Débats et polémiques à ATTAC autour de la question de la laïcité - www.communautarisme.net/attaclaicite
15 Mars 2005
Il y a un an la loi du 15 mars..., par Respublica
Tribunes favorables à la laïcité et au républicanisme civique
presse OC
ReSPUBLICA N° 339, le 15 mars 2005
Il y a un an, le 15 mars 2004, la loi contre les signes religieux à l'école était votée, à une très forte majorité, à l'assemblée nationale. Quand la campagne commença (suite à une tribune parue dans Libération, en mai 2003, signée par Bernard Teper, Pierre-André Taguieff, Michèle Tribalat et Catherine Kintzler), cette proposition fut combattue par toutes les forces politiques, associatives et syndicales de l'époque. Certes, on trouvera, parmi ses opposants, les dignitaires chrétiens, juifs et musulmans. On vit l'extrême droite chrétienne hurler au laïcisme, et organiser, derrière Bernard Antony, du Front national, une manifestation de protestation. Bayrou, voulant défendre les petites croix catholiques, fut également dans le camp des opposants à la loi, comme Sarkozy, qui avait donné des gages à l'UOIF, et qui avoua ensuite sa préférence pour la laïcité ouverte.
Mais le plus grand affrontement ne se situa pas de ce côté. Le débat sur la laïcité fit exploser le consensus qui régnait, sur la question, dans toutes les organisations de gauche. Les bureaucrates avaient confisqué le débat des années durant, le couvercle de la marmite ne pouvait que se soulever ! Cette loi a servi à deux choses.
Elle a d'abord, bien qu'imparfaite, freiné l'offensive que l'intégrisme islamique menait, en toute impunité, pour le plus grand plaisir des autres religions, dans les écoles et partout ailleurs, depuis plus de quinze ans.
Elle a permis, à travers les commissions Stasi et Debré, de libérer la parole, et d'enfin pouvoir exprimer la gravité des souffrances des jeunes filles dans les quartiers populaires, suite aux démissions de l'Etat. Les témoignages de Jean-Claude Santana et de l'équipe de La Martière, de Martine Ruppé et Roland Clément, enseignants à Flers, de Nadia Amiri, infirmière, de Fadela Amara, et bien d'autres acteurs sociaux seront déterminants dans la prise de conscience des élus de la République quant à la nécessité de légiférer au plus vite.
Surtout, cette période a été un révélateur du délabrement d'une partie de la gauche, sur la laïcité, et de sa complaisance avec les bigots musulmans provoiles, eux qui ruent dans les brancards à la première offensive catholique ! Démasqués, le Mrap et Aounit, la LDH et Tubiana, les Verts Lipietz-Mamère, la tendance LCR Samary-Zafari- Socialisme par en Bas, la FSU tendance SNUIPP, les syndicats Sud Solidaires Annick Coupé, les féministes à la Delphy, l'équipe Tevanian Les Mots sont importants, les communistes communautaristes autour d'Alternatives citoyennes, les associations de type Cedetim, les sociologues communautaristes genre Bouamama, sans oublier bien sur l'inimitable Ternisien et son collègue Tincq, du journal "Le Monde", Alain Gresh, du Monde Diplomatique et le journal "Politis" de Bernard Langlois, qui consacreront toute leur énergie à multiplier les tribunes favorables à Ramadan et aux partisans du voile, et à présenter les laïques comme des liberticides.
Les citoyens de gauche, les vrais, les républicains, découvriront avec stupéfaction la hargne antilaïque de toute cette frange de gauche, qui ira du soutien aux manifestations de jeunes filles voilées dans Paris, au film pyromane "Un racisme à peine voilé", à l'appel à refuser la loi de rentrée, pour finir, par l'appel raciste et communautariste "Les indigènes de la République" (que toutes les personnes citées ne signeront pas).
Ils constateront que les dictatures islamistes, et le Vatican, multiplieront les prises de position, voire les menaces, contre la France et sa loi.
Tout au long de cette année, cette gauche, au sein du collectif « Une Ecole pour tous-tes », en parfaite complémentarité avec les islamistes de l'UOIF et le Collectif des Musulmans de France, n'aura de cesse de mener une guerre sans merci à la laïcité, et à ses organisations.
Certains essaieront même de faire la peau à l'Ufal et à Respublica, à travers des campagnes de calomnies nauséeuses, parues dans "Le Monde" (merci pour la pub, Ternisien), Ras'l'Front (merci Monzat) et le site oumma.com (merci Geisser), et tenteront, tout aussi vainement, de salir notre collaborateur Jocelyn Bézecourt. D'ailleurs, dans son édition d'aujourd'hui (15 mars), Le Monde persiste dans sa stratégie.
