Débats et polémiques à ATTAC autour de la question de la laïcité - www.communautarisme.net/attaclaicite

Les « indigènes de la République » : nation et question postcoloniale A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

par Jérémy Robine, article paru dans la revue Herodote, revue de géographie et de géopolitique, n°120 (La question postcoloniale), 1er trimestre 2006

La question postcoloniale, Revue Herodote, n°120, 1er trimestre 2006
L'appel pour les « assises de l'anticolonialisme postcolonial », publié en janvier 2005, a constitué l'acte de naissance d'un nouvel acteur dans ce que nous analysons comme une rivalité de pouvoir, dont l'enjeu est le capital politique que représentent les personnes issues de l'immigration et leurs territoires, c'est-à-dire l'ensemble des petits territoires où ces populations sont concentrées. Ce nouvel acteur s'inscrit dans un système concurrentiel d'acteur militant, dont nous reconstituons l'émergence et l'évolution au cours des vingt-cinq dernières années. Le mouvement des « indigènes » est animé par des représentations, au travers desquelles les « indigènes » ont produit l'analyse des causes des discriminations. Ils en tirent le constat de leur rupture avec la nation française, mais, en dernière analyse, il semble qu'il s'agisse plutôt d'une « demande d'amour » à la France, au travers de l'affirmation d'un différentialisme culturel.

Lire le texte intégral sur le site de l'Observatoire du communautarisme


04 Juillet 2006 17:47 | Permalien


Les fondements théoriques de l'alliance entre certains courants d'extrême-gauche et les mouvements islamistes A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

par communautarisme.net, 4 août 2005

« Look to the future », couverture de la revue Socialist Review du SWP, avril 2005
Dans le texte "Le prophète et le prolétariat" qui date de 1994, dont l'Observatoire du communautarisme publie les conclusions, le dirigeant du Socialist Workers Party (SWP) anglais Chris Harman expose les conditions d'une alliance tactique entre les forces révolutionnaires de gauche et les mouvements islamistes, dans les pays occidentaux, comme dans le reste du monde. Le SWP a animé la coalition Respect opposée à l'intervention anglo-américaine en Irak avec plusieurs organisations musulmanes britanniques telles que la Muslim Association of Britain (MAB). En France c'est le groupuscule gauchiste "Socialisme par en bas" -qui a rejoint la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 2004- qui a diffusé le texte de Chris Harman.

Lire la suite sur communautarisme.net


05 Août 2005 10:16 | Permalien


Une réponse à Bernard Cassen, par Monique Crinon, Bernard Dréano, Catherine Samary A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

Tribune parue dans la journal italien Il Manifesto, 28 avril 2005

Chers amis, chères amies et camarades,

Excusez nous d'écrire en français

Dans votre édition du 12 avril 2005, l'interview faite par Anna Maria Merlo de Bernard Cassen soulève la « question » suivante : « pourquoi, au Forum social de Paris, il y a deux ans, la gauche a-t-elle ouvert la boîte de Pandore du relativisme culturel ? » Votre journaliste précise que « l'occasion » de reposer cette question « est donnée par l'interview donnée par Tariq Ramadan dans le Manifesto dans laquelle il parle de sa proposition d'un « moratoire » sur la lapidation » - c'est-à-dire la possibilité de se mettre autour d'une table pour discuter de l'opportunité ou non d'un crime contre l'humanité »

Nous qui sommes engagéEs[1] dans des associations, fronts et dialogues avec Tariq Ramadan (TR) et d'autres partenaires musulmans, hommes et femmes souvent proches de ses idées, récusons la formulation même de la question de même que le « résumé » de la démarche de TR : il s'agit de déformations majeures des enjeux.

De quelle « tolérance » sommes nous coupables... ?

1°) Tendre vers l'universalisme à partir de plusieurs démarches.

« N'est-il point possible de stipuler des valeurs universelles dont le respect est non négociable (intégrité de la personne humaine, égalité de droit, refus des traitements dégradants, etc.), tout en reconnaissant la diversité et la spécificité des références (religieuses et culturelles) et les histoires qui peuvent mener à les exprimer et à les revendiquer ? » : telle est la question de base posée par Tariq Ramadan à propos de son Appel au Moratoire (Le Monde du 31 mars 2005).

C'est parce qu'avec lui nous répondons à cette question : « oui, c'est possible », que nous nous retrouvons au sein de mêmes fronts et forums... et sommes taxés de « relativistes culturels ».

Nous partons de l'hypothèse que le monde que nous voulons construire ne réalisera un universalisme concret qu'en assurant la convergence d'une pluralité d'acteurs, de mouvements autonomes enracinés dans des combats spécifiques pour l'émancipation humaine ; en tirant le bilan de toutes les expériences, de leurs apports comme de leurs échecs nous voulons trouver les moyens de réduire les grands écarts entre valeurs proclamées et réalisées...

2°) Rejeter les approches binaires de l'Occident et de l'islam

Pas plus que nous n'acceptons les approches de l'Occident (ou de la République française) qui en gomment les conflits, l'histoire réelle et les contradictions, nous n'acceptons l'essentialisation de l'islam et du monde musulman ! Nous rejetons les diabolisations de l'islam. Mais nous ne sommes pas pour autant de ceux qui, par solidarité contre l'Occident impérial voudraient gommer la critique du monde musulman, ou qui, au nom de la lutte contre le racisme renonceraient à celle pour l'égalité des droits entre hommes et femmes.

Et si telle était la démarche de nos partenaires musulmans dans les fronts ou nous sommes, nous ne les suivrions pas. Et aucun d'entre nous n'adhère à la vision des conflits mondiaux présentés comme « guerre de civilisations Occident contre Islam ».

