C'est en tout cas ce qu'espère François Fillon, qui va adresser le texte aux membres du Conseil supérieur de l'éducation pour une approbation souhaitée lors d'une réunion prévue le 17 mai. Selon cette nouvelle mouture, il n'est plus question de
« couvre-chef », le terme ayant été jugé trop restrictif, mais de
« tenue » ou d'
« accessoire ». Le texte dispose qu'il est
« interdit à un élève de se prévaloir du caractère religieux qu'il y attacherait par exemple pour refuser de se conformer aux règles applicables à la tenue des élèves dans l'établissement ».
M. Fillon avait soulevé une véritable tempête lors de la présentation du premier projet de circulaire, accusée de vider la loi de son contenu. La seconde mouture, raccourcie et donnant une interprétation beaucoup plus dure de la loi, avait été favorablement accueillie dans les milieux laïcs. Les religieux, pour leur part, avaient très froidement reçu le nouveau texte. Dans cette troisième version, en guise d'assouplissement, il est désormais indiqué que, en cas de conflit et durant la phase de dialogue,
« les recteurs et les correspondants académiques sont en tant que de besoin les points de contact avec les tiers intéressés à la mise en œuvre de la loi ». Ces
« tiers intéressés » font référence aux représentants des communautés religieuses et il s'agit là d'un point qui avait été réclamé par le Conseil français du culte musulman (CFCM).
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Brève tirée du site
Revue Républicaine