26.12.2004 L'important, c'est le rose
Commentant dans le
Journal du Dimanche les résultats d'un sondage sur les événements marquants de 2004, Marc-Olivier Fogiel regrette que les Français n'aient pas retenu le mariage homosexuel de Bègles -auquel il a donné un large écho dans son happening dominical sur France 3- dans le trio de tête. Il est vrai que les personnes interrogées avaient préféré citer des événements comme la prise d'otages en Ossétie, l'attentat de Madrid ou la réelection de George Bush... C'est à désespérer des Français qui, décidément, ne savent pas discerner ce qui est important!
23.12.2004 Dans la hotte du Père Noël
Comme le rapporte le site internet de
Têtu, l'association GayLib, qui rassemble les militants homosexuels de l'UMP, considère que la pénalisation des propos homophobes récemment votée par le Parlement est
"un très beau cadeau de Noël". Visiblement, les gays de droite confondent le Père Noël et le Père Fouettard !
23.12.2004 Délit d'homophobie : les Ponce Pilate s'en remettent aux juges
Revenant sur le vote définitif du Parlement, malgré l'
avis contraire de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), de la répression des
"injures homophobes",
Le Figaro explique que les tribunaux devront faire le tri entre les injures condamnables et les opinions relevant de la liberté d'expression.
"Les tribunaux fixeront au fil des affaires la ligne de partage entre des opinions qui peuvent choquer mais doivent pouvoir s'exprimer en démocratie et des propos carrément homophobes" écrit le quotidien pro-gouvernemental qui rejoint ainsi la position exprimée par le député Brigitte Barèges, lors des
auditions qu'elle a menées à l'Assemblée nationale. Une position un peu légère quand on sait que la
frénésie judiciaire des militants gay risque fort d'entraîner de simples citoyens à assumer des procédures longues et coûteuses sur leurs deniers face à des associations subventionnées par les pouvoirs publics s'appuyant sur des réseaux d'avocats amis. Quant aux juges, déjà submergés par la dérive judiciaire et contentieuse à l'américaine qui frappe la France, ils apprécieront certainement ce cadeau de Noël empoisonné...
21.12.2004 A écouter : Gilles Kepel sur TSR
L'auteur de
Fitna, guerre au coeur de l'Islam était l'invité de la chaîne de télévision suisse TSR le 18 décembre. Voici la présentation de l'émission :
"Gilles Kepel, les Musulmans et l'alarmisme des Européens
Mais l'avenir de l'Islam pourrait bien se jouer en Europe. C'est en tout cas l'avis du français Gilles Kepel, auteur de "Fitna, guerre au coeur de l'Islam". Pour lui, le combat fait rage entre ceux qui refusent toute modernité et ceux qui ont choisi l'intégration.
Si c'est le cas, que doivent faire les gouvernements européens tiraillés entre leur peur de l'Islam et leurs tentatives de dialogues ? Entre polémique sur le voile et formation des imams ? Depuis quelques années, le débat semble plutôt se radicaliser, avec quelles conséquences ?"
Voir son intervention en ligne en format Real
21.12.2004 2 sites internet pédagogiques en ligne
Deux sites pédagogiques viennent d'être mis en ligne :
-celui de la Cité nationale de l'histoire et de l'immigration :
www.histoire-immigration.fr/exposition
-celui de France 5 "A la découverte de l'Islam et de la civilisation arabo-musulmane" :
http://education.france5.fr/islam/
21.12.2004 Dispositions anti-homophobie : Jean-Paul Pouliquen écrit aux sénateurs
L'initiateur de la loi sur le PACS qui s'était déjà publiquement exprimé contre le projet de loi anti-homophobie dans les
colonnes de l'Observatoire a écrit le 18 décembre une lettre aux sénateurs pour leur demander
"de refuser de voter de nouveau les amendements visant à pénaliser les propos homophobes et sexistes".
Pour Jean-Paul Pouliquen,
"Accepter de laisser entrer l'homosexuel dans le Code, c'est le désigner comme un citoyen "particulier". C'est prendre le risque qu'un jour, cette spécificité que vous allez lui attribuer ne se retourne contre lui. Refusez le "droit à la différence" ! Défendez le droit à la "non-différence" !"