On trouve notamment ce rejet des approches binaires dans l'Appel de Tariq Ramadan...

« Le monde islamique traverse une crise très profonde dont les causes et les aspects sont multiples et parfois contradictoires. Les systèmes politiques du monde arabe sont le plus souvent verrouillés, la référence à l'islam est le plus fréquemment instrumentalisée et les opinions publiques sont soit muselées soit aveuglément passionnées (au point d'adhérer, voire même de revendiquer, l'application la plus répressive et la moins juste de la « sharî'a islamique » et des hudûd ». (cf. son Appel que l'on peut consulter intégralement sur son site ou oumma.com).

3°) Nous acceptons que des combats politiques progressistes puissent être menés « en tant que » croyant, et au nom de l'islam...

Les théologiens de la libération en Amérique latine s'engagent politiquement parce que croyants et non pas en mettant leurs croyances en « veilleuse »...

Est-ce que le « je » musulman de Tariq Ramadan « devance » le « je » politique ? C'est un « reproche » qui lui est fait. Est-ce que cette critique est pertinente ?

La notion de « premier ou « second » est absurde, comme l'a souvent écrit TR : « Je n'ai eu de cesse de répéter que la question « Etes-vous d'abord français/suisse ou musulman ? » est une question très mal formulée. La seule réponse d'un individu normalement constitué devrait être d'affirmer : « Cela dépend du sujet dont vous parlez ! ». (Politis, mi-février 2005)

Il n'y a aucune raison de nier l'articulation de plusieurs « je » qui se combinent selon des géométries variables, dépendant de la question posée, de la lutte engagée... On ne perd pas une partie de son identité, de ses valeurs, en route... Au plan philosophique large, la foi est évidemment « structurante » dans la diversité des situations, surtout si, être fidèle aux valeurs de l'islam, c'est justement, comme le défend Tariq Ramadan, s'engager socialement et politiquement comme citoyen. Mais cela n'implique pas la confusion des angles d'approches ou la fusion des sphères : il y a place pour une approche citoyenne, une réflexion sur l'Etat de droit, la séparation de l'Etat et de la religion, etc... Rien n'empêche de moduler l'articulation des facettes individuelles articulées selon la nature de la question posée...

Dans son Appel au moratoire, TR mène évidemment un combat particulier « en tant que » musulman, parce qu'il estime que « la réflexion et l'évolution des mentalités ne sont possibles qu'à partir de dynamiques endogènes aux sociétés ».

Serait-il « relativiste » de vouloir peser sur les dynamiques d'une société donnée à partir de ses propres valeurs de références ?

Ou bien peut-être s'agirait-il d'accepter des crimes par « relativisme culturel » ? En l'occurrence, la démarche est inverse : l'Appel rejette ces violences comme contraires à l'essence de l'islam. De surcroît, contrairement à la présentation qui en est faite dans le chapeau de l'article, loin de préconiser simplement un débat « autour d'une table », ou seulement entre « savants », il en appelle à la conscience et à la mobilisation de tous les musulmans.

Alors, devrait-on rejeter T.Ramadan et ses amis parce qu'ils introduiraient frauduleusement un impensable islam à visage humain ?

Pour certains l'islam ne saurait en effet être porteur de courants progressistes, mais seulement, à la rigueur, de musulmans qui se fondent comme individus dans la République en adhérant aux discours dominants d'un universel « imposé »...

Discutons-en, à partir de débats réels. Et sans déformation des points de vue.

Tariq Ramadan préconise systématiquement, y compris dans cet Appel, les dialogues et écoutes des critiques « externes ». Pas n'importe quelle critique, certes. Mais nous qui nous sommes mobiliséEs contre les discours et pratiques « civilisatrices » et impériales du monde occidental, ne sommes nous pas en mesure « d'entendre » et de soutenir le rejet des comportements arrogants et l'exigence des démarches autonomes ?

En tous les cas, ni dans les pratiques associatives, ni dans la démarche de cet Appel il ne s'agit de pousser les musulmans à un repli sur eux-mêmes ou de renoncer à des combats universels...

4°) Les « dérives relativistes » en France ?

Bernard Cassen ne prouve pas réellement le fondement de la question posée- la supposée acceptation du « relativisme culturel ». Il se contente d'affirmer, sans préciser quels ont été les enjeux et débats réels.

Sont de fait désignés, derrière de supposées dérives, ceux et celles, dont nous sommes, qui considèrent que les principes de la laïcité ne sont pas respectés quand les religions sont traitées de façon inégalitaires (la Loi de mars 2004 a bien été en pratique une loi contre le foulard islamique ; et il faut voir en Alsace Moselle « l'égalité de traitement » des religions !). Nous demandons l'abrogation de cette loi de 2004 au nom de l'esprit de la laïcité qu'elle trahit à nos yeux et parce qu'elle a libéré bien des pratiques discriminatoires. De même, sommes-nous opposéEs à l'exclusion des élèves voilées de l'école publique, non pas en renonçant au féminisme, mais en son nom : parce que l'éducation dans l'école publique et mixte est une condition d'émancipation ; parce que l'exclusion signifie le renvoi au foyer ou aux écoles confessionnelles ; et parce qu'enlever de force le voile n'a jamais été émancipateur... Nous sommes en même temps solidaires des femmes qui résistent au port d'un foulard imposé...

Nous soutenons également l'appel des « indigènes » contre le post-colonialisme par devoir de mémoire sur le passé et le présent post-colonial de la France et contre des discriminations spécifiques réelles envers les populations éternellement « issues de l'immigration » post-coloniale.

Autrement dit, alors que les divergences portent sur la non réalisation des principes et valeurs de la laïcité, de la démocratie, du féminisme et de l'universalisme, Bernard Cassen et cet interview décrètent qui a le droit de se revendiquer de ces valeurs - tous les autres étant des « relativistes culturels ».

