(CAP = Citoyens en Adour-Pyrénées) - www.capve.info


Présentation de CAPVE


L'association CAP Vivre Ensemble s'est créée en octobre 1999 (statuts déposés à la Sous-Préfecture de Bayonne). Son objectif premier était de contrarier les menées de ceux qui réclamaient la création d’un département « Pays basque ». À cette époque, et depuis longtemps, les partisans d’une scission du département existant des Pyrénées-Atlantiques tenaient le haut du pavé. On était en pleine tyrannie de l’unanimisme obligé (dans les médias, dans le débat politique…).
Ceux qui veulent cette dissociation invoquent comme argument principal la « spécificité basque », essentiellement la culture des Basques, caractérisée par l’utilisation d’une langue particulière. Ils appliquent des critères ethniques à l’ensemble de la population du département des P.A. (les Basques à l’ouest, les Béarnais à l’est) et aboutissent à une division en deux du territoire, vaguement inspirée de l’Ancien Régime, bien que « le Pays basque » unifié n’ait jamais existé ni politiquement ni administrativement. Ils débouchent donc sur une organisation communautariste de la société : des institutions spécifiques pour « les Basques » s’appliquant sur un territoire délimité nommé Pays basque.
Sans nier l’existence d’une « singularité basque » (titre d’un livre de notre ami l’anthropologue Pierre Bidart), notre association tient à distinguer les notions d’identité et de citoyenneté. Nous donnons la primauté à la communauté des citoyens (selon l’expression de Dominique Schnapper). Nous constatons la diversité culturelle de la population, particulièrement visible, de tous temps, sur l'agglomération bayonnaise et dans le Val d’Adour. Nous nous référons à l’article 1er de notre Constitution : La France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Nous faisons nôtre cette phrase du Président de la République : « La France n'est pas et ne sera jamais une mosaïque de communautés juxtaposées ».
À cette revendication d’un découpage administratif propre au Pays basque --qui serait en fait une reconnaissance territoriale officielle-- s’en ajoute d’autres : des institutions spécifiques dans le genre de celles existant en Corse, une Chambre d’Agriculture, une Université de plein exercice à Bayonne (en fait, une Université du Pays basque) et surtout, celle sur laquelle les organisations « culturelles » mettent tous leurs efforts, la « co-officialisation » du basque (le français et le basque, langues officielles sur le territoire du Pays basque, comme dans la Communauté Autonome Basque voisine).
Parmi ceux qui soutiennent ces revendications, on trouve des défenseurs de l’identité locale, des régionalistes opposés à « l’État jacobin », des fédéralistes qui rêvent d’une euro-région basque des deux côtés des Pyrénées, des opportunistes qui suivent le sens du vent, et surtout des nationalistes basques dont l’objectif final est la « construction nationale ». Beaucoup font semblant d’ignorer la réalité politique de la question et font comme si...
L’idée de création d’un département Pays basque a été rejetée par deux gouvernements successifs, l’un de gauche (Jospin), l’autre de droite (Raffarin). Pourtant, les nationalistes ne désarment pas et utilisent, par le biais de multiples associations, la culture comme arme principale. D’une part, les autorités locales sont comme tétanisées face à ce sujet alors que l’État n’en finit pas d’apporter toujours plus de moyens, notamment financiers ; d’autre part, les organisations issues de la Communauté Autonome Basque (en Espagne) et du Parti Nationaliste Basque (PNV) peuvent ainsi se mêler des affaires locales.
Le combat de CAP Vivre Ensemble se poursuit donc.

Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 02/05/2006 à 23:35

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
Le combat de CAP Vivre Ensemble continue.


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