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Le tribunal administratif de Pau a annulé les délibérations des Conseils municipaux de 25 communes du département attribuant une subvention à « l'association des élus pour un département Pays basque » : ces subventions ne présentent pas « un intérêt communal ».


La décision du tribunal, saisi sur requête du préfet des Pyrénées-Atlantiques, a été connue le 14 avril dernier. Les municipalités avaient pourtant choisi le défenseur adéquat en la personne de Jean-René Etchegaray, premier adjoint au maire de Bayonne et partisan remarqué (en première ligne des manifestations) du département Pays basque.
Choqué, le nouveau président de l'association, Sauveur Bacho, maire d'Arbérats, a décidé d'agir. On connaissait antérieurement Sauveur Bacho comme port-parole de la CFDT-Pays basque, organisme ayant participé en tant qu'« observateur » à la signature, le 12 septembre 1998, de la déclaration de Lizarra entre les différentes composantes nationalistes des deux côtés des Pyrénées. Il a donc écrit à tous les maires du « Pays basque » en leur demandant de « soumettre à (leur) conseil municipal une motion qui se montre solidaire des communes concernées ».
Prudent tout de même, il ne va pas jusqu'à leur demander de prouver cette solidarité en votant une subvention, même symbolique, à l'association. Il suggère ainsi à ses confrères de se mouiller certes, mais juste en trempant le petit doigt dans l'eau trouble. Ensuite, on pourra en appeler avec emphase (comme M. Abeberry récemment lors des débats en vue de Pays basque 2020) à l'opinion « majoritaire » chez les élus en faveur du département Pays basque.
Porte-parole de majorité d'élus qui ne s'expriment que lorsqu'ils sont sûrs que ça ne mange pas de pain, ce n'est pas une sinécure...


Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 20/08/2005 à 13:52

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
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