Dans le « mouvement des mouvements », lieu de confluences de multiples autonomies, engager des combats en tant que communauté particulière (femmes, paysans, musulmans...) ne signifie pas nécessairement s'enfermer de façon « relativiste », mais peut signifier au contraire l'obligation pour tous les autres d'« entendre » ce qui a été étouffé, d'élargir les horizons de pensée des unEs et des autres... Ce sont là autant de préconditions à des convergences substantielles autour de valeurs devenant universelles.

Nous vous remercions de bien vouloir publier cette contribution comme droit de réponse et composante de débats nécessaires.

Avec nos salutations sincères et cordiales

[1] Co-signataires de cette lettre, nous sommes tous les trois (Monique Crinon, Bernard Dréano et Catherine Samary) impliqués avec des histoires et trajectoires politiques et idéologiques différentes dans le mouvement altermondialiste en étant membres d‘Attac France. Mais nous avons aussi en commun d'être membres initiateurs ou actifs du Collectif Une Ecole pour toutes et tous (et pour Monique C et Catherine S du Collectif des Féministes pour l'égalité), en résistance à la Loi sur le port des signes religieux « ostentatoires » - et de soutenir l'Appel dit des « Indigènes » contre le post-colonialisme en France.


28 Avril 2005 17:45 | Permalien


Nuovi proletari, vecchi princìpi, interview de Bernard Cassen A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

interview parue dans la journal italien Il Manifesto, 12 avril 2005

Bernard Cassen parla del controverso rapporto tra sinistra radicale e islam

Il direttore generale di Le Monde Diplomatique e presidente onorario di Attac parla del relativismo culturale che sembra aver contagiato parte della sinistra « altermondialista » : « E' sempre un errore accantonare i princìpi fondamentali in nome del dialogo con interlocutori che non li condividono »

ANNA MARIA MERLO PARIGI

E'dal Forum sociale di Parigi, due anni fa, che la questione è esplosa apertamente - con la conseguenza, finora, di una spaccatura nel movimento altermondialista e di una sua crisi, venuta alla luce al Forum sociale di Londra : perché parte della sinistra si è lasciata trascinare in un'applicazione selettiva dei valori universali ? Ovvero, perché la sinistra ha aperto il vaso di Pandora del relativismo culturale ? Abbiamo rivolto questa domanda a Bernard Cassen, presidente onorario di Attac e direttore generale de Le Monde Diplomatique, che ha fronteggiato questa lacerazione, dibattuta in Francia più che altrove. L'occasione è data dall'intervista con Tariq Ramadan, apparsa recentemente sul manifesto, in cui egli parla della sua proposta di una « moratoria » sulla lapidazione - cioè della possibilità di mettersi attorno a un tavolo a discutere dell'opportunità o meno di un crimine contro l'umanità.

L'estrema sinistra sta sacrificando i principi universali sull'altare del dialogo con gli oppressi ?
Qualunque sia l'interlocutore con cui dobbiamo lavorare - e ce ne sono numerosi - non possiamo sacrificare i principi repubblicani fondamentali, come quello dell'eguaglianza uomo-donna o della laicità, quindi della distinzione tra un « io » religioso e un « io » politico, a vantaggio di considerazioni a breve termine.

Che cosa invece spinge verso questa scelta ?
In Francia c'è una situazione specifica, che però esiste anche altrove : è la cattiva coscienza del colonizzatore, che fa sì che la sua colpa non venga mai espiata. E' come un peccato originale, che viene assunto anche da chi ha lottato contro la colonizzazione, magari rischiando. Io, che ho partecipato a questa lotta quando ero studente, per esempio alla manifestazione a Charonne dove ci sono stati otto morti, non ho nulla da rimproverarmi personalmente : ma dovrei assumere su di me la responsabilità dei misfatti della colonizzazione del XIX secolo. Questo atteggiamento è presente nell'estrema sinistra e tra i Verdi : mettono in causa, giustamente, le derive e i crimini di questo o quel governo, ma ne addossano la responsabilità al paese intero, mentre molti cittadini stavano dall'altra parte. Viene cioè operata una focalizzazione su parte della storia coloniale e post-coloniale che determina il resto dei comportamenti.

Esistono poi altri obiettivi più immediati : una parte della sinistra pensa che siamo alla fine del proletariato tradizionale, quello di Marx per intenderci, che non esisterebbe più - anche se in Francia ci sono 6 milioni di operai - e si creano un « proletariato di sostituzione », costituito dagli immigrati. Così dicono che il nuovo proletariato ha ragione e fanno un corto circuito : immigrati uguale islam uguale Ramadan che si è autoproclamato portavoce delle banlieues. Dimenticando che nelle banlieues ci sono anche dei non musulmani, e che tra i musulmani la maggioranza non è praticante. Il loro argomento è che nelle banlieues oggi i giovani soffrono di discriminazioni - il che è vero - e per questo si riconoscono nell'islam ; e che, all'interno dell'islam, è con Tariq Ramadan che bisogna dialogare se si vuole evitare che questi giovani cadano nell'integralismo. Il male minore.

Ma intanto, come militante di Attac, devo dire che non ho mai visto né Ramadan né i suoi partecipare alle lotte degli altermondialisti, contro il liberismo, contro i paradisi fiscali, la speculazione finanziaria, gli ogm, mai una parola. Inoltre, Ramadan sfrutta il senso di colpa della sinistra verso gli immigrati. Bisogna ricordare che non abbiamo aspettato lui per lottare per i diritti concreti degli immigrati : lui però fa passare questa lotta sotto un altro registro e molti non ne vedono la differenza.