Lire la lettre en format PDF
15.12.2004 Le Nouvel Obs contre la loi anti-homophobie, finalement
Comme l'annonce le site internet de l'hebdomadaire, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Laurent Joffrin, prend position contre la loi pénalisant les propos homophobes dans un
éditorial à paraître le 16 décembre. Laurent Joffrin dénonce dans ce texte, sur le point d'être définitivement adopté par le Parlement,
"une loi liberticide contre les injures". Un renfort certes bienvenu pour les défenseurs de la liberté d'expression mais qui est aussi inattendu de la part du Nouvel Observateur, auquel collabore l'écrivain militant Didier Eribon, théoricien de
"l'injure potentielle", et dont l'édition en ligne Permanent Obs, avait répercuté de façon pour le moins bienveillante les surenchères des associations homosexuelles au cours des dernières semaines. Mieux vaut (trop) tard que jamais...
14.12.2004 Nouveau rapport sur l'"égalité des chances"
Le sociologue Azouz Begag, chercheur au CNRS et écrivain, a remis son rapport sur l'égalité des chances "La République à ciel ouvert" à Dominique de Villepin, Ministre de l'Interieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales.
Voir le rapport intégral en format PDF sur le site du Ministère de l'Intérieur
13.12.2004 Après "les intellectuels juifs", les acteurs...
Dans son supplément Télévision,
Le Monde consacre un article au téléfilm
93 rue Lauriston qui relate l'arrestation après la Libération de malfrats français reconvertis sous l'Occupation au sein de la Gestapo parisienne. Le journaliste, Francis Cornu, souligne la qualité da la performance d'acteur de Daniel Russo qui interprète Laffont, l'un de ces délinquants au service des Allemands :
"Connu pour ses rôles sympathiques, Daniel Russo est à contre-emploi -d'autant qu'il est juif". Outre le fait qu'il est inhabituel de signaler la confession des comédiens pour apprécier leur talent, on ne peut qu'être gêné par un tel raisonnement... Qu'est-ce à dire ? Qu'un acteur catholique, ou autre, aurait été moins
"à contre-emploi" qu'un juif pour jouer un ami des nazis ? Un raisonnement tiré par les cheveux qui fait préférer
Télé-Z au
Monde Télévision...
12.12.2004 Bientôt une nouvelle politique linguistique en Bretagne
Le 16 décembre prochain, le conseil régional de Bretagne examinera un projet de politique linguistique. Selon une dépêche de l'Agence Bretagne-Presse (ABP), le projet entend consacrer le breton et le gallo comme
«langues de Bretagne».
Une notion bien vague vu que le breton n'a aucune chance de devenir
«langue officielle», mais le groupe de travail, conduit par le maire (PS) de Landerneau, Pierre Thomin, président de la commission Culture, Patrimoine et Sport du conseil régional et délégué à la politique linguistique, semble avoir prévu de solliciter le concours du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT)
«pour accompagner la formation linguistique des personnels non enseignants des établissements bilingues français-breton». (source :
Revue républicaine)
12.12.2004 La discrimination positive rejetée par l'IEP de Lille
Le conseil d'administration de l'Institut d'études politiques (IEP) de Lille s'est opposé mardi 7 décembre à l'instauration d'une procédure de recrutement ad hoc d'étudiants issus de lycées localisés en zone d'éducation prioritaire (ZEP), a annoncé mercredi le directeur de l'IEP, Jean-Louis Thiebault, qui était pourtant favorable à cette disposition. Le CA se prononcera à nouveau sur la question le 15 janvier 2005.
11.12.2004 "Français de"
La remise des trophées aux lauréats récompensés par le
"Forum des Français venus de loin" répondait sans doute à l'intention louable d'attirer l'attention sur des parcours exemplaires de Français d'origine étrangère. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de voir comme un aveu d'échec ce besoin de préciser
"Français de" pour des citoyens qui, depuis le temps, pourraient légitimement aspirer à être qualifiés de
"Français, point!".
09.12.2004 L'Observatoire sur Europe 1
Francçois Devoucoux du Buysson, co-fondateur de l'Observatoire du Communautarisme et auteur de l'essai
Les Khmers roses était l'invité de l'émission de Laurent Bazin,
Arrêt sur infos, consacrée au vote de mesures législatives punissant les propos homophobes, mercredi 8 décembre à 18h30.
Ecouter sur le site d'Europe 1 l'émission intitulée "Racisme, sexisme, homophobie : suffira-t-il d'interdire les gros mots ?"
