Table ronde « les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond »
L'Observatoire du communautarisme vous propose les actes et l'enregistrement audio de la table-ronde organisée par notre collaboratrice Sophie Ernst et l'association Pollens sur le thème des « lois de mémoire » samedi 21 janvier de 15h30 à 19h à l'Ecole Normale Supérieure d'Ulm. Un débat qui a invité à une discussion sereine sur les problèmes de fond, par exemple : la place et les formes de la mémoire, les difficultés que nous posent les commémorations négatives, les dispositifs mémoriels, l'efficacité des lois, leurs effets pervers, etc. Avec : Gilles Manceron, Bogumil Jewsiewicki, Patrick Garcia, Pap Ndiaye, Bruno Belhoste, Paul Thibaud, Philippe Raynaud.
Avec :
Gilles Manceron, historien et vice-président de la Ligue des droits de l'Homme
Bogumil Jewsiewicki, chaire d'histoire comparée de la Mémoire, Université de Laval, Québec
Patrick Garcia, historien, IUFM de Versailles, Institut du temps présent
Pap Ndiaye, historien, EHESS, association CRAN
Bruno Belhoste, historien, Paris X Nanterre
Paul Thibaud, philosophe, initiateur de la pétition "la liberté de débattre"
Philippe Raynaud, philosophe du droit, Paris I
Modérateurs : Sophie Ernst, Christian Delacroix
Ce débat aura lieu samedi 21 janvier de 15h30 à 19h, en salle Dussane au 45 rue d'Ulm, 75005 Paris, métro Luxembourg. Entrée libre.
Présentation des enjeux :
On est passé en quelques années d'une demande de mémoire qui semblait légitime, à un devoir de mémoire quelque peu étouffant, et rapidement aux craintes devant les effets pervers d'une judiciarisation qui priverait de "la liberté de débattre".
Il y a eu un déclencheur : l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui a suscité une vive protestation. Certains ont alors dit : pourquoi contester cette loi, sur la colonisation, et non pas la loi Taubira, qui a servi de modèle ? Puis, le débat s'amplifiant, il y a eu des pétitions pour demander l'abrogation de toutes les lois portant sur la mémoire : en remontant jusqu'à la loi Gayssot.
Le problème n'est pas simple et ne saurait se résoudre dans un affrontement binaire ; ses enjeux civiques sont importants. C'est pourquoi il vaut la peine de confronter des arguments, plutôt que des positions tranchées, et nous efforcer de remonter jusqu'aux problèmes de fond. Par exemple : la place et les formes de la mémoire, les difficultés que nous posent les commémorations négatives, les dispositifs mémoriels, l'efficacité des lois, leurs effets pervers...
Avec nous, pour pousser cette discussion, des historiens, des membres d'associations, qui ont développé des argumentaires précis. Nous profiterons également du passage à Paris ce jour-là de Bogumil Jewsiewicki, spécialiste canadien des questions de mémoire dans une perspective comparatiste, à qui nous confierons la tâche de nous empêcher de rester enfermés dans "l'exceptionnalisme français".
Lire les actes en texte intégral au format PDF ci-dessous ou écouter l'enregistrement audio.