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D E R N I E R S O U V R A G E S
Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme. Centre de ressources en ligne en libre accès.
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Mardi 16 Août 2005
Biblio OC
par Barbara Loyer, L'Harmattan, 2000
Le " problème basque " est souvent présenté comme la traduction d'un affrontement séculaire entre le peuple basque, dont l'organisation armée E.T.A. serait le défenseur, et un Etat espagnol oppresseur et dominateur. L'E.T.A. ne représente qu'une petite partie de ce peuple et affronte ouvertement les nationalistes basques qui s'opposent à la lutte armée et défendent le système politique espagnol actuel, même s'ils souhaitent le transformer. Ce livre, issu d'une thèse dirigée par Yves Lacoste, décrit les fondements historiques et culturels de la situation au Pays basque (y compris en France). Il s'attache tout particulièrement à montrer la diversité des opinions politiques des citoyens basques, dont certains sont d'ardents défenseurs de l'Espagne. Il permet de prendre la mesure de la singularité de la nation espagnole et de son face à face, sur son territoire, avec des nations concurrentes. Un livre intelligent sur un sujet difficile.
Rédigé par Biblio OC le Mardi 16 Août 2005 à 00:31
Mardi 2 Août 2005
Biblio OC
de Béatrice Giblin-Delvallet, Fayard, 2005
En deux décennies la France a considérablement changé, et ce sont ces changements que les auteurs ont analysés selon une approche géopolitique. Sur le plan de l'organisation politique et administrative, la mise en place de la régionalisation a profondément fait évoluer les rapports de pouvoirs entre les différentes collectivités territoriales, communes et départements, en bien comme en mal selon les situations. Quoi qu'il en soit, il aura fallu à peine moins de vingt ans pour que ce nouveau territoire de pouvoir s'installe dans le paysage politique français. Si, à leurs débuts, les élections régionales ont été des lots de consolation pour les candidats évincés des élections législatives, ce n'est plus aussi fréquemment le cas. De plus, l'accroissement des compétences octroyées à chaque niveau de pouvoir a entraîné celui de la responsabilité des élus et aussi parfois leurs rivalités. Les lois de décentralisation n'ont en aucune façon affaibli les pouvoirs des communes et des départements au profit des régions, bien au contraire. Ce sont les champs de compétences de chacun d'eux qui furent accrus sans que puisse s'exercer la moindre hiérarchie du département sur la commune et de la région sur le département. Les conseils généraux des départements sont d'ailleurs très loin d'être les perdants de la décentralisation (on peut même se demander si, du fait de l'accroissement de leur champ de compétences, ils ne sont pas devenus plus puissants encore depuis la régionalisation). A cela il faut ajouter de nouveaux territoires de gestion des affaires locales que sont les différentes intercommunalités, et qui sont loin de n'être que des territoires où se règlent des questions techniques (logements, déchets, secours, etc.) ; ce sont aussi des lieux de pouvoirs, ainsi qu'en témoigne le choix de grands maires qui, pour cause de cumul de mandats, choisissent la présidence de l'intercommunalité et laissent le fauteuil de maire à un adjoint choisi avec soin.
Rédigé par Biblio OC le Mardi 2 Août 2005 à 22:08
Dimanche 17 Juillet 2005
Biblio OC
par René Andrau, éditions Bruno Leprince, 1999
La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires a donné lieu à un curieux débat, où le fond est resté absent et où la répétition de l’affirmation ponctuée de gesticulations a tenu lieu d’analyse. Depuis la décision annoncée par le premier ministre de signer la Charte, on a attendu en vain que les grands quotidiens nationaux ouvrent le débat : il n’a pas eu lieu, et ce fut à qui, du Monde ou de Libération, chanterait le mieux la gloire de la Charte, de la modernité dont elle faisait preuve, toute opinion inverse étant taxée d’archaïsme. Le Monde a conclu la série de ses litanies par le terme « intégrisme républicain » pour qualifier la décision du Conseil constitutionnel, se dispensant une fois de plus d’une analyse critique.
Il est nécessaire, comme il se doit dans un débat républicain, que la raison l’emporte sur la passion partisane. Il faut lire la Charte. L’interprétation proposée n’a pas d’autre prétention que d’ouvrir un débat qui n’a pas encore vraiment eu lieu. Est-ce indigne de notre République ?
René Andrau est agrégé de lettres classiques et enseigne le Français au lycée Dumont d’Urville à Toulon. Considérant que les valeurs républicaines, souvent oubliées et décriées aujourd’hui, sont le meilleur rempart contre le risque de désagrégation sociale que fait courir à notre société le libéralisme froid, il a publié en septembre 1998, dans la revue Humanisme, une analyse critique de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Il est, avec André Bellon, le coprésident du Comité républicain contre la Charte.
Rédigé par Biblio OC le Dimanche 17 Juillet 2005 à 12:34
Dimanche 17 Juillet 2005
Biblio OC
Dossier de la revue Hérodote, n°105, 2ème trimestre 2002
En Europe, à la faveur notamment des controverses soulevées par la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe, les langues sont devenues des objets de reconnaissance et de lutte pour des groupes de taille très diverses. Et ce d'autant plus que la démocratisation de nos sociétés depuis la Seconde Guerre mondiale a permis à leurs défenseurs de mieux faire avancer leurs idées. Ces revendications linguistiques font l'objet de débats parfois houleux, car elles soulèvent des questions géopolitiques complexes : reconnaître une langue signifie bien souvent reconnaître le territoire sur lequel elle est ou pourrait être parlée. En outre, la défense des langues régionales ou minoritaires se fait toujours au nom de la sauvegarde de la diversité culturelle, en masquant que les combats linguistiques servent aussi d'arguments pour la conquête du pouvoir. Ce numéro d'Hérodote met l'accent sur la diversité et la complexité géopolitiques des situations linguistiques. Il rassemble notamment les interventions d'un colloque "Langues et territoires" qui s'est tenu à l'université Paris-VIII en octobre 2001.