08.12.2004 L'étrange exposé des motifs du CSA
Après avoir formulé une seconde requête auprès du Conseil d'Etat pour faire interrompre la diffusion d'
Al-Manar par le satellite d'Eutelsat, les sages du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) viennent de se rappeler très opportunément qu'une
loi du 9 juillet 2004 leur donnait la possibilité d'infliger par eux-mêmes des sanctions pouvant aller jusqu'à l'interruption des programmes. Avec la promesse du premier ministre de faire voter une
nouvelle loi ad-hoc d'ici peu, c'est désormais trois démarches simultanées, indépendantes et complémentaires qui visent à faire interdire la chaîne. L'argumentaire déployé par le Conseil dans sa
lettre au groupe libanais retient à son encontre la dénonciation abusive de
"crimes contre l'humanité" qu'aurait commis l'Etat israélien, au motif qu'aucune condamnation d'une telle nature n'a à ce jour été prononcée par un tribunal, et accessoirement, des manquements à l'honnêteté de l'information. Juridiquement imparable. Mais faire reposer son raisonnement sur la qualification pénale qu'il conviendrait d'attribuer aux débordements d'une armée d'occupation - quand le droit international ne présuppose en lui-même aucune hiérarchie entre crimes contre l'humanité et crimes de guerre - revient peu ou prou à discuter du sexe des anges, d'autant plus que d'autres propos tenus à l'antenne depuis le conventionnement sont quant à eux clairement antisémites, attentatoires à la dignité humaine et donc susceptibles de motiver une sanction, mais que ce fait ne figure étrangement pas dans la liste des incriminations reproduite dans la correspondance. A ce compte là, le CSA prend le risque de faire passer un bien curieux message, à savoir qu'il est désormais plus grave d'être de parti pris dans le conflit israélo-palestinien (ce qu'Al Manar ne conteste pas) qu'objectivement antisémite (ce qu'elle récuse, mais qui n'est pas sérieusement contestable), et ouvre toute grande la voie à de multiples revendications "communautaires" visant demain d'autres diffuseurs sur d'autres sujets, dès lors que le traitement de l'information par un média déplairait à telle association ou groupe de pression. Étonnant, non ?
08.12.2004 Fusillé pour l'exemple ?
Alors que le dispositif législatif contre l'homophobie n'est même pas encore adopté, il est déjà brandi par les activistes homosexuels pour réduire au silence un de leurs contradicteurs. En effet, le député UMP Christian Vanneste concentre les attaques des associations homosexuelles pour les propos qu'il a tenus à l'Assemblée au cours du débat parlementaire de la veille :
"En quoi un comportement qui peut être jugé critiquable serait-il privilégié par rapport à d'autres ? Et celui que vous visez peut légitimement faire l'objet de critiques, non seulement au nom de l'intérêt social, mais aussi au nom de l'universalité ! Un jugement de valeur est universel s'il est fondé sur l'impératif catégorique de Kant : agis toujours selon une maxime qui peut être érigée en principe universel. Manifestement, l'homosexualité ne le peut pas, à moins de vouloir le suicide de l'humanité !". Selon le porte-parole de l'Inter-LGBT, qui se pose en Grand Inquisiteur de la cause gay, cette prise de position constitue
"un cas d'école de propos homophobes". Imposée à l'UMP par des associations qui ne cachent pas leur sympathie pour les adversaires politiques de la majorité, la loi anti-homophobie va-t-elle être appliquée pour la première fois pour faire taire un député UMP ? Ce serait assez burlesque...
08.12.2004 Le viol des institutions
A quelques jours d'écart, le gouvernement est donc passé outre un avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme contre les dispositions législatives anti-homophobie et une décision du CSA, qui est pourtant une autorité administrative indépendante, conventionnant la chaîne libanaise Al-Manar après un avis conforme du Conseil d'Etat. Il est curieux qu'aucun observateur ne se soit ému de ces abus de pouvoir de l'exécutif dans le but de satisfaire des revendications communautaires (mouvement gay dans un cas, CRIF dans l'autre). Par souci d'honnêteté -et d'économie-, le gouvernement pourrait aller au bout de sa logique et supprimer tous ces comités Théodule dont il fait si peu de cas.
