(CAP = Citoyens en Adour-Pyrénées) - www.capve.info


Actualité

La définition du territoire reste un objectif primordial des nationalistes sécessionnistes (tout le monde n'habite pas une île comme l'Irlande ou la Corse). Ainsi pour le PNV, parti des nationalistes basques classés comme "modérés"...


Le Parti Nationaliste Basque (PNV, nationalistes « modérés ») a fêté ce jour le 110e anniversaire de sa fondation. Le Président du parti, Josu Jon Imaz (considéré comme un modéré au sein de sa formation), a pris la parole à Bilbao à cette occasion.
La presse espagnole nous rapporte ses propos. Il a défendu, « face à l’option dépendance/indépendance » et à l’idée de « l’état-nation propre au XIXe », que le Pays basque soit « une nation ouverte au monde en ce XXIe siècle, par l’interdépendance en Europe, par une souveraineté partagée avec l’Espagne, la France et l’Europe. » Il a défendu, face à « l’unité territoriale imposé », une nation qui « englobe tous les Basques, d’ Iparralde ("Pays basque nord") et d’ Hegoalde ("Pays basque sud" : Euskadi + Navarre), » un projet national « attractif qui soit une référence démocratique dans la Communauté Autonome d’Euskadi, en Navarre et Iparralde. »
Le « territoire » est ainsi mieux délimité qu’avec Batasuna. Quelle différence sur ce sujet entre le PNV et Batasuna ? Pourquoi l’un serait-il modéré et l’autre radical ?

Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 31/07/2005 à 13:48
Revue Ethnologie française, avril-juin 2000
Revue Ethnologie française, avril-juin 2000
- La singularité basque de Pierre Bidart, aux PUF, collection "Ethnologies", 2001
- Géopolitique du Pays basque, Nations et nationalismes en Espagne de Barbara Loyer, éd. L'Harmattan, 1998
- Basta ya ! Contra el nacionalismo obligatorio ouvrage collectif (en espagnol) regroupant divers articles parus dans la presse sous la signature de personnalités soutenant le mouvement civique "Basta ya !" Editions Aguilar, 2003
- la revue Hérodote, différents numéros et articles. Voir détail
- Dans la revue Ethnologie française, avril-juin 2000, Espagne, anthroplogie et cultures, l'article de Mikel Azurmendi "Identité et violence en Pays basque" (www.culture.gouv.fr/culture/sef/revue/00 2/00 2.htm). L'article montre comment la violence en Pays basque (d'Espagne) est née d'une structuration identitaire en termes ethnicistes. Lire quelques extraits ci-dessous.
- Le numéro de juillet-septembre 2003 de la même revue Ethnologie française, consacré aux "Cultures régionales, singularités et revendications", l'article de Pierre Bidart intitulé "Héritage, dynamique et tension au Pays basque français" ( Les données ethnologiques présentées concernent les styles architecturaux et le rock basques .)
- Les autres basques par Fernando Savater, philosophe, écrivain, animateur de Basta ya !. Lire l'article ci-dessous.
- Entretien entre Jon Juaristi et Marie-Claire Descamps paru dans Le Monde des débats de mars 2000. Jon Juaristi, poète, philologue, essayiste, a consacré une partie de son oeuvre à l'étude de l'identité et du nationalisme basques. Il reçut en 1998 le prix national de littérature pour son essai El bucle melancolico, Historias de nacionalistas vascos (editions Espasa). Marie-Claire Descamps était en 2000 la correspondante du journal Le Monde à Madrid. Le mensuel Le Monde des débats ne paraît plus aujourd'hui.
- Nationalisme basque : les chemins de la sécession par Antonio Elorza, article paru dans la revue trimestrielle Critique internationale n°11 d'avril 2001. Antonio Elorza est professeur de science politique à l'Université Complutense de Madrid. Il a été coordinateur et co-auteur de Une histoire de ETA paru en français aux éditions Denoël en octobre 2002. On peut lire ses articles dans les quotidiens El Pais de Madrid ou El Correo de Bilbao. Lire l'article ci-dessous.