Malgrado tutte le precauzioni di stile a cui ricorre, Ramadan afferma che le leggi della repubblica vanno bene solo fino a quando non sono in contraddizione con l'islam. Quando propone la moratoria sulla sharia, a chi si rivolge ? Ramadan non si vede come un cittadino svizzero (qual è) ma come un membro della comunità dei credenti. E' scandaloso aspettarsi che dei teologi discutano se la lapidazione è bene o male, perché accettando questo livello di discussione ci si situa nella lotta fondamentalista.

Che alcuni altermondialisti laici e femministi accettino di servire da trampolino per questa impresa di islamizzazione, reazionaria nel senso stretto del termine, può sembrare incredibile. Ma hanno una risposta pronta e senza dubbio sincera : poiché Ramadan dispone di un pubblico di giovani che lo ascoltano e lo riveriscono, discutiamo con loro. Al contatto con noi, modificheranno la loro visione delle cose e forse li convinceremo ad accettare le nostre idee. Questo calcolo, che sa di recupero, è di un candore disarmante. Sembra il partito comunista francese degli anni d'oro, che si proponeva di « spiumare il pollo socialista » ; questi ingenui vogliono « spiumare il pollo musulmano ».

Ramadan seduce parte dell'estrema sinistra perché pretende di parlare a nome degli oppressi. E' un'analisi grottesca, non fa riferimento infatti a un'analisi di classe, visto che tra i musulmani ci sono i ricchi e i poveri, e che l'essere musulmano è rilevante solo in una logica interclassista. Ramadan è un predicatore, come i missionari cattolici ; vuole attirare la gente alla sua causa.

L'alleanza tra islam ed estrema sinistra è avvenuta in particolare in Gran Bretagna ?
In Gran Bretagna c'è anche una questione elettorale, poiché a Londra una parte consistente degli elettori sono di origine immigrata, e la loro maggioranza è musulmana. Per l'estrema sinistra anti-Blair questa è un'alleanza elettorale che funziona e che viene giustificata sostenendo che i musulmani sono il nuovo popolo oppresso. Ma a questa posizione va fatta una critica di fondo : di aver di fronte, in un dialogo aperto in quanto cittadini, interlocutori che invece dialogano in quanto musulmani, e che pongono l'appartenenza religiosa ben davanti alla cittadinanza. E' quindi un dialogo impossibile, poiché non si parla della stessa cosa e si hanno in mente finalità molto differenti : se si agisce in quanto musulmani, si hanno regole e codici che non hanno nulla a che vedere con il posto concreto in cui si vive. Per me questa è un'illusione completa di una parte della sinistra. Alex Callinicos, leader del partito trotzkista Socialist Worker Party, teorizza questa alleanza paragonando i musulmani ai lavoratori irlandesi cattolici di un secolo e mezzo fa per il fatto che, in periodi diversi, gli uni e gli altri hanno subito l'oppressione imperiale britannica. Ma dimentica volontariamente che gli irlandesi si consideravano dei lavoratori impegnati nelle lotte sociali, mentre i militanti di alcune organizzazioni musulmane si considerano musulmani e basta.

La presenza di Ramadan al Forum sociale di Parigi aveva sollevato molte critiche. Perché era stato invitato ?
Nessuno ha invitato Ramadan. Ma i Forum, a Parigi come a Londra, sono gestiti dalle organizzazioni che dichiarano di aderire ai principi di Porto Alegre e nessuno può impedire le iniziative dei membri, che hanno diritto di tenere seminari e invitano chi vogliono.

La conseguenza dell'accettazione del relativismo culturale è l'esplosione dei comunitarismi. Ultimamente, in Francia, si sono susseguite una serie di petizioni, dagli « indigeni della repubblica », in nome dei colonizzati di un tempo, fino a quella contro il « razzismo anti-bianco » delle manifestazioni dei liceali. Ognuno si chiude nella propria identità comunitaria, le popolazioni di origine immigrata (divise poi al loro interno) gli ebrei, i bianchi franco-francesi ecc., con il rischio di arrivare anche a scontri violenti. Ci stiamo creando una Bosnia in casa nostra attizzando il fuoco delle appartenenze comunitarie e optando per un'applicazione selettiva dei principi universali ?
E' una buona immagine. In Olanda vediamo già i risultati di questa deriva. Bisogna ricordare che questo è un filone sfruttato dalla destra, ed è nella logica dell'amministrazione statunitense attuale. E' una deriva che, una volta avviata, è impossibile fermare. All'origine c'è la colpevole assenza di politica verso le banlieues di vari governi successivi, che ha favorito un ripiego sulla comunità, la sola che fornisce i valori, i criteri della struttura. Ma questo è il colmo dell'incoscienza politica, razzista, che àncora la gente alla propria condizione di origine ed essenzializza delle condizioni contingenti : gli immigrati vengono inchiodati alla condizione di colonizzati e gli altri a quella di colonizzatori. Si crea così un'impasse sulla realtà di fatto - che invece per fortuna è più diversificata. Si creano delle condizioni vicine alla guerra civile, non c'è via d'uscita, se ci sono i colonizzati l'unica strada è la lotta di liberazione. In questo modo però si gioca col fuoco, si mettono tutti i musulmani nello stesso sacco, mentre la maggioranza è ostile all'integralismo : sono persone laiche come noi. I decenni di scandalosa indifferenza dei governi nei confronti delle zone urbane dove si concentrano tutti i problemi sociali, la disoccupazione di massa dei giovani, le discriminazioni e a volte il razzismo quotidiano di cui molti sono vittime, hanno fatto di queste zone dei territori di « non-diritti », dove sono negate tutte le aspirazioni a una cittadinanza piena ed intera e quindi scompare ogni progetto collettivo. Ciò spiega i ripieghi sulle comunità che, dopo tutto, sono nicchie di solidarietà introvabile altrove.