08.12.2004 L'homo-lobby obtient gain de cause sur l'homophobie
Terrifié à l'idée de déplaire aux activites gay, le gouvernement a finalement cédé à ses exigences en faisant retirer par le député UMP Jean-Paul Garraud -courageux mais pas téméraire- son amendement limitant la portée des mesures anti-homophobie glissées dans le projet de loi sur les discriminations. Un véritable acharnement quand on se souvient que la Commission nationale consultative des droits de l'homme avait jugé dangereuses pour la liberté d'expression les dispositions anti-homophobie du gouvernement. Pour le gouvernement, les revendications communautaires passent avant les droits de l'homme... Après l'alignement du pacs sur le mariage en termes de droits -mais pas en termes de devoirs-, le gouvernement accepte de restreindre la liberté d'expression. Prochaine étape : le mariage gay ou l'adoption ? Les deux (voir les réclamations de l'Inter-LGBT sur son site : http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=391).
07.12.2004 Jeunes UDF, la politique de l'invective
Présents parmi les organisations qui ont harcelé le gouvernement pour le soumettre au diktat du mouvement gay sur l'homophobie, les Jeunes UDF n'ont pas été les plus modérés. Leur émissaire dans ce sympathique panel (Act Up, Panthères Roses, SOS Homophobie, Verts, Parti communiste...) s'est déchaîné contre feu l'amendement Garraud qui essayait de contenir la fièvre répressive contre l'homophobie. Dénonçant un amendement qui le faisait
"gerber", il s'en est pris personnellement à son auteur :
"Garraud, c'est Christine Boutin devenue trans et hypocrite de surcroît" (source :
E-llico). Heureusement pour lui que, contrairement à ce que réclamaient les associations homos, les propos
"transphobes" ne sont pas pénalisés par la loi.
07.12.2004 Une proposition de loi qui déchire sa race
Dans la course à la bien-pensance, Victorin Lurel, député socialiste de Guadeloupe, vient de prendre une bonne longueur d'avance. Il est en effet l'auteur d'une proposition de loi (
n° 1918)
"visant à supprimer le mot "race" de l'article 1er de la Constitution". Pourquoi pas aussi dans le Grand Larousse et le Petit Robert ? Un accès de démagogie qui ne devrait pourtant pas être du goût des organisations anti-racistes : en effet, s'il n'y a plus de
"race", il n'y a plus non plus de racisme ou de discrimination raciale. Au moment où l'assemblée vote la création d'une Haute autorité chargée de la lutte contre les discriminations, voilà qui est malin...
07.12.2004 Cohérence gouvernementale
Le gouvernement a finalement retiré l'amendement parlementaire au projet de loi sur la cohésion sociale qui introduisait le principe du CV anonyme pour les procédures d'embauche afin de le faire évaluer par une
"commission technique". Une décision cohérente de la part d'un gouvernement qui, il y a un an, avait nommé un préfet en se fondant largement sur la photo et le patronyme du candidat, Aïssa Dermouche.
07.12.2004 La girouette Boutin
Qui a écrit :
"Les discriminations, qu'elles soient sexistes, racistes, homophobes, antireligieuses ou contre les personnes handicapées sont nombreuses. Une loi d'ensemble (complétant et modernisant l'actuelle loi sur la presse) pénalisant les propos discriminatoires serait une première étape pour favoriser le respect mutuel" ? Christine Boutin, dans son rapport
Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société, rendu au premier ministre en septembre 2003. La même Christine Boutin qui, sentant que le vent a tourné, estime désormais que les amendements anti-homophobie introduits par le gouvernement dans son projet de loi créant une Haute autorité de lutte contre les discriminations constituent
"un moindre mal"...
06.12.2004 A qui profite le CRIM ?
Selon
Le Monde, le ministre de l'intérieur, Dominique de Villepin, souhaiterait créer un Conseil représentatif des institutions musulmanes intégrant l'actuel Conseil français du culte musulman, recentré sur les affaires religieuses. Il s'agit de calquer la représentations des musulmans de France sur le modèle du Conseil représentatif des institutions juives de France. Outre le fait qu'on peut se demander si le CRIF joue un rôle tellement positif qu'il mérite d'être copié, espérons au moins que ce nouvel organe prendra un autre nom que Conseil représentatif des institutions musulmanes. Parce que le CRIM pour représenter les Musulmans, ce serait pour le moins déplacé !
02.12.2004 Al-Manar, ou comment se tirer une balle dans le pied
Onze jours après son conventionnement par le
Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, le premier ministre, en réponse à une question orale du sénateur Ladislas Poniatovski, annonce l'interruption des programmes d'Al-Manar car
"incompatibles avec nos valeurs".
