(CAP = Citoyens en Adour-Pyrénées) - www.capve.info


Comme l’année dernière (relire l’article de la page 14 notre brochure n° 17) le Festival Baiona comporte une « fête des langues ». Euskal Herri Zuzenean est toujours parmi les sponsors et Béatrice Peyrucq, candidate suppléante d’Abertzaleen Batasuna aux dernières législatives, toujours parmi les animateurs. Une innovation cette année : « une enquête a été menée auprès des élèves de dix écoles » (Le Journal du Pays Basque du 30/09/05). Elle permet de « mettre au jour l’existence d’une variété linguistique ».


Nouvelle édition, donc, de la « fête des langues » dans les quartiers nord de Bayonne, ces quartiers où, jusqu’aux années d’après-guerre, avant la construction de la ZUP, l’autre langue parlée, en dehors du français, était le gascon. L’installation de Basques était si exceptionnelle et si remarquée qu’un lieu-dit y a pris le nom de « Le Grand Basque ». Aujourd’hui, une enquête menée par l’équipe du Festival Baiona constate que 35 langues sont parlées dans les familles des élèves questionnés. Toutefois, 80 % des enfants interrogés sont unilingues.
Pour constater cette diversité et le pluriel du titre, on regarde le dépliant du programme. On cherche quelques phrases en espagnol, « en tête des langues autres que le français parlées par les enfants et les mères » (Le JPB) : nada ; quelques mots en arabe qui vient ensuite : makach ; ou en portugais : nada.
Par contre, le basque, langue parlée par 3 % des élèves questionnés et leur mère (et encore faut-il tenir compte de la présence d’une ikastola qui n’a pas de contrainte de « carte scolaire » et ne limite pas son accueil aux élèves habitant le quartier), se remarque dans le dépliant. Tous les commentaires sont bilingues, français-basque (en dehors du programme qui est en français pour être compris par le plus grand nombre).
Nous ne reviendrons pas sur nos commentaires de l’année dernière qui deviennent, cette année, encore plus évidents. Il s’agit bien de montrer à ces populations, notamment les nouveaux implantés, qu’ils habitent maintenant le Pays basque et que dans ce pays, on parle le basque, même si c’est le français qui y est officiellement imposé. Et, du même coup, on fait comprendre à tous que le Pays basque s’arrête aux limites du département des Landes, en sachant que personne (sauf CAP Vivre Ensemble) ne viendra relever cette contre-vérité historique et sociologique.
Marquer par la langue les limites du territoire revendiqué, c’est un classique du nationalisme basque. Qui osera dire qu’en fait, il s’agit de stratégie politique ? Certainement pas les pouvoirs publics qui financent, avec d’autres aux engagements plus marqués, ces manigances.

Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 01/10/2005 à 22:11

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
Le combat de CAP Vivre Ensemble continue.


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