Questa è la situazione concreta : che sfida tutte le strutture del movimento sociale - e in particolare quelle che si riconoscono nel movimento altermondialista - a riunire, in quanto cittadini, i giovani di origine immigrata, siano o no musulmani, intorno a obiettivi di trasformazione sociale direttamente tangibili, quindi di rottura con le politiche neoliberiste di cui questi giovani sono le prime vittime. Ma, ripeto, chiunque siano i nostri interlocutori, non dobbiamo sacrificare i principi fondamentali per stabilire un contatto con loro.


12 Avril 2005 17:42 | Permalien


Lettre d'un aborigène de la république (ou pourquoi je signe avec des indigènes), par Bernard Dréano A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

15 mars 2005
Bernard Dréano est président du Cedetim (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale - organisation membre du Collège des fondateurs d'Attac)

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Pourquoi vous êtes-vous rassemblés sur la place ? Il paraît que les barbares doivent arriver aujourd'hui.*

Les barbares sont sous nos murs. Il paraît même que certains sont déjà dans nos murs. Ils portent dans leurs yeux la haine et dans leurs coeurs la guerre, une guerre qu'ils appellent Djihad. Et nous avons peur, peur de ces femmes furtives qui se cachent sous des voiles noirs et refusent de montrer jusqu'à leurs visages, peur de ces jeunes garçons hâbleurs dont les bêtises adolescentes semblent soudain armées du glaive de la foi. Les barbares sont de retour, nos barbares, nos ennemis familiers, ceux du croissant contre la croix, ceux du fellagha contre la France. Ceux de l'obscure régression à laquelle nous opposons notre lumière du progrès, comme toujours au nom de l'universel. Ils pourraient même, modernes vandales, ruiner l'édifice de liberté que nous avons tant de mal à construire et à préserver et que nous appelons République.

C'est ce discours là que j'entends maintenant chaque jour, pour condamner certains de mes amis, certaines des initiatives militantes auxquelles je participe, comme le Collectif une école pour toutes et tous ou les Assises de l'anticolonialisme. Je dis bien condamner, promettre à la damnation, car on ne peut évidemment pas discuter avec les barbares. Certains autres de mes amis, ou de mes camarades de longue date, participent sans vergogne à ces excommunications brutales, ou du moins les approuvent tacitement. Est-ce parce que j'ai signé l'appel des indigènes de la république qu'ils évitent mon regard, s'abstiennent de répondre à mes arguments, quand je leur dis que les barbares ne sont pas là où ils le pensent ? Oserons-t-ils continuer à esquiver le débat quand ils recevront cette lettre qui leur est très précisément destinée ? Ou devrais-je cesser de les considérer comme des amis, comme des camarades ?

Lire la suite sur le site du Cedetim


15 Mars 2005 13:42 | Permalien


Les mots sont importants. A propos de l'appel des « indigènes de la République », par communautarisme.net A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

Par communautarisme.net, 14 mars 2005

Lancé à l'initiative d'organisations musulmanes et de groupes d'extrème-gauche et diffusé initialement par le site musulman oumma.com le 18 janvier 2005, l'appel «Nous sommes les indigènes de la République !...»(*) provoque de vifs débats à gauche et révèle en creux le fond idéologique du courant multiculturaliste français, entre francophobie, terrorisme intellectuel et prétention à incarner les nouveaux «damnés de la terre» que seraient les immigrés et leurs enfants.

C'est avec des sentiments mêlés que la grande majorité des Français « issus de l'immigration » va probablement accueillir l'appel « Nous sommes les indigènes de la République !... ».
D'un côté, il est certain que beaucoup auront l'heur d'apprendre qu'on dit enfin – peut-être maladroitement mais avec quelle fougue ! – ce qu'il leur arrive de penser tout bas. A savoir : que la France ne les a jamais vraiment acceptés et qu'ils ne sont pas considérés comme ils devraient l'être, continuant de faire les frais des inégalités sociales redoublées par les discriminations raciales (il ne fait certes pas bon s'appeler Mohammed pour louer un logement, prendre un crédit, trouver un travail ou passer à la télévision en prime time).
D'un autre côté, ce texte va les agacer. D'abord parce qu'on parle en leur nom avec un discours d'une radicalité qu'ils sont sans doute loin de partager tout à fait. Ensuite parce que ce texte leur répète qu'ils ne sont pas des Français comme les autres et, partant, les dépossèdent de leur qualité de Français alors même qu'ils ont l'impression de déployer tous les efforts imaginables pour être reconnus comme des citoyens à part entière. Enfin parce que la France est leur pays et qu'il est toujours douloureux d'en entendre dire du mal.
En vérité, les enfants de l'immigration post-coloniale ont besoin d'entendre une autre voix que celle de leurs faux amis qui, sur le mode du discours compassionnel, les enferment dans un ghetto identitaire qui suinte le ressentiment et la rancœur.