Une évidence. Mais une révélation tardive, qui fait suite à une semaine de cafouillage gouvernemental, sur fond de mobilisation d'associations juives françaises, qui ont organisé une
campagne d'information auprès du public parisien. La coupure de sa diffusion par le satellite d'Eutelsat ne pourra toutefois intervenir qu'après une ordonnance en ce sens du
Conseil d'Etat, appelé à se prononcer suite à sa saisine par le CSA, et après une audience contradictoire prévue le 11 décembre prochain. C'est pourquoi le chef du gouvernement envisage de prendre
"une initiative législative pour (se ...) donner les moyens d'interrompre immédiatement (les...) programmes qui portent et la haine et la violence et l'indignité humaine". Une annonce qui lui vaut en tout cas les
"félicitations" du chef de la diplomatie israélienne, Sylvan Shalom, qui précise que son
" ministère fait campagne en Europe contre le Hezbollah, et (que ..) la mesure prise par le gouvernement français est un des résultats de cette campagne", et espère que
"cette mesure va déboucher sur une déclaration de l'Union européenne proclamant que le Hezbollah doit figurer sur la liste des organisations terroristes". Aurait-on voulu faire de la publicité aux programmes très confidentiels de la chaîne du Hezb'allah libanais (qui resteront toutefois accessibles en France via un satellite d'
Arabsat, opérateur non assujetti à la loi française), qu'on ne s'y serait pas pris autrement !
02.12.2004 Radicalisation
L'association activiste homosexuelle Les Panthères Roses s'est rendue au siège de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme pour y placarder des affiches et scander des slogans hostiles à cette institution dans le but de dénoncer
son récent avis défavorable à une loi anti-homophobie. Outre la CNCDH (une institution regroupant des personnalités issues d'associations humanitaires et des représentants de tous les courants philisophiques et religieux), l'action des Panthères Roses visait personnellement Monseigneur Lustiger, qui symbolise pourtant le courant le plus modéré de l'Eglise catholique, au motif qu'il avait fait part de son inquiétude en cas de vote d'une loi pouvant restreindre la liberté d'expression sur des sujets aussi controversés que l'adoption par des couples homosexuels ou le mariage gay. Depuis que le projet de loi qu'ils avaient exigé du gouvernement est critiqué de toutes parts (CNCDH, syndicats de journalistes...), les militants gay tendent à se radicaliser comme le montre cette action contre une institution incarnant la défense des droits de l'homme. Un triste symbole qui donne raison à ceux qui s'inquiétaient des intentions des promoteurs de la loi anti-homophobie.
Voir les photos sur le site des Panthères roses
02.12.2004 Bon sens parlementaire sur l'homophobie
Le député UMP Jean-Paul Garraud a fait adopter par la Commission des lois de l'Assemblée nationale un amendement aux dispositions pénalisant l'homophobie qui limite la possibilité de se porter partie civile aux seules associations reconnues d'utilité publique. Cet amendement, qui avait été proposé par l'Observatoire du Communautarisme lors de son
audition à l'Assemblée nationale, vise à éviter les risques de judiciarisation excessive que laissent entrevoir les positions souvent outrancières d'associations homosexuelles comme
SOS Homophobie et
l'Inter-LGBT. Cet amendement neutralise en effet le risque réel d'intimidation communautaire et de police de la pensée en réservant la possibilité d'attaquer en justice à des associations d'intérêt général. Comme quoi, il ne faut pas toujours désespérer des politiques.
01.12.2004 Copyright
Depuis plusieurs mois, l'Observatoire du Communautarisme explique que le projet de loi du gouvernement contre l'homophobie avait été écrit sous la dictée des militants communautaires. Une confirmation de cette analyse a été donnée par les lobbyistes homosexuels de l'association L'Autre Cercle. Ainsi, dans le magazine
CB News (18 octobre 2004), la présidente de L'Autre Cercle, Frédérique Anne affirme :
"Quand le livre de Brigitte Bardot est sorti, on ne pouvait pas avoir de droit de réponse. Notre service juridique a donc préparé un texte qui disait ce que pourrait être un projet de loi. Nos cercles régionaux l'ont envoyé à tout le personnel politique et le projet de loi reprend une partie importante de ce que nous avions proposé". Ca a le mérite d'être clair : Dominique Perben est un plagiaire.