Débats et polémiques à ATTAC autour de la question de la laïcité - www.communautarisme.net/attaclaicite
L'alliance entre la Commission des Episcopat de la Communauté européenne (COMECE) et les libéraux européens
Les travaux au sein de l'association ATTAC
Contribution de Lucienne Gouguenheim à la filière 18 - La laïcité face à la mondialisation néolibérale de l'université d'été 2005 d'Attac
Rôle de la Commission des Épiscopats de la Communauté européenne (COMECE)
au sein de l'Union européenne.
Il me semble important, pour commencer, de bien situer mon intervention dans le cadre de la laïcité, en rappelant que la laïcité prescrit la séparation du politique, qui régit l'organisation générale des sociétés humaines, et du religieux ou du philosophique, qui permettent à tout être humain de choisir le sens qu'il donne à sa propre vie. Le premier domaine ressortit du droit public, tandis que le deuxième ressortit du droit privé. En termes de droit, est public ce qui concerne l'ensemble des hommes et des femmes d'une nation ou d'une communauté politique. Est privé ce qui intéresse un individu ou plusieurs, librement associés par exemple dans une communauté religieuse.
La conception laïque ne rejette donc pas les religions dans le seul champ individuel : elles font partie de la société civile, mais cette conception laïque refuse de leur donner une fonction institutionnellement reconnue. i[« Si les religions ont tout à fait le droit […] de participer activement aux débats de la société civile, cela ne doit pas conduire de leur part à prétendre exercer une influence politique, et à diriger, ne serait-ce qu'indirectement, des consciences qui ne le souhaiteraient pas »]i (Jean Baubérot).
Dans son livre : La République, les religions, l'Espérance , Nicolas Sarkozy écrit deux phrases qui semblent assez révélatrice de la trame de sa pensée : « Il n'y a pas, en France, de grande tradition de dialogue entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, ce que je regrette » et « il faut officialiser le dialogue entre deux pouvoirs distincts et de légitimité équivalente en leurs domaines respectifs ».
En parlant de « pouvoir » spirituel, Sarkozy ne se contente pas d'envisager la religion en tant qu'elle a une place - de fait - dans la société, place qui lui donne la liberté d'expression publique, comme toute autre organisation de conviction, dans le respect des lois. Mais il lui reconnaît un statut juridique impliquant un partage du pouvoir, fondé sur une conception de type « concordataire », en ce sens que la reconnaissance des religions a pour conséquence l'obligation pour l'Etat de négocier avec les « autorités » de ces religions.
La laïcité ne se définit pas par la distinction du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, mais par la séparation de l'Etat et des groupes de convictions quels qu'ils soient, y compris les religions et les Eglises
L'objectif de la COMECE, comme nous allons le voir, est justement de donner à l'Eglise catholique un statut institutionnel au sein de l'Union européenne.
Il est important de se rappeler que dans le projet de traité constitutionnel, il y avait deux articles que je rappelle.
Lire l'article en texte intégral au format PDF ci-dessous
au sein de l'Union européenne.
Il me semble important, pour commencer, de bien situer mon intervention dans le cadre de la laïcité, en rappelant que la laïcité prescrit la séparation du politique, qui régit l'organisation générale des sociétés humaines, et du religieux ou du philosophique, qui permettent à tout être humain de choisir le sens qu'il donne à sa propre vie. Le premier domaine ressortit du droit public, tandis que le deuxième ressortit du droit privé. En termes de droit, est public ce qui concerne l'ensemble des hommes et des femmes d'une nation ou d'une communauté politique. Est privé ce qui intéresse un individu ou plusieurs, librement associés par exemple dans une communauté religieuse.
La conception laïque ne rejette donc pas les religions dans le seul champ individuel : elles font partie de la société civile, mais cette conception laïque refuse de leur donner une fonction institutionnellement reconnue. i[« Si les religions ont tout à fait le droit […] de participer activement aux débats de la société civile, cela ne doit pas conduire de leur part à prétendre exercer une influence politique, et à diriger, ne serait-ce qu'indirectement, des consciences qui ne le souhaiteraient pas »]i (Jean Baubérot).
Dans son livre : La République, les religions, l'Espérance , Nicolas Sarkozy écrit deux phrases qui semblent assez révélatrice de la trame de sa pensée : « Il n'y a pas, en France, de grande tradition de dialogue entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, ce que je regrette » et « il faut officialiser le dialogue entre deux pouvoirs distincts et de légitimité équivalente en leurs domaines respectifs ».
En parlant de « pouvoir » spirituel, Sarkozy ne se contente pas d'envisager la religion en tant qu'elle a une place - de fait - dans la société, place qui lui donne la liberté d'expression publique, comme toute autre organisation de conviction, dans le respect des lois. Mais il lui reconnaît un statut juridique impliquant un partage du pouvoir, fondé sur une conception de type « concordataire », en ce sens que la reconnaissance des religions a pour conséquence l'obligation pour l'Etat de négocier avec les « autorités » de ces religions.
La laïcité ne se définit pas par la distinction du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, mais par la séparation de l'Etat et des groupes de convictions quels qu'ils soient, y compris les religions et les Eglises
L'objectif de la COMECE, comme nous allons le voir, est justement de donner à l'Eglise catholique un statut institutionnel au sein de l'Union européenne.
Il est important de se rappeler que dans le projet de traité constitutionnel, il y avait deux articles que je rappelle.
Lire l'article en texte intégral au format PDF ci-dessous
Comece-Gouguenheim.pdf
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Ce site présente les points de vue contradictoires qui s'expriment au sein de l'association Attac sur les questions de la laïcité, de la collaboration avec des organisations religieuses ou encore du communautarisme. |
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