Rédigé par Biblio OC le Dimanche 17 Juillet 2005 à 09:54
Dimanche 17 Juillet 2005
Biblio OC
par Henri Fréville, éditions Ouest France, 2004
Rédigé par Biblio OC le Dimanche 17 Juillet 2005 à 09:46
Dimanche 17 Juillet 2005
Biblio OC
de Pierre Hillard, éditions Francois-Xavier De Guibert, 2001
Ce livre est un document. Rien de ce qu'il avance n'est inspiré par des sentiments ou des préjugés. Pendant plusieurs années, Pierre Hillard a enquêté méthodiquement sur l'activité directe ou indirecte menée ou encouragée par des organismes officiels allemands pour réveiller ou développer les multiples nationalismes minoritaires dans l'Europe de l'est, du centre et de l'ouest. Après la troisième édition, cette nouvelle présentation apporte de nouveaux et irrécusables documents. Cette politique est une logique ; elle correspond à la vision " ethno-culturelle " racialiste que, malgré l'apparente modification de son code de nationalité, l'Allemagne poursuit depuis le XIXe siècle : " dégager le substrat ethnique de sa gangue étatique avant de procéder à de nouvelles combinaisons. " En d'autres termes, se servir des revendications minoritaires pour détruire les états nationaux. Poursuivie avec constance depuis 1848 par tous les régimes : le IIe Reich, la République de Weimar, le IIIe Reich et ce jusqu'à nos jours, cette activité connaît, dans le cadre de la " construction " européenne, un développement spectaculaire. Charte des langues régionales, Convention-cadre pour la protection des minorités, Charte de l'autonomie locale et régionale, Charte de Madrid (coopération transfrontalière) sont des instruments redoutables directement inspirés par l'Allemagne, contre des nations
simultanément dépouillées par Bruxelles de l'exercice effectif de leur souveraineté. Devant des responsables politiques français inconscients ou pusillanimes, une formidable bataille s'est engagée - dont la Corse n'est que le prélude - à la faveur de l'absurde prétention selon laquelle il serait sans conséquences de faire cohabiter des principes aussi contradictoires que les solidarités nationales et des fédérations ethniques, ceci dans le vide laissé par la destruction des pouvoirs démocratiques souverains. C'est une bataille spirituelle, c'est donc, pour la France, une bataille existentielle.
Rédigé par Biblio OC le Dimanche 17 Juillet 2005 à 09:36
Dimanche 17 Juillet 2005
Biblio OC
d’Yvonne Bollmann, Bartillat, 2001
La Charte des langues régionales et minoritaires, adoptée en 1992 par le Conseil de l’Europe, a soulevé en France un vaste débat. Derrière la protection du patrimoine linguistique se profile la volonté d’instaurer une Europe des régions à caractère ethnique. A l’appui d’une vaste documentation, Yvonne Bollmann retrace la genèse de ce texte. Elle s’interroge sur ses origines méconnues et sur les desseins de ses auteurs tant en Allemagne et en Autriche qu’en France. Cette analyse éclaire la notion de minorité à l’œuvre dans la Charte. S’agissant du cas français, un certain usage des langues régionales pourrait mettre à mal l’unité de la République. La Bataille des langues en Europe décrit ce combat où se mêle la culture et la politique.
Rédigé par Biblio OC le Dimanche 17 Juillet 2005 à 09:32
Samedi 16 Juillet 2005
Biblio OC
de Françoise Morvan, Actes Sud, 2002
Une langue qui meurt, c'est une part du patrimoine de l'humanité qui disparaît : au nom de cette évidence, on s'emploie à sauver le breton, qui n'est plus parlé que par moins de 1 % des jeunes en Bretagne. juste cause, mobilisant des militants dévoués ?Oui, jusqu'au moment où l'on prend conscience des enjeux réels du combat régionaliste. Françoise Morvan, originaire du centre de la Bretagne, raconte ici l'étrange périple qui l'a conduite à une réflexion sur l'instrumentalisation de la langue et de la culture bretonnes à des fins politiques et commerciales. Menée avec humour, cette enquête à la fois historique et sociologique ne concerne pas seulement la Bretagne mais cette Europe des ethnies qui trouve à présent l'appui des tenants de l'ultralibéralisme.
Rédigé par Biblio OC le Samedi 16 Juillet 2005 à 19:59
Samedi 16 Juillet 2005
Biblio OC
de Marianne Lefevre, éditions L'Harmattan, 2000
Comment la mise en place d'une politique de démocratisation s'est-elle accompagnée d'une situation de renforcement du « problème corse » et de « dérive » d'une région tout entière où violence, terrorisme et gangstérisme se sont banalisés ? Comment le développement d'un mouvement identitaire et nationaliste à antennes clandestines et armées a-t-il pu se développer dans un État démocratique, laïc et républicain ? telles sont les questions auxquelles tente de répondre l'auteur.
Rédigé par Biblio OC le Samedi 16 Juillet 2005 à 19:37
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