Lire la suite sur communautarisme.net


14 Mars 2005 15:18 | Permalien


L'Appel des indigènes de la république A propos de l'Appel "Nous sommes des Indigènes de la République"

Appel rendu public en janvier 2005 sur le site oumma.com.
Cet appel a été signé par plusieurs membres des instances d'Attac, en particulier :
Jean-Luc Cipière (membre du conseil d'adimistration d'Attac), Monique Crinon (Cedetim), Bernard Dréano (président du Cedetim), Thomas Coutrot (économiste, membre du conseils cientifique), Gustave Massiah (Cedetim/IPAM et vice-président d'Attac), Catherine Samary (membre du conseil scientifique d'Attac), Sadri Khiari

Discriminés à l'embauche, au logement, à la santé, à l'école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l'immigration post-coloniale sont les premières victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation. Indépendamment de leurs origines effectives, les populations des « quartiers » sont « indigénisées », reléguées aux marges de la société. Les « banlieues » sont dites « zones de non-droit » que la République est appelée à « reconquérir ». Contrôles au faciès, provocations diverses, persécutions de toutes sortes se multiplient tandis que les brutalités policières, parfois extrêmes, ne sont que rarement sanctionnées par une justice qui fonctionne à deux vitesses. Pour exonérer la République, on accuse nos parents de démission alors que nous savons les sacrifices, les efforts déployés, les souffrances endurées. Les mécanismes coloniaux de la gestion de l'islam sont remis à l'ordre du jour avec la constitution du Conseil français du Culte Musulman sous l'égide du ministère de l'Intérieur. Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d'exception aux relents coloniaux. Tout aussi colonial, le parcage des harkis et enfants de harkis. Les populations issues de la colonisation et de l'immigration sont aussi l'objet de discriminations politiques. Les rares élus sont généralement cantonnés au rôle de « beur » ou de « black » de service. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas « français », en même temps qu'on conteste « l'enracinement » de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause. Sans droit ni protection, menacées en permanence d'arrestation et d'expulsion, des dizaines de milliers de personnes sont privées de papiers. La liberté de circulation est déniée ; un nombre croissant de Maghrébins et d'Africains sont contraints à franchir les frontières illégalement au risque de leurs vies.

La France a été un Etat colonial... Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l'Afrique sub-saharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l'histoire, effacé la mémoire. Les tirailleurs d'Afrique, chair à canon pendant les deux guerres mondiales, restent victimes d'une scandaleuse inégalité de traitement.

La France reste un Etat colonial ! En Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie règnent répression et mépris du suffrage universel. Les enfants de ces colonies sont, en France, relégués au statut d'immigrés, de Français de seconde zone sans l'intégralité des droits. Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l'ancienne métropole et le capital international. Son armée se conduit en Côte d'Ivoire comme en pays conquis.

Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s'y réduire, la politique coloniale. Non seulement le principe de l'égalité devant la loi n'est pas respecté mais la loi elle-même n'est pas toujours égale (double peine, application du statut personnel aux femmes d'origine maghrébine, sub-saharienne...). La figure de l'« indigène » continue à hanter l'action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s'imbrique à d'autres logiques d'oppression, de discrimination et d'exploitation sociales. Ainsi, aujourd'hui, dans le contexte du néo-libéralisme, on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateurs du marché du travail pour étendre à l'ensemble du salariat encore plus de précarité et de flexibilité.

La gangrène coloniale s'empare des esprits. L'exacerbation des conflits dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, se réfracte immédiatement au sein du débat français. Les intérêts de l'impérialisme américain, le néo-conservatisme de l'administration Bush rencontrent l'héritage colonial français. Une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut, se transforme en agents de la « pensée » bushienne . Investissant l'espace de la communication, ces idéologues recyclent la thématique du « choc des civilisations » dans le langage local du conflit entre « République » et « communautarisme ». Comme aux heures glorieuses de la colonisation, on tente d'opposer les Berbères aux Arabes, les Juifs aux « Arabo-musulmans » et aux Noirs. Les jeunes « issus de l'immigration » sont ainsi accusés d'être le vecteur d'un nouvel anti-sémitisme. Sous le vocable jamais défini d'« intégrisme », les populations d'origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d'une nouvelle barbarie qui menacerait l'Occident et ses « valeurs ». Frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme, cette offensive réactionnaire s'empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène. Attribuer le monopole de l'imaginaire colonial et raciste à la seule extrême-droite est une imposture politique et historique. L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français.

La décolonisation de la République reste à l'ordre du jour ! La République de l'Egalité est un mythe. L'Etat et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières, que l'universalisme égalitaire, affirmé pendant la Révolution Française, refoule ce nationalisme arc-bouté au « chauvinisme de l'universel », censé « civiliser » sauvages et sauvageons. Il est urgent de promouvoir des mesures radicales de justice et d'égalité qui mettent un terme aux discriminations racistes dans l'accès au travail, au logement, à la culture et à la citoyenneté. Il faut en finir avec les institutions qui ramènent les populations issues de la colonisation à un statut de sous-humanité.

Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés. Mais ils n'ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d'humains à travers la résistance héroïque qu'ils ont mené pour s'arracher au joug colonial. Nous sommes leurs héritiers comme nous sommes les héritiers de ces Français qui ont résisté à la barbarie nazie et de tous ceux qui se sont engagés avec les opprimés, démontrant, par leur engagement et leurs sacrifices, que la lutte anti-coloniale est indissociable du combat pour l'égalité sociale, la justice et la citoyenneté. Dien Bien Phu est leur victoire. Dien Bien Phu n'est pas une défaite mais une victoire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité !

Pour ces mêmes raisons, nous sommes aux côtés de tous les peuples (de l'Afrique à la Palestine, de l'Irak à la Tchétchènie, des Caraïbes à l'Amérique latine...) qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale.

NOUS, descendants d'esclaves et de déportés africains, filles et fils de colonisés et d'immigrés, NOUS, Français et non-Français vivants en France, militantes et militants engagé-es dans les luttes contre l'oppression et les discriminations produites par la République post-coloniale, lançons un appel à celles et ceux qui sont parties prenantes de ces combats à se réunir en Assises de l'anti-colonialisme en vue de contribuer à l'émergence d'une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs, et, au-delà, l'ensemble de la société française, dans la perspective d'un combat commun de tous les opprimés et exploités pour une démocratie sociale véritablement égalitaire et universelle.