Azurmendi_Identite_et_violence_extraits.pdf Azurmendi Identite et violence extraits.pdf  (135.35 Ko)
Les_autres_Basques.pdf Les autres Basques.pdf  (71.28 Ko)
Juaristi_Descamps.pdf Juaristi Descamps.pdf  (127.09 Ko)
Nationalisme_basque_Elorza.pdf Nationalisme basque Elorza.pdf  (120.92 Ko)


Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 25/07/2005 à 16:32

Le bulletin de CAPVE

Ci-dessous les bulletins que CAPVE a édités entre le 3e trimestre 2003 et le 1er trimestre 2005


Ces bulletins sont au format PDF (téléchargeable ici

CAPVE_N_16.pdf CAPVE N 16.pdf  (364.35 Ko)
CAPVE_N_17.pdf CAPVE N 17.pdf  (487.43 Ko)
CAPVE_N_18.pdf CAPVE N 18.pdf  (743 Ko)
CAPVE_N_19.pdf CAPVE N 19.pdf  (644.77 Ko)
CAPVE_N_20.pdf CAPVE N 20.pdf  (637.03 Ko)


Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 23/07/2005 à 23:58

Le bulletin de CAPVE

Sommaire du bulletin de CAPVE n° 20 daté du 1er trimestre 2005



* page 1, éditorial et présentation : L’Europe ! L’Europe ! L’Europe !

* page 1, La parole à Javier Guevara ; reprise d’un article paru dans El Mundo. L’auteur, Diputado de Presidencia de la Diputación Foral d’Alava, rappelle que l’incorporation de l’Alava à la Communauté autonome du Pays basque est un libre choix de la provincia.

* page 2, Une certaine idée de l’Europe (part. 2) ; quelques commentaires inspirés par la lecture du projet de Constitution européenne soumis à l’approbation des Français.

* page 8, Les nationalistes basques et l’Europe ; Tous les partis nationalistes basques sont favorables à la construction européenne. Mais ils sont divisés à propos du projet de Constitution. (lire l'article

* page 11, L’idéologie de la différence ; Le syndicat pro-nationaliste basque ELB crée sa propre « Chambre d’agriculture ». Il faut absolument se différencier des autres, et notamment des Béarnais. Lire l'article.

* page 15, À propos de l’Alava ; Quelques lignes de présentation de la provincia d’Alava.

* page 20, les traditionnels échos (lire le détail)
1) Qui se ressemble... Quand un Conseiller général PS et un Conseiller général nationaliste s’allient.
2) Haute voltige. C’est l’exercice que pratique le nouveau président de l’Office public de la politique linguistique Euskara dans une interview.
3) L’esprit des lois. Dans le même esprit, comment interpréter les lois…
4) Défense et l’illustration. Une langue commune. Mais laquelle ?
5) Mort ou vif. Dire ou ne pas dire…

* page 22 , la chronique de L'intran : Un travail de bénédictin. Solidarité « tribale » avec un moine interrogé par la police. (lire la chronique
Au piquet, M. Lamassoure, non-député à l’Assemblée nationale. (lire

Bulletin_n_20.pdf Bulletin n°20.pdf  (526.69 Ko)


Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 23/07/2005 à 23:30

La presse locale nous a abondamment informés des développements multiples et variés qui ont abouti à l’installation d’un ersatz de Chambre d’agriculture du Pays basque, organisme conçu, bâti et organisé par le syndicat ELB. Le public non agriculteur, c’est-à-dire la grande majorité du public, pas forcément très au fait de l’organisation du monde agricole, aurait sans doute apprécié qu’à cette occasion, on lui expliquât le rôle et les attributions d’une Chambre d’agriculture. Il aurait ainsi été mieux à même de juger de l’intérêt d’une Chambre spécifique au Pays basque. Mais on voit bien que ce genre d’information risque de déranger puisque qu’il tend à former des citoyens avertis.


