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Les politiques face au communautarisme
Depuis ses premiers discours de campagne présidentielle de Nîmes et d'Agen, le probable candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy a troqué son discours habituel vantant les "identités" et les "spiritualités" pour se faire le héraut de la République et de ses valeurs. Une analyse sérieuse de ses positions et de celles de ses principaux lieutenants conduit pourtant à ne déceler dans ce soudain accès de républicanisme qu'un nouvel avatar de l'opportunisme politique et de la stratégie de corruption idéologique qui amène à répudier la République en son nom.
A Asnières, le maire Manuel Aeschlimann, Sarko Boy activiste revendiquant le statut de "laboratoire du sarkozysme" pour sa ville, développe des approches étonnantes sur le thème du communautarisme, outillées par des pratiques agressives de marketing politique. Il n’est donc pas inutile d’y faire un tour pour qui voudrait se faire une idée s’il fera bon ou mal vivre dans la "France d’Après" promise par Nicolas Sarkozy.
Critiqué pour ses entreprises de clientélisme communautaire, notamment en direction des associations qui se revendiquent de l'Islam, et pour son ingérence dans le processus de constitution du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), le candidat à l'Elysée s'est défendu mercredi 21 juin sur France 3 dans l'émission « Cultures et Dépendances » de tout "communautarisme" par cette déclaration à savourer : "J'ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme.".
Interrogée sur le tchat du site Internet de la chaîne d'informations LCI, la désormais candidate à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 a ouvert la porte à l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur les « quotas ».
Alors qu'il vient d'être auditionné par la « Commission de défense de la loi de 1905 » du Grand Orient de France, le premier secrétaire du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) pointe dans cette intervention le rôle de la construction européenne et de la mondialisation libérale dans la remise en cause de la laïcité en France. Il a par ailleurs déclaré que « la reconnaissance, même implicite, de communautés à base religieuse ou ethnique, non seulement met à mal le principe de laïcité, mais suscite des affrontements qui risquent toujours par dégénérer en tragédies. »
Lors de son discours de Créteil, le 12 mars 2006, le candidat à la candidature socialiste à l'élection présidentielle a critiqué le modèle défendu par Nicolas Sarkoy, le président de l'UMP et mis au centre de son projet présidentiel la laïcité et le "vivre-ensemble". Laurent Fabius a par ailleurs annoncé son refus de modifier la loi de 1905.
Plus de deux ans après l'Observatoire du Communautarisme ( cliquer ici, Le Monde découvre que la stratégie présidentielle de Nicolas Sarkozy consiste à surfer sur le communautarisme. Dans un article intitulé "Les communautés, c'est moi", Jean-Baptiste de Montvalon détaille la tournée des popotes communautaires du ministre de l'intérieur : juifs, musulmans, chinois et noirs sont ouvertement dragués.
Comment, pour satisfaire à une promesse de campagne aux communautaristes gay, le maire de Paris s'est embourbé depuis plus de trois ans dans un projet foireux de centre d'archives homosexuelles dont il ne sait plus comment sortir. Une enquête documentée.
L'article de l'Observatoire du Communautarisme "Dieudonné, pompier pyromane" a suscité de nombreux débats, en particulier parmi les réseaux de soutien à l'humoriste, et notamment la réaction de Marc George, président du Cercle République Sociale, que nous publions.
L'humoriste se présente comme un "candidat anticommunautariste" à l'élection présidentielle. Un positionnement qui a de quoi surprendre au vu des discours et des prises de position de Dieudonné.
Communication et communautarisme… Est-ce là la formule magique dans laquelle se niche cette arlésienne qu’est la « nouvelle façon de faire de la politique » ? Est-ce dans le double com’ pratiqué par Bertrand Delanoë qu’il faut chercher la clé de la fameuse « politique autrement » ?
Le maire de Paris, qui excelle dans le délicat maniement des moyens de communication et des phénomènes communautaires, semble en être convaincu. Mais il n’est pas le seul à recourir au double com’ dans le but d’asseoir son ambition. Un homme comme Nicolas Sarkozy utilise en effet des recettes qui sont très proches de celles du maire de Paris.
Le vibrionnant président du MPF (Mouvement Pour la France), candidat déclaré du « patriotisme populaire » aux élections présidentielles de 2007, est l'auteur récent de déclarations tonitruantes stigmatisant « l'islamisation progressive de la société française, qui est en train de basculer dans le communautarisme», « la guerre civile ethnique » et propose la « création d'une garde nationale pour contrôler les mosquées dans les quartiers islamiques ». L'« agité du bocage » vendéen déploie décidément beaucoup d'énergie pour mériter le sobriquet dont l'affuble chaque semaine un hebdomadaire satirique paraissant le mercredi, et pour ressembler à sa marionnette dans une non moins célèbre émission parodique. Osons dire qu'il nous fait, ces derniers temps, beaucoup moins rire.
Dans un entretien paru dans la Revue internationale et stratégique, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, après avoir refusé de critiquer les propos du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Roger Cukierman, indique qu'en cas de création d'un Conseil représentatif des institutions musulmanes (CRIM), il se rendra également à leurs manifestations.
Les violences qui ont secoué la ville de Perpignan à la fin du mois de mai sont le fruit d'une situation d'exacerbation des identités qui s'est accrue sous l'effet de la politique municipale du maire, Jean-Paul Alduy.
Coup de projecteur sur les multiples attentions dont font l’objet les parisiens originaires des Antilles de la part de la municipalité parisienne. Non sans arrière-pensées électoralistes car, pour le maire de Paris, comme pour ses prédécesseurs, la population issue des départements d’outre-mer est un enjeu de taille.
Quand le nouveau Ministre de l'économie et des finances est en déplacement officiel à Washington, qui va-t-il voir ? Une organisation ultra pro-israélienne, qui voulait boycotter la France douze mois plus tôt ! Sarkozy, c'est vraiment l'ami des communautaristes.
En campagne pour devenir président de la région Ile-de-France, le porte-parole du gouvernement ne recule pas devant les surenchères communautaires.
Nicolas Sarkozy est allé en Egypte pour faire oindre par un cheikh sunnite la politique du gouvernement en faveur de la laïcité.
Le député et maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), vice-président de l'Assemblée nationale et tête de liste UMP aux élections régionales en Seine-Saint-Denis, a contribué à susciter, par ses déclarations, le développement du communautarisme dans un département qui n'en avait pas besoin...
Le ministre de l'intérieur prétend combattre le communautarisme tout en caressant dans le sens du poil les communautaristes de tous bords (nationalistes corses, militants gay, prédicateurs islamistes, juifs communautaires). Un double discours qui comporte de nombreux risques dans un contexte de tensions communautaires de plus en plus vives...
Plusieurs mairies aménagent des plages horaires réservées aux femmes dans les piscines municipales, sous la pression d'associations confessionnelles.
Cadre dirigeant du groupe LVMH élu sous l’étiquette des Verts dans le quartier du Marais à Paris, Christophe Girard est entré en politique par le biais du militantisme homosexuel dont il est une figure emblématique.
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