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Actualité

La paix, c’est la Constitution.  10/12/2006

Le 6 décembre est fête nationale en Espagne. C’est le 6 décembre 1978 que le peuple espagnol approuva par référendum (87,8 % des suffrages exprimés) le texte de cette Constitution développée par la voie du consensus pendant la période de la « Transition démocratique », après les années de plomb du franquisme.
Les collectifs civiques « Citoyenneté et Liberté », « Initiative citoyenne Basta Ya », COVITE (Collectif des victimes du terrorisme en Pays basque), « Foro de Ermua » et « Fondation pour la Liberté » ont appelé à un rassemblement à Vitoria, capitale administrative de la Communauté Autonome Basque. Y a été lu le texte ci-dessous intitulé "La paix, c'est la Constitution" (traduit par nos soins).

La paix, c’est la Constitution.

Nous sommes réunis ici pour célébrer le jour de la Constitution, la grande fête de nos libertés civiques et de nos garanties sociales. Au delà de la joie de cette journée, il serait bon que nous profitions de cette date pour mener en commun une réflexion sur la signification de la Constitution et pour nous positionner à nouveau clairement pour sa défense.
La Constitution est avant tout la garantie de la paix et du lien social dans notre Etat de droit. Ceux qui ont vécu toutes ces dernières années sous cette Constitution ont vécu en paix. Et ceux qui sont morts pour défendre la Constitution l’ont fait pour maintenir la paix face à ceux qui cherchaient à imposer la tyrannie par le biais de la terreur et de l’assassinat.
On parle parfois aujourd’hui de parvenir à un accord de co-existence. Mais c’est justement la meilleure description de la Constitution : un accord de co-existence obtenu au moyen du dialogue parlementaire qui fut ensuite concrétisé et développé dans les différents Statuts d’Autonomie. Ceux qui, pendant tant d’années, ont mené des attentats contre les citoyens respectueux de la Constitution, ne cherchent ni la co-existence ni le dialogue. Il ne cherchent qu’à imposer brutalement leur propre discours et à faire fléchir ceux qui n’acceptent pas la conquête du pouvoir par la force.
Si nous avons tant de temps combattu le terrorisme, nous ne l’avons pas fait simplement pour des raisons humanistes et par répugnance morale envers le crime mais pour la pure et simple des raisons politiques : pour défendre la liberté de notre pays contre ceux qui prétendent la séquestrer ou nous intimider afin que nous y renoncions.
Evidemment, nous voulons la paix. Mais la paix ne peut jamais être seulement absence de violence, mais présence et application de la Constitution, sans pressions, extorsions ni menaces. Nous sommes disposés à accepter comme concitoyens tous ceux qui reconnaissent la norme constitutionnelle mais nous ne somme pas disposés à suspendre un seul jour nos droits de citoyen pour faire plaisir aux maîtres-chanteurs de la terreur, à ceux qui veulent la recomposition du pays comme prix pour renoncer à leurs excès.
La paix doit être le triomphe de la Constitution, qui est la victoire de tous. Le reste est contrainte et soumission à la folie sanguinaire de quelques-uns, ou opportunisme de ceux qui prétendent profiter de cet héritage de peur pour obtenir une hégémonie politique qu’ils ne pourraient obtenir d’une autre manière.
Citoyens, longue vie à la Constitution ! Défendons, aujourd’hui comme hier, la garantie de nos libertés !

Nos hemos reunido aquí para celebrar el día de la Constitución, la fiesta máxima de nuestras libertades cívicas y nuestras garantías sociales. Además de una jornada de alegría, será bueno también que aprovechemos la fecha para hacer en común una reflexión sobre el significado de la Constitución y para reafirmarnos en su inequívoca defensa.
La Constitución es ante todo la garantía de la paz y la convivencia en nuestro Estado de Derecho. Quienes hemos vivido dentro de la Constitución todos estos años hemos vivido en paz: y quienes han muerto por defender la Constitución lo han hecho por mantener la paz frente a quienes buscaban imponer la tiranía por el camino del terror y el asesinato.
Se habla a veces hoy de conseguir por medio del diálogo un acuerdo de convivencia. Pero ésa es precisamente la mejor descripción de la Constitución: un acuerdo de convivencia conseguido por medio del diálogo parlamentario que luego ha ido siendo concretado y desarrollado en los diversos Estatutos de Autonomía. Quienes durante tantos años han atentado contra los ciudadanos respetuosos de la Constitución no buscan ni convivencia ni diálogo: sólo buscan imponer brutalmente su monólogo y doblegar a quienes no aceptan su conquista del poder por medio de la fuerza.
Los que hemos luchado tanto tiempo contra el terrorismo no lo hicimos meramente por razones humanitarias y por repugnancia moral ante el crimen, sino por la más pura y simple de las razones políticas: por defender la libertad de nuestro país contra quienes pretenden secuestrarla o intimidarnos para que renunciemos a ella.
Desde luego, queremos la paz: pero la paz no puede ser nunca mera ausencia de violencia, sino que debe ser presencia y vigencia de la Constitución, sin coacciones, extorsiones ni amenazas. Estamos dispuestos a aceptar como conciudadanos a cuantos se acojan a la norma constitucional pero no estamos dispuestos a suspender ni un solo día nuestro derecho de ciudadanos para complacer a los chantajistas del terror, que quieren reinventar el país como precio a renunciar a sus desmanes.
La paz debe ser el triunfo de la Constitución, que es la victoria de todos. El resto es imposición y sumisión a la locura sanguinaria de unos pocos o al oportunismo de quienes pretenden aprovecharse de esa herencia de pánico para obtener una hegemonía política que no podrían conseguir de otro modo.
¡Ciudadanos, larga vida a la Constitución! ¡Defendamos, hoy como ayer, la garantía de nuestras libertades!”

Basta Ya, Ciudadanía y Libertad, COVITE, Foro de Ermua, Fundación por la Libertad

Le CapVe
Le CapVe, le 10/12/2006 à 17:34 | Permalien

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
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