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Brèves

Les nouvelles provocations de Jean-Guy Talamoni à Corte

Jean-Guy Talamoni, bien que mis en examen le 18 avril 2004 pour « extorsion de fonds en relation avec une entreprise terroriste », a une nouvelle fois fait preuve, lors de son discours aux « journées internationales » de Corte des 6, 7 et 8 août, de son arrogance et de son mépris des lois républicaines. Le chef de file des « nationalistes » corses y expose avec une totale clarté les objectifs de l'ethno-communautarisme corse.



le Ribellu (droits réservés)
le Ribellu (droits réservés)
En pleine explosion des actes racistes en Corse, le grand raoult annuel des « nationalistes » à Corte réussit le tour de force de ne pas mentionner le climat de ratonnade qui sévit sur l'île et promet au contraire la mise en œuvre de la « corsisation des emplois » par la voix de son principal dirigeant, Jean-Guy Talamoni. Bien que mis en examen dans le cadre de l'enquête visant le « nationaliste » Charles Pieri, le dirigeant de Corsica Nazione, comme à son habitude, ose porter au crédit du camp « nationaliste » son « sens des responsabilités et de la retenue » alors même qu'un à un, ses principaux leaders tombent dans de sordides affaires mafieuses et que le préfet Erignac était assassiné par les « nationalistes » en 1998.

Traitant de « harkis » les élus corses rétifs à la pression exercée par le camp « nationaliste »,qui vient par ailleurs d'appeler les fonctionnaires « français » à quitter l'Ile de Beauté, Talamoni appelle les nouvelles organisations violentes issues de la fuite en avant du « nationalisme » corse à rejoindre les organisations « non-violentes », dans l'espoir de mieux les contrôler.

Face à de tels propos et à une stratégie aussi clairement "ethnique" et violente, il reste à espérer que le Ministère de l'Intérieur saura, une fois n'est pas coutume, faire preuve de la fermeté nécessaire face aux provocations des amis de Jean-Guy Talamoni.

Extraits du discours de Jean-Guy Talamoni aux journées nationales de Corte, le 8 août 2004 :
« Aussi, nous le disons clairement, tranquillement mais avec détermination aux dirigeants de la France et à leurs relais locaux : les nationalistes sont devant vous, les nationalistes sont debout, les nationalistes sont unis, et vous les trouverez bientôt sur votre chemin.
Nous avons, et nul ne peut le nier, épuisé toutes les voies transactionnelles. Personne ne peut contester que nous avons participé avec la plus grande loyauté au processus dit de Matignon, puis au dialogue proposé par Nicolas Sarkozy. Les clandestins ont également apporté leur contribution à ces tentatives de construire la paix, en faisant preuve de sens des responsabilité et de retenue, alors même que les agressions parisiennes se poursuivaient et que les engagements des ministres français étaient honteusement reniés.
(…)
Souvenez-vous d’un référendum saboté par son promoteur et arraché par une fraude électorale massive.
(…)
Mais ce que vous ne pouvez pas faire, c’est nous obliger à venir assister à vos discours et à vous applaudir comme le font la poignée de harkis que vous avez mis en place avec vos investitures.
Ce que vous ne pouvez pas faire, c’est nous empêcher de parler et de dénoncer vos responsabilités, vos turpitudes et vos reniements.
Vous ne pouvez pas le faire parce que nous ne vous devons rien.
Vous ne pouvez pas le faire car vous n’avez aucune autorité sur nous. Vous ne pouvez pas le faire parce que nous ne reconnaissons aucunement votre légalité sur cette terre qui est nôtre.
Vous ne pouvez pas le faire parce que, au cas où vous ne l’auriez pas compris, nous ne sommes pas vos subordonnés mais vos adversaires, et que nous sommes prêts à devenir vos ennemis si vous nous y contraignez par votre aveuglement.
(…)
S’agissant des relations internes à la communauté corse, nous le répétons solennellement : nous respectons et reconnaissons tous les représentants du peuple corse qui se comportent effectivement comme tels. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas de tous les élus insulaires.
(…)
Alors, parce qu’ils font, malgré tout, partie de la même communauté que nous, nous leur demandons instamment, une fois encore, de rompre avec cette déshonorante politique de démission, de collaboration et de soumission à Paris. Nous leur demandons de se souvenir que ce sont bien les intérêts des Corses qu’ils sont censés défendre et d’en tirer toutes les conséquences. S’ils reviennent à une attitude plus conforme aux intérêts du peuple corse, nous resterons prêts au dialogue, parce que nous ne sommes pas et n’avons jamais été pour la politique du pire. Mais s’ils persistent dans la démarche qui est actuellement la leur, alors, qu’ils n’attendent pas que nous nous en rendions complices, même par abstention, qu’ils n’attendent aucune complaisance de notre part.
(…)
Il nous faut dire quelques mots sur l’état du mouvement national, qui, de toute évidence, sera conduit, dans la situation difficile qui s’annonce, à être très présent et à offrir une alternative au peuple corse.
Après avoir réalisé et consolidé leur réconciliation grâce au Cumitatu di u Fiumorbu et au protocole de 1999, les nationalistes ont commencé à construire l’union du mouvement national. A travers tout d’abord la création d’Indipendenza, issue de diverses formations nationalistes, puis celle d’Unione naziunale, réalisant notamment la jonction entre le courant indépendantiste solidaire de la lutte armée et le courant autonomiste. Mais Unione Naziunale compte aussi en sein d’autres partis, comme le PSI et l’ANC qui sont venus enrichir la démarche par leurs réflexions propres. Les clandestins du FLNC Union des Combattants ont également apporté une contribution déterminante à la démarche de rapprochement. (…)
A titre d’exemple, la corsophonie dans le monde du travail constitue un élément essentiel de la corsisation des emplois. Nous ferons à cet égard des propositions précises dans les semaines à venir.
» .

Lire l'intégralité du discours : www.unita-naziunale.org/portail/discoursJEANGUY2004.htm

Lundi 09 Août 2004
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