. De quoi se convaincre de la tartufferie de ceux qui réclament aujourd'hui l'abrogation d'un texte qu'ils n'ont guère critiqué alors.
Les historiens se rebiffent 13/12/2005
Un collectif d'historiens parmi les plus respectés réclame l'abrogation des textes législatifs faisant obstruction à la recherche historique, de la loi Gayssot au texte sur le "rôle positif" de la colonisation.
« Trop de mémoire, trop d'oubli… » : entretien avec Claude Liauzu 10/12/2005
Il apparaît nettement que la colonisation et la décolonisation font l'objet d'une intense guerre de mémoires. Toutes sortes d'initiatives entendent commémorer, de façon positive ou négative, proposant à la célébration nationale des dates, des événements, des héros ou des victimes, surtout des victimes. Il est difficile de s'y retrouver, d'autant plus que les revendications, pour être vindicatives, ne sont pas toujours bien explicites sur le plan des faits, et qu'une grande opacité caractérise le jeu des pressions exercées au niveau politique, pour promouvoir la mémoire particulière de tel ou tel groupe. On a plus de dénonciations manichéennes que de clarifications d'une pluralité complexe. Nous avons demandé à l'historien Claude Liauzu de dessiner pour nous le paysage : quels sont les différents groupes de mémoire, quels événements souhaitent-ils mettre en exergue, avec quelles dates symboliques ? Quels sont les débats actuels dans le monde universitaire, de quels autres débats prennent-ils la suite ?
La mémoire qui flanche 05/12/2005
Austerlitz, le bicentenaire de la Révolution, la rafle du Vél d'Hiv, l'esclavage, la colonisation... autant d'exemples de commémorations où les politiques ont pris des libertés avec l'Histoire pour satisfaire aux revendications de groupes militants au risque de noircir la France et son héritage.
La France mérite-t-elle vraiment notre haine ? 26/11/2005
Si Alain Finkielkraut a -heureusement- pu se défendre des accusations qui se sont abattues sur lui à la suite de ses déclarations au magazine Haaretz, nul n'a songé à lui demander s'il était juste d'affirmer comme il l'a fait que la France "mérite notre haine".
A propos du débat sur la loi du 23 février 2005 21/09/2005
Une loi qui se voulait une loi de réparation pour les harkis est devenue une pomme de discorde dans la République, en prétendant recommander comment enseigner l'histoire de la colonisation : positivement . Une telle bévue a bien évidemment fait l'unanimité chez les historiens, pour demander une abrogation pure et simple. Valérie Esclangon-Morin analyse ici le rôle joué par les groupes de pression et livre avec acuité une réflexion sur les multiples enjeux de mémoire dont l'école ne doit pas être l'otage.
Quand Dieudonné joue de la dialectique, Pierre Tévanian, l'un des animateurs de la contestation « anti-colonialiste », s'emmêle les pinceaux 18/09/2005
Quand Pierre Tevanian, l'un des principaux adeptes de la dénonciation de la "gestion coloniale des quartiers", rencontre Dieudonné, qui a glissé de la critique du communautarisme juif à une forme de judéophobie d'inspiration conspirationniste, se révèle un certaine psychologie du militant multiculturaliste contemporain : haine de soi (et des "petits blancs"), paranoïa anti-coloniale, misérabilisme victimaire, hyper tolérance à l'altérité confinant au relativisme culturel radical. Un document précieux.
L'histoire en otage 18/04/2005
Depuis que la République a cédé à la pression des communautés, ethniques, religieuses et identitaires, en leur reconnaissant des droits particuliers, assortis de concessions matérielles, on aura vu ainsi reculer l'exigence d'oubli et les règles de prescription que Renan jugeait nécessaires au maintien de la paix civile et de la solidarité d'une nation. La loi du 23 février 2005 "portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" en témoigne à nouveau, après les lois Gayssot et Taubira.
