Observatoire du communautarisme | Informations sur la laïcité, les discriminations et le racisme

Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme


Abonnement à la lettre d'information
 




Recherche
Site Google







AccueilAccueil    Envoyer à un amiEnvoyer à un ami    Version imprimableVersion imprimable    Augmenter la taille du texteAugmenter la taille du texte    Diminuer la taille du texteDiminuer la taille du texte

Discours et positions

Mais que deviennent les citoyens ?

par Jean-Yves Autexier, ancien sénateur, conseiller de Paris

Réagissant aux déclarations de Sophia Chikirou (« A quoi bon jouer le jeu de l'intégration républicaine si nous devons être écartés au profit d'autres qui font ouvertement le choix du communautarisme ? »), l'ancien sénateur MRC Jean-Yves Autexier, conseiller de Paris, déclare ici que « dès lors qu'on s'écarte du principe du choix d'un candidat sur options politiques –sous le contrôle des citoyens- on se dirige bien vite vers un choix sur critère racial –dans les antichambres des partis ».



Jean-Yves Autexier (source : senat.fr, droits réservés)
Jean-Yves Autexier (source : senat.fr, droits réservés)
L'intéressant entretien de Sophia Chikirou me fait poser la question.
Les citoyens du 20ème arrondissement de Paris sont devenus en effet les otages d'un genre nouveau.

Un appareil politique –en l'occurrence le PS- est en train de choisir qui les représentera à l'Assemblée nationale. Sur quels critères ? Evoqueront-ils leur attitude vis-à-vis de la « constitution européenne », du service public, de nos relations avec l'Asie émergente, avec les Etats-Unis… ? Apparemment, c'est la couleur de la peau qui fait la différence !

Il y a quelque chose d'indécent à voir les chantres de la démocratie choisir en lieu et place des électeurs –mais aussi semble-t-il en lieu et place de ceux qui font vivre l'engagement politique sur le terrain, le ou là député de cette circonscription, pris comme exemple. On voit que l'apologie du différentialisme va de pair avec le mépris du peuple des électeurs. Lesquels n'ont rien à dire : un parti est censé choisir pour eux leur député, selon un critère d'origine.

On voit le résultat : dès lors qu'on s'écarte du principe du choix d'un candidat sur options politiques –sous le contrôle des citoyens- on se dirige bien vite vers un choix sur critère racial –dans les antichambres des partis. Ce sommeil de la raison engendre des monstres : rivalité des communautés entre elles, opposition entre groupes de pression antillais ou maghrébins, dépossession du libre choix pour un arbitrage bureaucratique entre le poids électoral des ultramarins et celui des Français du Maghreb.

Voltaire, Rousseau, Jaurès, réveillez vous ! ils sont devenus fous. Voilà où conduit l'exaltation de la différence.

Face à une aussi désastreuse régression, rappelons que l'idée républicaine d'égalité nous invite à apprécier les candidats selon ce qu'ils pensent et non selon leur couleur. Pour moi, je me sentirai toujours plus proche d'un candidat noir partisan du non au referendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen que d'un Creusois partisan du oui ! Rappelons que l'idée démocratique fait du peuple le seul souverain et que le choix de ses représentants ne peut être confisqué par un parti, sauf à se préparer à de rudes déconvenues. Décidément, l'irruption du peuple dans les affaires qui le concernent est devenue urgente.

Lundi 10 Juillet 2006
Lu 5852 fois

Discours et positions | Entretiens | Propositions et programmes


Dans ce dossier

Entretien avec Malika Sorel : «Avoir occulté aux migrants et à leurs descendants la réalité du contrat social et moral de la société française ne pouvait aboutir qu'à leur exclusion»

Diversité dans le football : Georges Frêche en phase avec l’air du temps

Mais que deviennent les citoyens ?

Sophia Chikirou : « A quoi bon jouer le jeu de l'intégration républicaine si nous devons être écartés au profit d'autres qui font ouvertement le choix du communautarisme ? »

En finir avec la discrimination positive… y compris au PS !

Les responsables de l'UMP aux états généraux du CRAN : «la discrimination positive est au coeur de l'engagement de Nicolas Sarkozy»


« La discrimination positive : solution ou illusion ? »

Anne-Marie Le Pourhiet : la discrimination positive marque le « retour au droit des orangs-outans »

« Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race...

Un rapport préconise des mesures de discrimination positive dans la fonction publique d'Etat

Contre la discrimination positive. La liberté insupportable

Réponse à Anne-Marie Le Pourhiet

A propos de l'essai « De la discrimination positive » d'Eric Keslassy

Les essais de l'Institut Montaigne pour imposer la discrimination positive

Discrimination positive : le dossier de l'Observatoire du communautarisme

L'égalité par le droit

La discrimination positive entre par la grande porte dans l’entreprise

Droit à la différence et revendication égalitaire : les paradoxes du postmodernisme

Pour une analyse critique de la discrimination positive

Questions autour des conventions ZEP de Sciences-Po

Discrimination positive : cas pratiques

Discrimination positive : la fin justifie-t-elle les moyens ?

On a tout essayé ... mais a-t-on gardé le meilleur ?

Discrimination positive : la mauvaise foi des patrons

Le triomphe de la confusion

La discrimination positive, une aberration

Il y a de la discrimination positive dans l'air