"Cordero lechal del País Vasco"

Pour bien comprendre tous les aspects de cette affaire, il faut garder en mémoire un élément essentiel : le syndicat ELB est un syndicat de la mouvance nationaliste basque. Certes, sa finalité première est la promotion d’un certain type d’agriculture et la défense des intérêts de ses adhérents (censés partager cette même conception de l’agriculture). Mais, son objectif est bien de participer à la « construction nationale », à l’édification d’un Euskal Herria allant « de l’Adour à l’Ébre », disposant d’un territoire clairement délimité, et aussi d’institutions distinctes de celles des États espagnols et français. Ceci ne signifie pas évidemment que tous ses adhérents apportent leur soutien aux candidats nationalistes lors des élections. Par contre, ses dirigeants… Ainsi ELB fut, en septembre 1998, avec les diverses autres organisations nationalistes, modérées ou radicales, signataire de la « déclaration de Lizarra » qui met en cause l’autorité des États espagnol et français sur Euskal Herria.
Créé en 1982, le syndicat ELB (Euskal herriko Laborarien Batasuna) s’est depuis affilié à la Confédération paysanne (née en 1987 de divers mouvements opposés à la FNSEA, et surtout connue par la figure hyper-médiatisée d’un de ses représentants, le néo-rural, José Bové). Dans ses conceptions de l’agriculture, de son rôle et de ses modes d’exploitation, il s’oppose donc au niveau départemental à la FDSEA, majoritaire dans les P.A.. Lors d’élections professionnelles en 2001, il devient majoritaire sur les communes du Pays basque.

Une Chambre d’agriculture?
Avant d’examiner l’intérêt de ce clone de Chambre d’agriculture engendré par ELB, commençons par le commencement : qu’est-ce qu’une Chambre d’agriculture ?
Dans chaque département et chaque région, existe une Chambre d’Agriculture, établissement public professionnel, comme le sont les Chambres de commerce et d’industrie ou les Chambres des métiers. Cet organisme consulaire développe ses activités sur deux registres, comme porte-parole de l’agriculture et du monde rural auprès des pouvoirs publics, et comme prestataire de services auprès des agriculteurs. Toutes les composantes du monde agricole y sont représentées à travers 10 collèges électoraux auxquels sont adjoints des administrateurs du CRPF (Centre régional de la propriété forestière). Parmi ces collèges, on distingue 5 collèges individuels (chefs d’exploitation, salariés de la production agricole, salariés des groupements professionnels agricoles, propriétaires fonciers, anciens exploitants) et 5 collèges des groupements professionnels agricoles (coopératives de production, autres coopératives, Crédit agricole, assurances mutuelles agricoles, organisations syndicales). En outre, peuvent s’ajouter des membres associés, dans les P.A., un représentant du Conseil général et un du Préfet.
On comprend bien, à cet énoncé, que cet organisme se veut d’abord un lieu de concertation entre toutes les composantes du monde agricole, mais aussi un organisme dans lequel se retrouve le rapport des forces syndicales (comme c’est le cas dans tous les organismes paritaires, par exemple les caisses d’Assurance maladie ou l’UNEDIC). Mais c’est aussi, à l’évidence, un lieu de pouvoir, comme le montre les âpres luttes syndicales pour la conquête des présidences, de cet organisme comme des autres. Le retrait volontaire d’un syndicat, la politique de la chaise vide pratiquée par ELB, peut être considéré comme un échec de toutes les parties, ainsi que l’indique un syndicaliste de la FDSEA, Jean-Louis Gracy (Sud-Ouest du 11/01/05).
Ce serait aussi un échec pour ELB si, comme semblaient l’indiquer dès le départ ses avancées et reculades tactiques, ELB était persuadé qu’il ne pouvait sortir que vainqueur — avec une Chambre officielle pour le Pays basque — de son bras de fer avec les pouvoirs publics. Mais la rupture n’était-elle pas, quoiqu’il en dise, son véritable objectif initial...

