28.02.2006 Enseignant, un métier à risques
On se souvenait du prof qui avait eu des problèmes pour avoir dit à un élève turbulent (et noir) d'
"arrêter de faire le singe". Cette fois, c'est un prof d'un lycée parisien qui est accusé d'antisémitisme : envoyant un élève agité dans la cour (aussi appelée
"frigo" dans le lycée), il a ajouté
"si tu n'es pas bien au frigo, il y aura toujours une place pour toi au four" (?!). Manque de bol, l'élève était juif... Seule solution pour le corps enseignant afin de limiter les risques : dispenser les cours en langue des signes !
27.02.2006 Gayscogne
Visiblement pas au courant de la crise du business gay (baisse de chiffres d'affaires dans le Marais parisien, faillite du salon Rainbow Attitude, stagnation de Pink TV), le département du Gers se lance sur le créneau du tourisme homosexuel avec une charte baptisée "Gers Friendly".
Le Monde donne la parole aux commerçants locaux qui soutiennent cette initiative au nom, bien sûr, de
"l'ouverture d'esprit" et de la
"tolérance". Parmi eux, une directrice d'hôtel de... Condom. Ca ne s'invente pas !
27.02.2006 Dieudonné, cerveau du "cerveau des barbares" ?
Les soutiens de Dieudonné manifestent devant la mairie du 3ème arrondissement de Paris (dont le maire est l'ancien président de la LICRA, le socialiste Pierre Aidenbaum) pour protester contre une réunion publique dont le titre ne fait pas dans la dentelle : « DIEUDO » CANDIDAT : TOCSIN OU GLAS POUR LES JUIFS DE France ?. Cette réunion doit être ponctuée d'interventions du journaliste pro-israélien Clément Weill-Raynal, de l'auteur d'un livre anti-Dieudonné (Anne-Sophie Mercier) et de l'ancien ministre Kofi Yamgnane. Les protagonistes de cette réunion auraient-ils reconnu Dieudonné derrière la cagoule du chef du "Gang des Barbares" ?
22.02.2006 Les uns et les autres
La cérémonie d'hommage à la mémoire d'Ilan Halimi qui sera célébrée dans une synagogue parisienne aura une portée nationale, du fait notamment de la présence annoncée du président de la République et du premier ministre. De son côté, le grand rabbin Sitruk a appelé tous les juifs et
"tous les non juifs" à participer à cette cérémonie. Les non-juifs... C'est fort de désigner négativement 99% de la population française !
22.02.2006 Phillipe Seguin converti au modèle anglo-saxon ?
Dans un entretien accordé au
Monde, le premier président de la Cour des Comptes prend position pour la discrimination positive et le recensement ethnique. Une opinion pour le moins surprenante de la part de l'ancien président du RPR et opposant au traité de Maastricht, qu'il justifie de la sorte :
"le modèle canadien ou britannique apporte des solutions plus efficaces qu'un modèle français non appliqué". Assurément ! Mais on regrettera que la curiosité des journalistes du quotidien de référence n'ait pas été jusqu'à lui demander ce qui nous empêcherait, précisément, d'appliquer avec plus de détermination le modèle républicain. Manque de volonté politique et démission des élites ? Un chose est sûre, le gaullisme est bien mort et enterré. Quant à la République, ce n'est sans doute qu'une question de temps.
21.02.2006 Réfutation logique des revendications homosexuelles
Choqué par la condamnation du député Vanneste, Roland Moreno, inventeur connu pour avoir mis au point la carte à puce, a décidé de démontrer que les propos
"homophobes" du parlementaire (
"Le comportement homosexuel est évidemment une menace pour la survie de l'humanité") étaient surtout logiques. Aussi a-t-il adressé au site Liberté Politique un texte dans lequel il conclut à l'absurdité des revendications du mouvement gay en appliquant la méthode de raisonnement STLM. Pour dénoncer cet impudent, les activistes homos en déduiront-ils que
"la République n'a pas besoin de savants" ? (Lire le texte de Roland Moreno, "Le mariage, une question quand même simple !" :
cliquer ici)
