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Pour l'enseignement du basque dans le public (primaire et maternelle), tous les postes demandés ont été pourvus. La rentrée a donc été calme. C'était sans compter sur Seaska, regroupant les parents d'élèves de l'enseignement privé par immersion, dans les ikastola.


Même le président d'Ikas-Bi, association des parents d'élèves de l'enseignement bilingue dans le secteur public, n'a pas osé manifester un quelconque mécontentement. Tous les postes demandés ont été accordés. "L'Education nationale a répondu à la demande" remarque Max Brisson, conseiller général de Biarritz (RPR) et président de l'office public de la langue basque. En tenant compte des décisions de février dernier, "cela signifie dix demi-postes supplémentaires."
Mais il y aussi l'enseignement privé par immersion. Bien sûr, depuis une décision du Conseil d'Etat, ce type d'enseignement ne peut se pratiquer dans les établissements publics. Mais les pouvoirs publics continuent de financer les postes d'enseignants, peut-être parce que le français y est appris progressivement comme deuxième langue. Seaska, qui possède une savoir-faire certain en matière de manifestations et pressions revendicatrices est allé s'installer dans les locaux de l'Inspection académique de Pau ( Le Journal du Pays Basque du 15/09/05). "Dans une ambiance bon enfant, ils ont collé des affiches aux fenêtres des sept étages" de l'IA. "Ils réclament 2,5 postes supplémentaires pour des ikastola". Finalement, ils "ont été évacués manu militari par les forces de police."
On se réjouit que les traditionnelles manifestations et revendications concernant l'enseignement du basque ont été maintenues cette année grâce à Seaska. Que serait le Pays basque sans ses traditions ?

Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 15/09/2005 à 23:17

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
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