Missions et moyens
Les Chambres emploient, dans les domaines du service aux agriculteurs (conseil d’entreprise, recherche et développement, études économiques, expérimentation, animation et ingénierie de projets, formation, communication) 7750 salariés au total. Leur financement global est assuré en partie par le paiement direct des prestations de service mais surtout, d’une part, par le reversement d’un pourcentage de l’impôt foncier bâti et par des taxes parafiscales sur les produits agricoles et, d’autre part, par des subventions de fonctionnement et de projets.
On comprend bien alors qu’un établissement qui n’est reconnu ni par les pouvoirs publics, ni par les autres Chambres, notamment la Chambre régionale, ne peut pas remplir les taches dévolues à une Chambre. Il n’assurera pas de représentation du monde agricole auprès de ces pouvoirs publics (Ministère, Région, Département…) ; ainsi il ne sera pas présent au CDOA (Comité départemental d’organisation agricole).
Et surtout, il n’aura aucune influence dans la distribution de la manne financière. Il ne disposera pas du financement provenant de l’impôt ou des subventions de ceux qui ne la reconnaissent pas. Ce ne seront pas, à l’évidence, les subventions versées par quelques mairies du Pays basque qui lui permettront d’assurer le second volet des tâches dévolues à une Chambre (services aux agriculteurs). Il lui faudra, pour survivre, attendre l’argent qui viendra d’ailleurs, c’est-à-dire évidemment du sud. La lecture du Journal du Pays Basque (15/01/05) est très instructive : « Une convention est en cours d’élaboration entre la nouvelle Chambre et l’exécutif de la Communauté autonome. Son contenu et la contrepartie financière qui en découlera ne sont pas encore définis. » On ne s’étonnera pas alors de la présence à la cérémonie d’inauguration de la vice-ministre de l’agriculture du gouvernement d’Euskadi (ce qui a fait tousser le Président du Conseil général, J.J. Lasserre). On peut aussi noter cette remarque d’un syndicaliste d’ELA (syndicat ouvrier, courroie de transmission du PNV), propriétaire de l’immeuble mis à la disposition du nouvel organisme : « Nous ne sommes pas étrangers mais basques et faisons aussi partie de l’UE » (AFP 15/01/005). Les faits nous ramènent ainsi à notre observation du début d’article.

La querelle
ELB reproche à la Chambre d’agriculture des P.A. de concentrer ses moyens de développement (humains et financiers) sur la culture du maïs et son utilisation, et donc de négliger l’agriculture de montagne du Pays basque et ses petits exploitants. C’est, adaptée au département, l’opposition classique entre la FNSEA majoritaire, et les autres syndicats agricoles. La FNSEA, co-gestionnaire des politiques agricoles avec les gouvernements successifs (surtout de droite) pendant plus de trente ans, est plutôt portée, de par sa structure propre (associations spécialisées par produit dont la plus influente est la l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales), vers le productivisme et les grosses exploitations. On a vu cette logique de cogestion atteindre son maximum avec la nomination du président de la FNSEA, François Guillaume, comme ministre de l’agriculture dans le gouvernement Chirac de la première cohabitation.
La Confédération paysanne milite pour le maintien de paysans nombreux dans un milieu rural vivant avec des productions de qualité. Son discours sur une meilleure répartition des aides à l’agriculture passe forcément mieux dans les départements de petites et moyennes exploitations situées dans les zones difficiles, cherchant à se distinguer en produisant de la qualité. Notons toutefois que la CP est majoritaire dans la représentation syndicale de la Chambre de Loire-Atlantique sans que cela entraîne des scissions intempestives.
Dans le département des P.A., le clivage entre producteur du maïs (en plaine) et éleveurs de basse montagne ("basque" et "béarnaise") existe bien entendu. Mais il existe des clivages semblables dans d’autres départements, entre des professions agricoles assez distinctes. Ainsi, dans la Loire-Atlantique, département déjà cité, on trouve, au nord de la Loire, des éleveurs et des maraîchers et au sud, des viticulteurs. Si on constate dans les P.A. une ligne de partage nord-sud liée à la géographie, pourquoi introduite dans les activités agricoles une frontière est-ouest ? Cette frontière paraît d’autant plus mal venue qu’il existe, dans les vallées du Béarn, des éleveurs dont la situation est comparable à celle des éleveurs du Pays basque. D’ailleurs, ne produisent-ils pas le même fromage, sous le même label AOC Ossau-Iraty ?
Le retrait d’ELB ne contribue-t-il pas à l’affaiblissement des positions des éleveurs des vallées d’Aspe et d’Ossau qui se retrouveront encore plus isolés ? De même pour le syndicat Confédération Paysanne qui va subir une perte de poids sensible dans les instances de la profession auxquelles il continuera de participer ?
Le syndicat ELB démontre dans cette affaire un manque de solidarité avec les agriculteurs de la montagne "béarnaise". En effet, si on en croit ses arguments, ces derniers souffrent aussi de la prédominance des cultivateurs de plaine et de la FDSEA à la Chambre des P.A.. Le retrait d’ELB entraînera automatiquement pour eux une perte d’influence supplémentaire et un affaiblissement de leurs positions.