21.02.2006 Cuckierman pour une loi contre le blasphème ?
Dans son discours au dîner annuel du CRIF, son président n'a pas manqué d'en "remettre une couche" sur l'affaire Dieudonné. Dénonçant
"l'acharnement de quelques juges spécialisés (..) à toujours relaxer le prétendu comique qui déclare « les juifs c'est une secte, une escroquerie »", il demande de
"réintégrer les délits racistes et antisémites dans le droit commun". On ignorait qu'ils en étaient sortis. Et si l'Observatoire n'a pas été en reste dans la critique des dérives de l'humoriste (mais sans se joindre à la curée), les propos cités par le président du CRIF (ceux de
Lyon Mag) relèvent de notre point de vue (et c'est aussi l'avis des magistrats) d'une critique radicale des religions en général, et de la religion juive en particulier. C'est à dire du blasphème. Il est cependant douteux que le CRIF se joigne aux actions en justice du MRAP qui assimile les caricatures du prophète Mahomet à une incitation à la haine raciale. Pourtant, le raisonnement n'est pas sans analogies.
21.02.2006 L'origine des poilus
Alors que s'ouvrent les commémorations du 90ème anniversaire de la bataille de Verdun, la presse se fait l'écho d'événements tournant autour de
"mémoires plus spécifiques" (
Le Monde) dans le cadre des cérémonies officielles. Ainsi, il est prévu d'inaugurer un monument aux
"musulmans morts à Verdun", de faire jouer un spectacle sur les combattants d'outre-mer et de donner un concert
"à la mémoire des israélites combattants". Rien ne semble prévu pour les poilus LGBT... On ne peut qu'être triste de voir le différentialisme s'attaquer à un symbole national aussi fort dans la mémoire collective que les Morts pour la France de la Grande Guerre.
21.02.2006 Le président du CRIF au secours de la loi Gayssot
Comme chaque année, le dîner du CRIF a réuni le ban et l'arrière-ban de la classe politique : les plus hauts représentants de l'Etat (premier ministre, présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale), 18 membres du gouvernements, les plus hauts fonctionnaires de la justice (président de la Cour d'appel de Paris) et de la police (préfet de police de Paris) et 42 parlkementaires avaient été invités. Dans son discours, le président du CRIF s'est notamment livré à une défense de la loi Gayssot, première des
"lois mémorielles" critiquées par les historiens du collectif
Liberté pour l'Histoire :
"Je n'aime pas la concurrence des mémoires. Une victime est toujours une victime, et un bourreau reste un bourreau. Mais cette universalité ne signifie pas que les événements qui se sont déroulés en différents lieux et à différentes époques puissent être étalonnés, ou comparés. Dans ce contexte, la loi Gayssot, qui lutte contre le négationnisme, est un élément essentiel du cadre moral et juridique dans lequel nous vivons. Comme l'a écrit Claude Lanzmann, « la loi Gayssot n'est pas une limitation de la liberté de l'historien. Elle n'est rien d'autre que le rappel de l'obligation de vérité »". (
Lire le discours dans son intégralité)
16.02.2006 Un fait divers communautarisé
Le site internet pro-israélien Guysen.com s'intéresse à l'affaire odieuse de rapt organisé qui a abouti à l'assassinat avec torture d'un jeune homme, retrouvé nu et ligoté près d'une gare de l'Essonne. Un article de Guysen (
"Un jeune juif kidnappé et torturé, succombe à ses blessures" par Meir Azoulay) multiplie les sous-entendus au sujet de ce crime :
"Il ne s'agit pas, bien entendu, d'alimenter la polémique et de parler de crime antisémite sous le simple prétexte que les quatre kidnappés étaient juifs. On ne peut bien sûr pas tirer plus de conclusion du fait que la jeune fille qui a attiré Ilan H. dans ce traquenard soit d'origine maghrébine". Comme souvent, Guysen établit un lien -plus qu'hasardeux au vu des informations parues dans la presse au sujet de cette enquête- entre ce fait divers et la situation au Proche-Orient :