Le 8 mai 1945 , la République révèle ses paradoxes : le jour même où les Français fêtent la capitulation nazie, une répression inouïe s'abat sur les colonisés algériens du Nord-Constantinois : des milliers de morts !

Le 8 mai prochain, 60ème anniversaire de ce massacre, poursuivons le combat anticolonial par la première Marche des indigènes de la République !

I- Initiateurs-trices

Associations

MAI 59 : Mouvement autonome de l'immigration du Nord, CMF (Collectif des Musulmans de France), Oumma.com, GRAAF (Groupe de Recherches Activistes sur l'Afrique), FETAF (Fédération des Travailleurs d'Afrique en France), Droit des femmes musulmanes de France, collectif Les Mots sont Importants, collectif féministe Les Blédardes, TouTEsegaux.net, Festival Permanent contre les lois racistes (Strasbourg), DiverCité (Lyon), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), groupe de rap « La RUMEUR ».

Individus

Amar Assas (membre du bureau « harkis et droits de l'homme »), Karim Azouz (Collectif des Musulmans de France), Fatima Bammou (travailleuse sociale), Sidi Mohammed Barkat (philosophe), Adnane Ben Youssef (CCIPPP), Said Bouamama (socio-économiste et chargé de recherche à l'IFAR), Hamé Bourokba (groupe de rap « La Rumeur »), Youssef Boussoumah (coordinateur des Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien/CCIPPP), Houria Bouteldja (Collectif féministe les Blédardes), Jamila Chaïbi (militante féministe), Jean-Luc Cipière (membre d'Attac France), Monique Crinon (Cedetim), Christine Delphy (féministe), Bernard Dréano (responsable associatif), Abdelmajid Guelmami (socio-économiste), Moustapha Gueye (membre du cercle Franz Fanon), Tidiane Gueye (Président de la Fédération des Travailleurs d'Afrique en France), Alix Héricord (doctorante en histoire), Fouad Imarraine (CMF), Najat Khanzy (enseignante), Sadri Khiari (membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps), Meriem Laribi (Collectif une Ecole Pour Tous-tes), Laurent Lévy (père de famille), M'Baïreh Lisette (Militant Associatif Antillais), Joëlle Marelli (traductrice), Mehdi Meftah (membre de la coordination des comités Palestine), Corinne Perron (représentante en France de l'USTKE), Nicolas Qualander (membre du comité de rédaction de la revue Contre-Temps), Frédéric Sarkis (militant associatif), Ahcène Taleb (avocat, militant anti-raciste), Pierre Tévanian (professeur de philosophie), Sylvie Tissot (sociologue)

II- Soutiens

Associations

Symbiosophia, Al Houda, UNIR, Les Périphériques vous parlent, Palestine en Marche, Respect Association Lilloise (R.A.L.), Femmes Plurielles, revue Multitudes, Ni Proxos Ni Machos, Cedetim, Association UniCité de Maubeuge (Pour la Citoyenneté, l'égalité des Chances et de Traitement, et la Lutte contre les discriminations) , Association Alternative Couleur Citoyenne (Tours - 37), Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Marseille Solidaire, Cercle des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives, Les Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR), SITE WEB : Peuples & Monde, Collectif des féministes pour l'égalité, SITE WEB : Kalkiya, Association Himeros, FFEME (Femmes Françaises et Musulmanes engagées), SOS 2 Poids 2 Mesures, Revue "le son du mois", Association Aix Solidarité, Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris), Association Fraternité Franco-Africaine (FFA), Association Respaix Generation Conscience, Association Se Connaitre, Collectif Afrique - Lille, Collectif des Sans-Papiers - CSP 59, FASTI

Individus
Marie-France Merrain Astegiani (membre du collectif Esclavage), Khaled Satour (universitaire), Eyal Sivan (cinéaste), Catherine Samary (économiste), Nacira Guénif-Souilamas (sociologue), Salah Amokrane (conseiller municipal Motivé-e-s), Magyd Cherfi (artiste, Toulouse), Suzanne Dracius (écrivain, Martinique), Balétula Pâris Dianbaza (juriste), Corinne Angelini (maire adjointe de St Denis), Malika Zediri (militante associative contre le chomage, conseillère régionale Ile-de-France), Nabila Kéramane (Porte-parole des Verts, Yvelines), Docteur Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine),