D'une part il attribue, dans son édito, l'efficacité de la loi au Conseil Français du Culte Musulman et à l'émotion suscitée par la prise en otage des journalistes français en Irak en septembre 2004, et d'autre part, sous la plume de Ternisien, il assure avec la complaisance habituelle la promotion d'un livre de Thomas Abdallah Milcent censé analyser la situation.
Plus cette tendance perd, plus elle devient agressive. Ils ont ridiculisé toute la gauche le 7 novembre, en l'invitant à manifester avec l'extrême droite islamiste antisémite et "Une Ecole pour tous-tes", contre le racisme. Ils ont montré leur vrai visage à Londres, où, sous l'influence des trotskystes du SWP et des islamistes, ils ont parasité le forum, insulté la laïcité française, et injurié Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac. Ils ont été battu à plate couture le 8 mars, au sein du Collectif National des Droits des Femmes (CNDF), quand ils n'ont pas accepté la décision majoritaire des féministes de refuser enfin la présence d'"Une Ecole pour tous-tes", et que des pans entiers ont rejoint les manifestations de "Ni Putes Ni Soumises" du 6 mars. Aujourd'hui, ils accompagnent les pires discours communautaristes, alimentent un neo-racisme, déguisé en lutte contre le colonialisme, et entendent dévoyer la commémoration du 8 mai 1945, qui marque la victoire contre le fascisme, en instituant le procès de la République, obligatoirement raciste et colonialiste, et en encourageant le repli communautariste. Un de leurs meilleurs relais, Alain Lipietz, se bat lui au Parlement européen, soutenu par des parlementaires britanniques de toute obédience, pour déclarer la loi française illégale.
De plus en plus minoritaires dans l'opinion, ils radicalisent leur discours, qui est une aubaine pour les incendiaires de la République, qui veulent transférer en France le conflit israëlo-palestinien, et qui trouvent qu'on en fait trop pour Auschwitz, que finalement Dieudonné n'a peut-être pas tout-à-fait tort. Heureusement, de plus en plus, se lève dans toute la société une réaction laïque. Même si elle n'est pas toujours exprimée clairement, les Français tiennent à ce modèle de société. Ils n'ont pas envie de voir le président de leur pays jurer sur la Bible, pas envie de voir les curés passer à la caisse comme en Alsace-Moselle, pas envie de voir les rabins et les imams devenir des salariés d'Etat, pas envie de voir des mosquées envahir l'espace public, financées par les contribuables, et pas davantage envie de voir les règles obscurantistes religieuses prendre le pas sur les lois de la République. C'est cela que les citoyens français comprennent, sentent, au fond de leurs tripes. C'est pourquoi ils jugeront avec la plus grande sévérité les militants « de gauche » qui confondent défense de la laïcité avec racisme, et complicité avec l'islamisme avec tolérance.
Mais le plus grand affrontement ne se situa pas de ce côté. Le débat sur la laïcité fit exploser le consensus qui régnait, sur la question, dans toutes les organisations de gauche. Les bureaucrates avaient confisqué le débat des années durant, le couvercle de la marmite ne pouvait que se soulever ! Cette loi a servi à deux choses.
Elle a d'abord, bien qu'imparfaite, freiné l'offensive que l'intégrisme islamique menait, en toute impunité, pour le plus grand plaisir des autres religions, dans les écoles et partout ailleurs, depuis plus de quinze ans.
Elle a permis, à travers les commissions Stasi et Debré, de libérer la parole, et d'enfin pouvoir exprimer la gravité des souffrances des jeunes filles dans les quartiers populaires, suite aux démissions de l'Etat. Les témoignages de Jean-Claude Santana et de l'équipe de La Martière, de Martine Ruppé et Roland Clément, enseignants à Flers, de Nadia Amiri, infirmière, de Fadela Amara, et bien d'autres acteurs sociaux seront déterminants dans la prise de conscience des élus de la République quant à la nécessité de légiférer au plus vite.
Surtout, cette période a été un révélateur du délabrement d'une partie de la gauche, sur la laïcité, et de sa complaisance avec les bigots musulmans provoiles, eux qui ruent dans les brancards à la première offensive catholique ! Démasqués, le Mrap et Aounit, la LDH et Tubiana, les Verts Lipietz-Mamère, la tendance LCR Samary-Zafari- Socialisme par en Bas, la FSU tendance SNUIPP, les syndicats Sud Solidaires Annick Coupé, les féministes à la Delphy, l'équipe Tevanian Les Mots sont importants, les communistes communautaristes autour d'Alternatives citoyennes, les associations de type Cedetim, les sociologues communautaristes genre Bouamama, sans oublier bien sur l'inimitable Ternisien et son collègue Tincq, du journal "Le Monde", Alain Gresh, du Monde Diplomatique et le journal "Politis" de Bernard Langlois, qui consacreront toute leur énergie à multiplier les tribunes favorables à Ramadan et aux partisans du voile, et à présenter les laïques comme des liberticides.
