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Une analyse en profondeur du concept de "fracture coloniale" qui minerait la société française.
Voici une série de recensions ou de conférences autour de l'essai Contre le communautarisme (Julien Landfried, Armand Colin, mars 2007).
Note de lecture d'Isabelle de Mecquenem, Professeur à l’IUFM de Reims
Contre le communautarisme est le premier essai de Julien Landfried (éd. Armand Colin), directeur de l'Observatoire du communautarisme.
L'auteur de nombreux dessins de l’Observatoire du communautarisme, Franck Resplandy, publie "My Rendez-vous with a femme fatale", un recueil de mots étonnants empruntés au français par les langues étrangères.
Dans Black Blanc Beur..., Stéphanie Marteau et Pascale Tournier enquêtent sur la difficulté des élites françaises à accepter la société telle qu'elle est.
Les préjugés de la France d'en haut et son refus d'ouvrir son club fermé contrastent en effet avec les exhortations en faveur de la "diversité" et du "métissage" qu'elle assène à la France d'en bas.
Dans un ouvrage qui vient de paraître, Jean Robin, qui s'était fait connaître avec son livre sur le système Ardisson ("Ils ont tué la télévision publique", Editions du Journalisme Continu), lève le voile sur "25 ans de judéomanie".
A contre-courant d'un certain conformisme médiatique et politique, Jean Robin critique la fixation qui s'exerce aujourd'hui sur tout ce qui touche aux juifs en montrant qu'elle est non seulement contraire aux principes de la République mais aussi aux intérêts des personnes de confession juive elles-mêmes.
Une thèse audacieuse appuyée sur une argumentation souvent convaincante et des révélations étonnantes.
Il faut lire avec toute l’attention qu’il mérite le livre Géopolitique de l’Espagne de Barbara Loyer. Le sujet est passionnant à plus d’un titre, les problèmes très clairement exposés et surtout, la méthode d’analyse utilisée pousse le lecteur à une réflexion qui dépasse les faits en eux-mêmes ou leur contexte local. Le lecteur français apprendra à mieux connaître « un des États les plus décentralisés d’Europe », loin des clichés touristiques ou au delà des événements tragiques liés au terrorisme. Ce pays politiquement si différent a, rappelons–le, 400 km de frontière commune avec le nôtre. De plus, à chaque extrémité, deux puissantes communautés très autonomes ne manquent pas de faire étalage de leurs potentiels au nord de la frontière, dans des relations qui ne se limitent pas toujours aux domaines culturels ou économiques.
Voici un ouvrage d’investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l’a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l’activisme islamiste en Europe et en Occident.
Avant de s’attaquer aux populations de l’Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la « guerre contre le terrorisme » proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme.
Passionnant comme un roman d’espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d’une guerre occulte où les distinctions communes — Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification — perdent leur sens. (4ème de couverture)
Par François Devoucoux du Buysson, essayiste.
Après une suite d'essais coup de poing sur le thème du communautarisme qui ont suscité de violentes polémiques, Alain Soral publie un roman qui réjouira son public par sa verve et son regard acide -mais désabusé- sur la société.
L'un des collaborateurs de l'Observatoire du communautarisme, Franck Resplandy, qui a notamment réalisé les illustrations du site internet, publie "L'étonnant voyage des mots français dans les langues étrangères".
Sur un sujet que l’on pourrait croire épuisé et que l’échéance commémorative a relancé, un ouvrage supplémentaire s’expose inévitablement au réflexe nauséeux de l’expert et accroît le vertige du naïf déjà désorienté par de multiples « débats sur la laïcité » aux effets délétères. Or, celui de Guy Coq, philosophe soucieux d’éducation et membre de la rédaction de l’influente revue Esprit, se distingue par son inactualité volontaire.
Centré sur la question névralgique du « communautarisme » dans le contexte français, La République enlisée. Pluralisme, « communautarisme » et citoyenneté propose surtout une exigeante mise en perspective de la crise actuelle que le titre réduirait à l’évocation d’un bourbier conjoncturel, n’était que Pierre-André Taguieff jugeait la République seulement « menacée » en 1996.
Un livre pour les très jeunes enfants fait l'apologie de l'homoparentalité en racontant l'histoire d'un bébé loup et de ses "deux mamans", et se trouve ainsi au centre d'une polémique qui se réduit une fois encore, du fait de l'indifférence des institutions et de la lâcheté des élus, à une confrontation entre militants homosexuels et groupuscules religieux.
Comme chaque année, SOS Homophobie livre son rapport. L'édition 2005 présente une vision alarmiste du rapport de la société française à l'homosexualité dont le ton a de quoi surprendre alors que l'année 2004 a été marquée par l'apogée de la visibilité homosexuelle et l'aboutissement de plusieurs revendications du mouvement gay.