Alain Lipietz (groupe Vert/ALE, Parlement européen), Alima Boumediene-Thiery (sénatrice, les Verts), Eric Hazan (La Fabrique), Djazia Satour (chanteuse groupe MIG), François Burgat (islamologue), Thomas Coutrot (économiste), Henri Maler (universitaire, Paris 8), Michael Löwy (directeur de recherches émérite, CNRS), François Gèze (éditeur), Tarek Ben Hiba (conseiller régional), Fernanda Marrucchelli (élue d'arrondissement à Paris, membre du CN du PCF), Stéphane Le Lay (revue Mouvements), Patrice Leclerc (conseiller général Haut-de-Seine), Anne-Sophie Perriaux (historienne), Evelyne Joly-Rostan (cept- Strasbourg), Paul Bouffartigue (sociologue, Directeur de Recherche au CNRS), Pierre Zarka (animateur de l'observatoire des mouvements de la société OMOS), Serge Guichard (membre du comité exécutif national du PCF), Philippe Marlière (politologue, université de Londres), Alain Bertho (anthropologue), Vincent Geisser (chercheur, CNRS), Raymond Vasselon (responsable d'une association laïque), Roger Dubien (conseiller municipal de St-Etienne, forum des réseaux citoyens), Stéphane Coloneaux (président du Comité Métis), Yann Moulier Boutang (directeur de la revue Multitudes), Roger Martelli (directeur de la revue Regards), Pierre Cours-Salies (sociologue, professeur à Paris 8), Emmanuel Videcoq (Membre du Comité de rédaction de la revue Multitudes), Gustave Massiah (cedetim/IPAM), Ali Zahra (cfpe), Sylvestre Jaffard (militant LCR), Jan Pauwels (cept), Bruno Cadez (journaliste), François Lequeux (militants associatif), Yasmina Dif (CEPT-CMF), Antoine Boulangé (Agir Contre la Guerre), Larisse Chamous-Agathe (adhérente à Al Houda, association des femmes musulmanes de Rennes), Emilie Combaz (doctorante en relations internationales), Lahlali Khadija (Al Houda, Collectif rennais contre les lois d'exclusions), Fatima Lahlali (Al houda et Collectif contre les lois d'exclusions), Catherine Cauwet (cfpe), Sonia Gharbi (Attachée commerciale), Ismahane Chouder (Symbiosophia), Raul Mora ( libraire), Nourhen Imarraine (militante associative), Jérôme Perret (Militant AC !), Olfa Lamloum (politologue), Georges Günther (membre du Forum des réseaux citoyens de St-Etienne), Ali Aissaoui (Président d'Unir), Ndella Paye (PSM), Bahija Ouezini (militante féministe), Jean-Claude Meyer (professeur honoraire de philosophie, Strasbourg), Cécilia Baeza (Sciences potiches se rebellent), Danièle Mourgue (Professeur, CFPE, Lyon), Zouina Meddour (directrice du centre social « la maison des tilleuls », Blanc-Mesnil), Jacques Fortin (LCR, Avignon), Louiza Belhamici (CFPE), Virginia Marconi (éditrice),

Soumia (CEPT), Nathalie Dollé (journaliste), Fouzia Bareha (Al Houda), Mariam Abdelkadir (Al Houda), Ilham Dagniet (infirmère, Rennes), Karima Aazi (étudiante en biologie), Fatima Ali (CEPT), Christelle Hamel (sociologue), Alice Dula (CEPT), Hassan Berber (CGT), Nelly Bourguet-Canale (CEPT), Valérie Lesaffre (designer textile), Fatima Sissani (journaliste), Fabien Bonnassieux (militant associatif), Philippe Villechalane (militant associatif), Marie Perin (militante des JCR et de la LCR), Yasmina Kherfi (monteuse vidéo),

Rachid Zrioui (professeur des écoles), Jean-Jacques Angelini (militant AFPS Nord Pas de Calais), Sandrine Cypryszczak (militante LCR), Isabelle Lorand (chirurgienne), Renaud Cornand (Aix-Solidarité), Nadine Stoll (responsable du PCF de la Haute-Garonne), Sylvie Larue (membre du CN du PCF), Meriem Guettari ( étudiante ), Ahmed Abdelouadoud (Centre Al Qalam), Houda Gueddoudj (Réseau Action Jeunes), Rachid Oulmi ( Forum des Réseaux Citoyens ), Nadia Touil (étudiante), Amina Sahel ( Réseau Egalité des Droits - Forum des Réseaux Citoyens), Patrick Silberstein (Éditions Syllepse), Leila Boubakri (étudiante en sociologie), Saer Saïd (militant associatif), Annie Couëdel (Maître de conférences en sciences sociale de l'éducation, Snesup), Ramzi Oueslati (militant associatif), Bertrand Lazard Peillon (LCR), Naceur Benrabah (Syndicaliste), Siryne Zoughlami (professeur de philosophie), François Tarot (musicien), Danielle Sanchez (ingénieur), Clément Aumeunier (militant associatif - Motivé-e-s), Françoise Galland (maire adjointe, XXème arrondissement), Jean-Philippe Milesy (président de Resol) Horri Badia (technicienne de la documentation),

Emmanuel Dubuc (Informaticien), Patrick Mony (juriste), Michel Jouvin (Cedetim), Fatiha Dahmani (enseignante), Michèle Sibony (professeur de Lettres), Hamida Bensadia (féministe et militante des droits de l'homme), Gilles Bénard (Alternative Citoyenne), Hichem Abdessamed (chercheur, membre de l'association Filigranes), Gil Anidjar (chercheur), Sabrina Cerqueira (professeur de philosophie), Grégory Mikaelian (doctorant), Lucile Daumas (documentaliste, Maroc), Emmanuel Levaufre (professeur de philosophie), Elisabeth Longuenesse (chercheuse, membre d'Attac), Marie Cousein (étudiante en psychologie), Marie-Claire Culie (membre du CEN du PCF), Mohamed El Yamani (traducteur), Jean-christophe Chaumeron (syndicaliste CGT), Anne-Marie Chartier (enseignante à la retraite), Guillaume Lachenal (GRAAF),

Jean-Yves Barrère (Cedetim), Sonia Fayman (Cedetim), Aïcha Touati (féministe, militante des droits de l'homme), Abdelatif Laoufi (chanteur du groupe Gaada),Annie Héricord (assistante sociale)

Lire l'intégralité de l'Appel sur le site des Indigènes de la République


10 Janvier 2005 17:35 | Permalien



Ce site présente les points de vue contradictoires qui s'expriment au sein de l'association Attac sur les questions de la laïcité, de la collaboration avec des organisations religieuses ou encore du communautarisme.
Il s'agit d'interventions de membres de l'association, qui s'expriment à titre personnel.
Ce site est réalisé par l'équipe de l'Observatoire du communautarisme, en toute indépendance. Il s'inscrit dans le cadre théorique de nos travaux : celui de l'universalisme républicain et de l'idéal social et laïque.

Julien Landfried, directeur de l'Observatoire du communautarisme


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