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Un fait divers exemplaireQuand la violence laisse place à l'obscénité.
(droits réservés)
Le 16 janvier 2004, à Noeux-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, un jeune homme a été aspergé d'essence et brûlé atrocement par des individus qui, selon les premiers éléments de l'enquête, l'auraient auparavant harcelé pendant des mois du fait de son homosexualité.
Contrairement à ce que prétendent les associations gay qui exploitent sans vergogne ce fait divers depuis quelques jours, cette agression sauvage illustre l'inutilité d'une législation spécifique contre les actes de violence homophobe. En effet, en l'état actuel du dispositif pénal français, la tentative de meurtre est déjà passible d'une longue peine d'emprisonnement. Le code pénal prévoit même d'alourdir la peine encourue lorsque la tentative de meurtre est précédée d'actes de barbarie comme c'est le cas avec l'affaire de Noeux-les-Mines. Qu'on le veuille ou non, les faits sont là. Il n'est nul besoin de faire voter une loi pour poursuivre et faire emprisonner les auteurs d'agressions à caractère homophobe dès lors que les agressions de toutes natures sont déjà lourdement réprimées. Ceux qui prétendent que les homosexuels sont abandonnés à un vide juridique sont ignorants ou malhonnêtes. En outre, leur argumentation en faveur d'une mesure spécifique destinée à protéger les homosexuels présente de nombreuses failles au plan philosophique. Ainsi, les réseaux militants qui réclament l'adoption de normes destinées aux homosexuels proposent que le droit reconnaisse l'homosexuel avant la personne humaine qui est la référence sacrée depuis la Déclaration des droits de l'homme. L'affaire de Noeux-les-mines, avant d'être une agression homophobe est d'abord une atteinte à la personne humaine et à son droit le plus élémentaire à la liberté et à la sécurité. Ceux qui voient la victime de cet acte avant tout comme un homosexuel portent sur ce jeune homme le même regard que ses agresseurs en le désignant, non pas comme un homme égal à tous les citoyens, mais comme un être différent. C'est pourquoi on ne peut que se sentir mal à l'aise devant les revendications opportunistes de l'association SOS Homophobie qui, prenant prétexte du drame de Noeux-les-Mines, en profite pour réclamer non seulement l'instauration d'un délit d'homophobie mais aussi, en vrac, le droit à l'adoption et des avantages fiscaux pour les couples homosexuels et la mise en oeuvre de programmes de sensibilisation à l'homophobie dans les écoles... Loin de mettre un frein à cette surenchère obscène, les pouvoirs publics lui ont emboîté le pas. Alors que la question de l'homophobie a déjà fait l'objet de cinq propositions de loi de la part de parlementaires de tous bords (PS, PCF, UDF, Verts), le ministre de la justice, Dominique Perben, s'est engagé au nom du gouvernement à faire voter avant l'été une législation répressive spécifique. Tout est bon pour essayer de récupérer un improbable électorat homosexuel que la droite entend bien disputer à la gauche... Il reste de tout ce brouhaha une victime atrocement brûlée que l'on transforme en porte-étendard et dont on oublie qu'il est un être humain dont la vie a été brisée par des barbares. ------ Voir la pétition de SOS Homophobie : www.france.qrd.org/assocs/sos/read_cp.php?cp=cp040206.html Dimanche 15 Février 2004
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