Coup de projecteur sur les multiples attentions dont font l’objet les parisiens originaires des Antilles de la part de la municipalité parisienne. Non sans arrière-pensées électoralistes car, pour le maire de Paris, comme pour ses prédécesseurs, la population issue des départements d’outre-mer est un enjeu de taille.
Face à la remise en cause du modèle français de républicanisme civique, fusion des principes d'individualisme libéral et de séparation du spirituel et du politique que constitue la laïcité, l’historien des idées Pierre-André Taguieff poursuit une analyse approfondie de la situation paradoxale dans laquelle les idées multiculturalistes et multicommunautaristes se développent : célébration des communautés, blâme du communautarisme.
Les Etats-Unis d'Amérique sont le pays où la discrimination positive a été imaginée et mise en œuvre avant d'être contestée et partiellement remise en cause. Cette thématique semble devoir s'imposer comme un élément du débat politique français pour les mois à venir. Raison de plus pour s'y intéresser de près, avant d'adopter - une fois encore ? - une mode venue d'ailleurs. L'essai de Daniel Sabbagh, L'égalité par le droit, vient fort utilement combler quelques lacunes.
Lorsque l’on fait l’histoire de l’idée européenne, il faut bien se rendre à l’évidence : les notions de fédération européenne, d’Europe des régions, de noyau dur, ne sont pas incompatibles avec le racisme. Ils participent d’une même vision de l’Europe comme constituée de souches ethniques et d’ensembles linguistiques. C’est la raison pour laquelle la notion de construction européenne a pu, après la Seconde Guerre mondiale, rassembler des opposants au nazisme, comme Adenauer et d’anciens nazis.
Germaniste, maître de conférence à l'Université Paris-XII, Yvonne Bollmann évoque les origines de la Charte des langues régionales et minoritaires par la Fédération Peuples et Ethnies solidaires, et replace son élaboration dans le contexte d'un «ethnisme» que l'Allemagne contribue à propager par le biais des institutions européennes.
La réédition des Archives secrètes de Bretagne 1940-1944 permet à tout un chacun de disposer des références et preuves des compromissions du "mouvement breton" rassemblées par l’historien Henri Fréville.
Un panorama complet des mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, par deux journalistes sensibles à ces thèses.
Dans un article intitulé Grandes écoles, la fin du tout bourgeois, le magazine Respect revient dans son n°3 sur les conventions ZEP de Sciences-Po qui permettent à des jeunes de banlieue d'intégrer la prestigieuse école de la rue Saint-Guillaume sans passer par la voie classique du concours. Une occasion pour le magazine de saluer le "volontarisme de Sciences-Po" à travers cette expérimentation de la très controversée discrimination positive.
Le rapport de SOS Homophobie ne rechigne pas à tronquer les chiffres, désigne comme homophobe quiconque s'interroge sur les revendications du mouvement gay et décrit les interventions des militants homosexuels en milieu scolaire.
Dans Lehäim, un roman qui se veut aussi une enquête sur l'antisémitisme des arabes de banlieue, Michaël Sebban appelle à l'abandon de l'idéal intégrationniste républicain.
Dans son dernier livre, Alain Soral montre notamment comment des associations féministes comme Ni Putes Ni Soumises revisitent la crise des banlieues sous l'angle réducteur de la guerre des sexes.
Essai de Robert Grossmann et François Miclo paru aux éditions Michalon en 2002.
Boycotté à sa sortie par les médias, ce livre suscite une curiosité grandissante alors que sa thèse d'un mouvement homosexuel condamné à la surenchère pour masquer son absence de représentativité se confirme à mesure que jaillissent les revendications (mariage gay, loi anti-homophobie, accès des associations communautaires aux salles de classe).
L'essai de Françoise Morvan constitue un éclairage inquiétant sur le régionalisme breton, ses racines et son actualité.
Le sociologue Michel Fize, auteur des Pièges de la mixité scolaire, appelle à un rééxamen des bienfaits de la totale mixité scolaire entre les garçons et les filles à l'école, en particulier à l'âge de l'adolescence. Le débat ainsi lancé n'est pas exempt de réflexes séparatistes.
Théoricienne du premier féminisme, la philosophe Élisabeth Badinter s'était déjà, courageusement, élevée contre la loi sur la parité. Celle-ci s'était in fine traduite dans la Constitution par l'inscription d'une différence de nature et d'intérêts entre les hommes et les femmes, pour la bonne cause certes, mais avec de bien mauvais moyens. Elle enchérit aujourd'hui avec Fausse route (éd. Odile-Jacob).
Interview de Joseph Mace-Scaron, journaliste au Figaro
Une théorie libérale du droit des minorités Will Kymlicka n’est pas de ses auteurs auxquels on porte la contradiction avec des connaissances approximatives. Philosophe, spécialiste du multiculturalisme au Canada, il a été formé à Oxford et a enseigné à Princeton, à Ottawa et à Florence. Il se dit libéral, au sens américain et...
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