La sécession
Des propos de Jean-Pierre Goïty, viticulteur à Ispoure et vice-président (FDEA) de la Chambre d’agriculture, repris dans Sud-Ouest du 13/01/05, font sursauter. Il évoque, au sein de la Chambre et du syndicat FDEA, des relations entre Basques et Béarnais qui sont teintées d’incompréhension et cela complique les choses. « C’est un fait lié à nos cultures respectives, il remonte très loin et n’est pas spécifique au monde agricole. »
Plus de deux cents ans après la Fête de la Fédération sur le Champ de Mars le 14 juillet 1790, on en est encore à évoquer des raisons culturelles ou historiques, en tout cas ethniques, — et pourquoi pas raciales ? — pour expliquer des dissensions au sein d’une profession.
On voit ressurgir des clivages qui font référence à l’histoire ancienne. C’est à croire que la société française serait restée figée pendant toute cette période, que les progrès dans l’éducation, dans les techniques, n’auraient pas modifié ces manières de penser rétrogrades. Les pesanteurs sociologiques relèveraient- elles en fait, dans les campagnes du Pays basque et du Béarn, de la fossilisation ? On peine à le croire.
Quoiqu’il en soit, la raison de la sécession ne doit pas être cherchée bien loin. À la "conscience de classe" s’est substituée la "conscience de race", attisée par ELB. Sous prétexte de défense des intérêts des éleveurs du Pays basque, le syndicat ELB a trouvé une occasion de distinguer « les Basques » dans la population française.
On connaît la sensibilité (voire la sensiblerie) de la société française qui garde la nostalgie d’une France rurale que la modernité aurait fait disparaître. Cet attachement à une image idyllique du monde paysan ne pouvait que rendre sympathique auprès du public la soi-disant volonté des paysans basques de conserver leurs racines, leurs spécificités. En fait, on tentait de le faire rétrograder vers des temps anciens révolus, vers une société basque renfermée dans sa ruralité et vers les idées réactionnaires du théoricien du nationalisme basque Sabino Arana.
Dans cette veine, la prétendue défense de la paysannerie « basque » ne serait-elle pas un excellent moyen pour pousser la « communauté basque » à se rassembler autour de ces valeurs… et autour des nationalistes qui les garantissent ? C’est manifestement ainsi que les dirigeants — nationalistes — d’ELB ont raisonné pour se lancer dans une action qui ne pouvait que conduire à la sécession, accordée ou forcée.
De la même façon, la revendication d’un département basque s’appuyait sur la défense d’une « spécificité » qu’il fallait garantir. Mais les porteurs de pancartes d’alors n’avaient comme outil de pression que d’éventuels appuis politiques, plus ou moins sûrs. L’ELB dispose de moyens d’action directs puisqu’il veut perturber le fonctionnement de la Chambre des P.A.. Il sait aussi que la FNSEA a toujours été attachée à l’union dans la profession : on l’a bien vu dans la mollesse des réactions de la Fédération départementale et dans les concessions qui ont été faites avec la création du "Service d’utilité agricole territorial Pays basque", véritable Chambre bis.
Le refus de ce SUAT qui accordait à ELB, sur la différenciation de la partie basque par rapport à la Chambre départementale, tout ce qu’il réclamait, sauf l’appellation (pour lui l’essentielle), se comprend si on le replace dans le contexte politique. Le prétexte censé justifier ce refus — le flou des propos du ministre de Villepin à Bayonne disent-ils — montre bien que c’est clairement l’idéologie de la différence qui domine dans cette affaire.
Cet ersatz de Chambre d’agriculture d’Ainhice-Mongelos sera ce qu’elle voulait être, non tant un outil de défense de la profession agricole, qu’une association de plus, une vitrine, un outil au main des nationalistes du nord, aidés par ceux du sud, pour poursuivre leur propagande en faveur de la différenciation puis de la dissociation du Pays basque, dans les P.A. d’abord, dans la France ensuite. Bref un pas de plus dans la « construction nationale ».
Quand on voit l’assistance à l’inauguration des locaux, les nationalistes doivent se dire que les résultats dépassent leurs espérances. Quelles étaient les motivations des présents ce jour-là ? La défense de la petite paysannerie, la spécificité de l’agriculture basque, ou l’affirmation d’une différence ?





Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 23/07/2005 à 23:02

Lors des dernières élections législatives, on pouvait lire dans toutes les professions de foi des candidats nationalistes basques pour la 5e des P.A. une mention favorable à l’Union Européenne. Le candidat d’AB affirmait « Nous voulons un Pays basque jouissant des mêmes droits que les autres peuples au sein d’une Europe fédérale, sociale… ». La candidate des deux partis nationalistes venant d’Euskadi, PNB et EA, précisait dès l’abord qu’elle représentait des partis « humanistes, démocrates et pour la construction d’une Europe fédérale ». Dans le document de Batasuna, Koldo Gorostiaga, alors député européen, indiquait « Il est indispensable (…) que le peuple basque puisse rapidement faire entendre sa voix en Europe ». Pour tous ces candidats nationalistes, la construction européenne était manifestement un processus qui servait leur objectif de « construction nationale ». Aujourd’hui, ils ne sont pas aussi unanimes devant le projet de Constitution européenne : Le PNV vote oui, EA et Batasuna votent non et les militants d’AB sont divisés.



On se souvient peut-être de la série d’interviews qu’avait menée Christian Aguerre dans La Semaine du Pays Basque avec pour titre générique « À quoi rêvent les nationalistes ». Dans notre brochure n° 10, nous avions analysé les réponses. Nous écrivions : « Il apparaît à la lecture des interviews que ce serait grâce à l’Europe que le Pays basque pourrait atteindre son unité, dans une forme politique adaptée. Tous plébiscitent alors une Europe des régions. » Aujourd’hui, l’enthousiasme européaniste des nationalistes basques ne s’est-il pas quelque peu refroidi ? Les positions des uns et des autres sur la Constitution européenne telle qu’on nous la propose ne confirment-elle pas de ce refroidissement ?

L’approbation espagnole
Puisque le référendum — et la campagne qui l’a précédé — a déjà eu lieu en Espagne avec le succès — mitigé malgré l’importance relative du oui— que l’on sait, examinons les positions des uns et des autres sur ce sujet, alors que les discussions à propos du plan Ibarretxe battent leur plein.
Avant que le texte définitif soit arrêté par la Conférence Intergouvernementale, Basta ya! se réjouissait que la Convention ait affirmé quelques principes de base, « en particulier ceux qui touchent le plus les citoyens basques que nous sommes, engagés dans la défense de la Constitution (espagnole) soumise aux attaques nationalistes ». Et de citer le tout début de l’article I-1 « Inspirée par la volonté des citoyens et des États d'Europe de bâtir leur avenir commun, … ». Ils remarquent « qu’est expressément éliminée la mention aux "peuples" comme sujet politique intermédiaires entre les individus et les États de l’Union ». Ils notent également que la Constitution ne fait allusion, ni dans sa lettre ni dans son esprit, aux revendications nationalistes comme « le supposé droit des peuples à leur autodétermination et ferme expressément la possibilité de réviser les frontières des États membres, déclarées intangibles ». Ils en concluent « À la lumière de ce texte constitutionnel, restent définitivement hors de l’horizon européen aussi bien le projet de grand Euskal Herria d’ETA que l’entité, souveraine à terme, envisagée dans le plan Ibarrexte. »
Ils n’étaient pas seuls à se réjouir de cet aspect de la Constitution. Dans la « déclaration de Pontevedra », profession de foi du Partido Popular en vue de la campagne du référendum, on peut lire que la Constitution européenne sera la « garantie du futur de l’Espagne comme nation » et que ne seront pas possible « les défis sécessionnistes comme le plan Ibarrexte ». À la tribune de la Chambre, le 11/01/05, le président du PP, Mariano Rajoy, en explicitant les raisons du oui de son parti au référendum, avançait que ce texte empêchera que prospèrent les « visées indépendantistes » du plan Ibarrexte et qu’il fermera la porte aux « délires d’autodétermination ».
Ces constitutionnalistes ont reçu un allié de poids en la personne du président de la Convention, Valéry Giscard d’Estaing lui-même, lors d’une visite organisée à Madrid (El Diario Vasco du 18/01/05). Il affirmait, se référant à l’article I-5 qui avait été rédigé avec beaucoup de soin, en contact avec les membres espagnols de la Convention : « Le texte est tout à fait clair. Ce n’est que par une décision de l’Espagne que la structure de l’État espagnol pourra être modifiée. »
Comment réagissent les partis nationalistes devant cette interprétation du texte constituionnel ?