Vichy et les homosexuels 13/04/2005
Alors que les militants gay tentent d'obtenir une reconnaissance officielle des triangles roses par les autorités françaises, il est plus qu'utile de procéder à une mise au point sur les faits historiques en rappelant notamment qu'à l'exception des territoires annexés par l'Allemagne (Alsace-Lorraine) il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France.
Les Juifs, la traite des esclaves et l'histoire des États-Unis 06/03/2005
Dans cet article paru dans la revue Sources, François-Xavier Fauvelle-Aymar revient sur le succès d'un pamphlet antisémite intitulé "The Secret Relationship between Blacks and Jews" dans la communauté noire américaine, au début des années 1990. Ou comment afrocentrisme et concurrence victimaire peuvent créer un cocktail explosif...
Dieudonné : rappel des principaux faits entourant la polémique 26/02/2005
L'humoriste Dieudonné n'en finit plus de naviguer dans une zone d'ambiguïté, entre antisionisme radical et conception conspirationniste du monde, sur fond de déclarations vulgaires et brutales. Ou comment un « anti-communautarisme » affiché peut cacher une vision multicommunautariste où les «Noirs» entreraient dans le jeu de la « concurrence des victimes ».
Auschwitz dans la salle de classe. Enseigner l'histoire ou le devoir de mémoire ? 24/02/2005
Peut-on s'inquiéter des formes que prend le « devoir de mémoire » autour du génocide des Juifs d'Europe ? Commémorer et privilégier le point de vue victimaire est-il le meilleur moyen d'éduquer et d'enseigner ? Telles sont les questions que pose Sophie Ernst, philosophe de l'éducation.
Manipulations autour de la déportation homosexuelle 17/01/2005
"Un amour à taire", un téléfilm diffusé sur France 2 transpose dans la France de Vichy la déportation homosexuelle orchestrée en Allemagne par les nazis et entretient la confusion en se fondant sur des thèses fantaisistes qui sont contredites par les travaux des historiens.
Du culte des héros à la concurrence des victimes 12/09/2004
Dans cet article paru en 2000 dans la revue Criminologie, Jean-Michel Chaumont, auteur de La Concurrence des victimes : Génocide, identité, reconnaissance, montre comment le travail contrarié de mémoire concernant le génocide des Juifs d'Europe par les nazis a pu avoir pour conséquence, plusieurs décennies après 1945, et après un travail de revalorisation des victimes juives, la mise en place d'une perverse "concurrence des victimes".
La faillite de la République des victimes 20/07/2004
L'affaire du RER D a montré les limites et les dérives de la gouvernance compassionnelle sur laquelle prospèrent les communautarismes et qui sape les fondements de la politique.
Mémoire et gros sous 08/04/2004
Dix descendants d'esclaves ont porté plainte aux Etats-Unis contre trois grandes entreprises britannique et américaines. Une "dérive" que la France peut éviter en affrontant ses zones d'ombres.
L'enseignement de l'Histoire : un métier à risques ! 20/02/2004
Un professeur d'histoire du secondaire, Louis Chagnon, se voit accusé d'islamophobie par une palette d'associations pour avoir donné à ses élèves une vision "non conforme" de la vie de Mahomet.
La mémoire s'arrête-t-elle aux portes du régionalisme ? 12/02/2004
La référence insistance de régionalistes bretons à une figure de la collaboration et de l'antisémitisme pose question.
Une nomination et des questions 20/12/2003
Un ambassadeur itinérant « en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire » a été nommé en France le 21 novembre dernier. Un mois plus tard, aucune précision sur les tenants et les objectifs de cette nomination n'a été apportée. Où se trouve le malaise ?
|
Tous nos dossiers
La bibliothèque républicaine de l'Observatoire
Republique !
Le Perroquet libéré
|
|
Observatoire du communautarisme - Depuis juillet 2003 - Nous écrire : 66 rue de l'arbre sec 75001 Paris et courriel : contact@communautarisme.net
|
||

Présentation de l'observatoire
Express