Les citoyens de gauche, les vrais, les républicains, découvriront avec stupéfaction la hargne antilaïque de toute cette frange de gauche, qui ira du soutien aux manifestations de jeunes filles voilées dans Paris, au film pyromane "Un racisme à peine voilé", à l'appel à refuser la loi de rentrée, pour finir, par l'appel raciste et communautariste "Les indigènes de la République" (que toutes les personnes citées ne signeront pas).
Ils constateront que les dictatures islamistes, et le Vatican, multiplieront les prises de position, voire les menaces, contre la France et sa loi.
Tout au long de cette année, cette gauche, au sein du collectif « Une Ecole pour tous-tes », en parfaite complémentarité avec les islamistes de l'UOIF et le Collectif des Musulmans de France, n'aura de cesse de mener une guerre sans merci à la laïcité, et à ses organisations.
Certains essaieront même de faire la peau à l'Ufal et à Respublica, à travers des campagnes de calomnies nauséeuses, parues dans "Le Monde" (merci pour la pub, Ternisien), Ras'l'Front (merci Monzat) et le site oumma.com (merci Geisser), et tenteront, tout aussi vainement, de salir notre collaborateur Jocelyn Bézecourt. D'ailleurs, dans son édition d'aujourd'hui (15 mars), Le Monde persiste dans sa stratégie.
D'une part il attribue, dans son édito, l'efficacité de la loi au Conseil Français du Culte Musulman et à l'émotion suscitée par la prise en otage des journalistes français en Irak en septembre 2004, et d'autre part, sous la plume de Ternisien, il assure avec la complaisance habituelle la promotion d'un livre de Thomas Abdallah Milcent censé analyser la situation.
Plus cette tendance perd, plus elle devient agressive. Ils ont ridiculisé toute la gauche le 7 novembre, en l'invitant à manifester avec l'extrême droite islamiste antisémite et "Une Ecole pour tous-tes", contre le racisme. Ils ont montré leur vrai visage à Londres, où, sous l'influence des trotskystes du SWP et des islamistes, ils ont parasité le forum, insulté la laïcité française, et injurié Bernard Cassen, président d'honneur d'Attac. Ils ont été battu à plate couture le 8 mars, au sein du Collectif National des Droits des Femmes (CNDF), quand ils n'ont pas accepté la décision majoritaire des féministes de refuser enfin la présence d'"Une Ecole pour tous-tes", et que des pans entiers ont rejoint les manifestations de "Ni Putes Ni Soumises" du 6 mars. Aujourd'hui, ils accompagnent les pires discours communautaristes, alimentent un neo-racisme, déguisé en lutte contre le colonialisme, et entendent dévoyer la commémoration du 8 mai 1945, qui marque la victoire contre le fascisme, en instituant le procès de la République, obligatoirement raciste et colonialiste, et en encourageant le repli communautariste. Un de leurs meilleurs relais, Alain Lipietz, se bat lui au Parlement européen, soutenu par des parlementaires britanniques de toute obédience, pour déclarer la loi française illégale.
De plus en plus minoritaires dans l'opinion, ils radicalisent leur discours, qui est une aubaine pour les incendiaires de la République, qui veulent transférer en France le conflit israëlo-palestinien, et qui trouvent qu'on en fait trop pour Auschwitz, que finalement Dieudonné n'a peut-être pas tout-à-fait tort. Heureusement, de plus en plus, se lève dans toute la société une réaction laïque. Même si elle n'est pas toujours exprimée clairement, les Français tiennent à ce modèle de société. Ils n'ont pas envie de voir le président de leur pays jurer sur la Bible, pas envie de voir les curés passer à la caisse comme en Alsace-Moselle, pas envie de voir les rabins et les imams devenir des salariés d'Etat, pas envie de voir des mosquées envahir l'espace public, financées par les contribuables, et pas davantage envie de voir les règles obscurantistes religieuses prendre le pas sur les lois de la République. C'est cela que les citoyens français comprennent, sentent, au fond de leurs tripes. C'est pourquoi ils jugeront avec la plus grande sévérité les militants « de gauche » qui confondent défense de la laïcité avec racisme, et complicité avec l'islamisme avec tolérance.
Rédigé par presse OC le 15 Mars 2005 à 15:36
Ce site présente les points de vue contradictoires qui s'expriment au sein de l'association Attac sur les questions de la laïcité, de la collaboration avec des organisations religieuses ou encore du communautarisme. |
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