"il règne en France un climat de tension plus que malsain suite aux réactions à la publication des caricatures du prophète Mahomet. On se rappelle aussi les moments de peur et d'angoisse vécus par la communauté juive de France au moment de la deuxième Intifada. A cette époque, le simple fait d'être Juif pouvait vous envoyer à l'hôpital. La victoire du Hamas aux dernières élections palestiniennes aurait-elle donné des ailes à certains ?". Pas sûr que cela aide beaucoup les enquêteurs... (
lire l'article de Guysen)
15.02.2006 Girard à quota de la plaque
Craignant de se voir refuser l'investiture du PS pour les législatives au motif qu'il faut faire de la place aux femmes, Christophe Girard, transfuge des Verts, réclame que des circonscriptions soient réservées aux homosexuels (selon
Le Canard Enchaîné et
Le Figaro-Magazine). Pourtant, contrairement aux femmes, rien ne prouve que les homosexuels soient sous-représentés à l'Assemblée nationale.
15.02.2006 La harkiphobie tolérée au PS
Alors que la polémique sur les propos peu amènes de Georges Frêche à l'égard des harkis de l'Hérault (
"vous êtes des sous-hommes") se développe, on apprend que ce dérapage s'est produit en présence de Jack Lang. Qui n'a pas bronché... De leur côté, les responsables du parti -à l'exception notable d'Arnaud Montebourg qui a jugé les propos de Georges Frêche indignes d'un socialiste- minimisent ce dérapage en expliquant qu'il doit être replacé dans un contexte local. On observera aussi que SOS Racisme -association qui, depuis sa création, prend ses ordres rue de Solférino-, d'habitude prompte à recourir au prétoire, n'a pas engagé de poursuites contre Georges Frêche.
14.02.2006 Soirée positivement consternante sur Arte
Le programme diffusé sur l'antenne ce mardi soir était consacré à la thématique de la discrimination positive. Suivant deux documentaires ne présentant pour l'essentiel que des arguments en faveur de ce type de mesures, un débat, où l'animateur - lui aussi convaincu - interrogeait avec une rare complaisance deux défenseurs des quotas ethniques (la cinéaste Yamina Benguigui et le député européen Cem Özdemir). Seul le président de SOS-Racisme - dans la limite très stricte du temps de parole qui lui fut accordé - put porter une contradiction au demeurant toute relative (Dominique Sopo s'est prononcé en faveur de l'expérience initiée par le directeur de l'IEP Paris). Un parti pris "culturel" de la chaîne publique franco-allemande qui n'aura cependant d'effet qu'à la mesure de son audience.
14.02.2006 Vanneste n'est pas si seul
Depuis sa condamnation pour homophobie à la suite de ses propos critiques au sujet de l'homosexualité, le député UMP Christian Vanneste a reçu 1.300 témoignages de soutien. Visiblement, les Français sont plus sourcilleux que leur gouvernement sur le respect de la liberté d'expression. (pour lire un débat sur l'homophobie entre Christian Vanneste et Noël Mamère,
cliquer ici)
10.02.2006 Nanachronisme
Lu dans un article du
Monde consacré à la controverse qui divise le Japon au sujet de la réforme prévue afin de permettre aux femmes de la famille impériale d'accéder au trône :
"La naissance d'un héritier mâle dissiperait assurément un sentiment d'urgence, mais ne résoudra pas le problème de fond : l'exclusion, anachronique dans une société moderne où les femmes disposent légalement des mêmes droits que les hommes, des princesses de la succession au trône". L'obsession féministe égare le quotidien... Avant la succession patrilinéaire, n'est-ce pas la monarchie de droit divin qui est anachronique ?
