Le maire (UMP) d'Haumont et conseiller général du Nord, Joël Wilmotte, vient d'être condamné par la cour d'appel de Douai à 500 euros d'amende pour discrimination raciale et religieuse dans la célébration des mariages.
En première instance, le 12 mars 2003, l'édile avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe à huit mois de prison avec sursis. Une sanction lourde pour un élu dont la faute ne l'était pas moins puisqu'il avait été reconnu coupable du refus de célébrer des "mariages musulmans" le samedi après-midi, réservé aux "mariages chrétiens". Des faits qualifiés de "graves" par le tribunal car "heurtant profondément le principe d'égalité, valeur fondatrice de la République française". On ne saurait mieux dire. Au moins six couples d'origine maghrébine avaient été victimes de cette discrimination, dont un seul avait porté plainte.