10.02.2006 La justice rappelle le droit au blasphème
Dieudonné a été mis hors de cause par la cour d'appel de Paris, qui était appelée à statuer derechef sur des propos présumés antisémites de Dieudonné, après la décision de la Cour de cassation d'annuler la relaxe de l'humoriste. La cour d'appel a confirmé sa décision du 30 juin 2004, lorsqu'elle avait relaxé Dieudionné, poursuivi pour des propos tenus au magazine
Lyon Capitale :
"Les juifs, c'est une secte, une escroquerie, c'est une des plus graves parce que c'est la première". La cour avait alors estimé que ces propos ne constituaient pas une injure raciale, car ils ne visaient pas des personnes mais la religion juive, une décision cassée le 15 mars 2005 par la chambre criminelle de la Cour de cassation, sur un pourvoi formé par le Consistoire central des communautés juives de France. Par les temps qui courent, il est heureux de constater que la justice française se refuse à condamner le blasphème.
09.02.2006 Le salon gay a-t-il mis la clé sous la porte ?
Selon des informations publiées par le site de
Têtu, Rainbow Attitude,
"le 1er salon européen gay" est aux abonnés absents : lignes téléphoniques coupées, courrier retourné à l'envoyeur, absence de réservation de salle pour les prochaines éditions. Malgré une communication provocante (les deux hommes s'embrassant dans le métro et tout le foin orchestré autour de cette affiche), il semble que le salon ne sera plus organisé après trois éditions au succès mitigé. Après la baisse de chiffre d'affaire des commerces gay récemment évoquée par
Le Parisien et les chiffres sur le laborieux développement de Pink TV, la mort de Rainbow Attitude serait un signal supplémentaire de
l'échec du business gay.
06.02.2006 Oummanisme
Sur le site musulman
Oumma.com, on peut lire un point de vue réfléchi et balancé sur l'hystérie provoquée dans le monde arabe par les caricatures danoises de Mahomet. Selon l'auteur de ce texte, le journaliste algérien Akram Belkaïd, qui rejette l'idée d'un
"blasphème",
"seul le fait d'avoir assimilé le prophète à un terroriste pose problème". Pour lire l'article,
cliquer ici
06.02.2006 Cachez ce blog que l'on ne saurait voir
Sous la pression des associations homosexuelles, le ministère de l'éducation a adouci la sanction infligée à un proviseur de lycée qui avait été révoqué par le rectorat du fait d'un blog personnel -considéré comme
"pornographique" par sa hiérarchie- où il évoquait sa vie homosexuelle. Le proviseur du lycée Peytavin de Mende (Lozère) sera finalement suspendu un an, dont six mois avec sursis. Avant de conclure avec les défenseurs du proviseur que cette sanction est moins
"disproportionnée", on remarquera simplement que, dans cette affaire, on a pris à témoin la société au sujet d'un blog que personne n'a vu (et qui a été désactivé...).
02.02.2006 Censure rétroactive
Après avoir fait renoncer le gouvernement à célébrer le bicentenaire d'Austerlitz -une victoire du
"criminel contre l'humanité" Napoléon-, le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais obtient une nouvelle victoire. Traîné en justice par ce groupe communautariste qui l'accusait de racisme, la société Nutrimaine a annoncé qu'elle renonçait à son slogan culte
"Y'a Bon" qui avait fait le succès de Banania, son produit-phare. Selon
Libération, il aura suffi de 2.700 signatures sur une pétition pour terroriser l'entreprise. On peut d'ailleurs s'interroger sur la portée de cette décision quand on sait que Nutrimaine n'utilisait plus ce slogan, passé dans la mémoire collective, depuis 1977. Encore un exemple fâcheux de culpabilisation collective du passé au nom des valeurs (ou des modes) du présent. Et quel sort va-t-on réserver aux brocanteurs qui vendent comme des petits pains les vieilles boîtes métalliques de Banania à des bobos fans de déco vintage ?