Le PNV toujours européen ?
Le PNV a tranché en faveur du oui au traité constitutionnel, nous dit Sud-Ouest du 9/12/04.
Ce n’est pas étonnant compte tenu de ses prises de position pro-européennes antérieures. Le livre de Mariannick Ithurralde, Le Pays basque, la Catalogne et l’Europe, stratégies politiques des Autonomies basque et catalane, paru aux éditions L’Harmattan en 2002 nous en apprend beaucoup sur le sujet. Il est vrai que ce livre est issu d’une thèse de doctorat en science politique.
Il faut considérer, nous rappelle à plusieurs reprises cet auteur, deux périodes, l’avant et l’après 1998, avant et après le « pacte d’Estella » (sept. 98) dirait J. Guevara (p. 1).
Avant 1998 (avant Lizarra)
« Les nationalistes basques ont compris que le flou, les incertitudes théoriques et pratiques du processus d’intégration européenne étaient pour eux fonctionnels ». À partir de 1985, le thème européen devient central : « Plus nous serons européens, moins nous serons espagnols. » La souveraineté revendiquée par les nationalistes du PNV s’exercerait alors dans le cadre européen. Il est vrai qu’avec l’adoption de l’Acte unique européen en 1986, tous les espoirs sont permis. On assiste alors à une mise en sourdine des revendications étatiques. « Je ne crois pas en l’État basque parce que je ne crois pas en l’État espagnol. L’Europe est restructurée et l’Espagne y perd du poids : nous allons demeurer dans la périphérie. (…) Dans la restructuration de l’Europe, nous ne devons pas dépendre de l’Espagne. Nous ne voulons pas être une communauté autonome d’une communauté autonome, sinon être une communauté autonome d’Europe. Voilà ce qu’est l’indépendance. Avoir le même niveau que l’Espagne. » déclare X. Arzallus dans un article à El Mundo du 15/02/93. « Euskadi aura approximativement un niveau de compétences similaire à celui que pourront alors avoir les États actuels, qui constitueront les unités de cette future Union Européenne. » Josu Jon Imaz alors parlementaire européen (déc 96) et aujourd’hui président du PNV.
« L’union Européenne continue à grignoter la souveraineté de l’État espagnol, égalisant ainsi progressivement les pouvoirs espagnol et basque. L’idée-clé est donc bien celle du nivellement. » Mais il faudra rendre compatible l’idée de nationalisme avec celle d’intégration européenne. Dans cette optique, le PNV va prendre les habits du régionalisme, seul moyen de défendre ses intérêts en Europe, en s’intéressant à des organismes comme le Comité des Régions, l’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) ou même le Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE) qui lança le concept d’eurocité. « On peut parler à ce niveau d’un véritable activisme de la Communauté autonome Basque, son intérêt pour la mise en place de liens avec le Pays basque Français étant un puissant stimulant. » M. Ithurralde cite en exemple la convention de coopération inter-régionale dans le cadre du Conseil de l’Europe, rédigée par la CAB et approuvée par la Conférence des pouvoirs locaux et régionaux en 1993.
Mais les choses ne sont pas si simples. « Ici, la région se pense dans la Nation, là elle s’auto-définit comme Nation et s’oppose à l’État-Nation, ailleurs, l’État construit la Région après avoir fondé la Nation, etc. » écrit Pierre Bidart dans Régions, Nations, États. De plus, la Commission européenne envisage la région en fonction de critères purement économiques. L’Euskadi, comme d’ailleurs la Catalogne, voudraient être bien plus que deux régions parmi tant d’autres dans le concept européen. Aussi « les nationalistes vont louvoyer entre les appellations. "Europe des peuples" sur les programmes électoraux (sans qu’en soient définis le contenu, les contours), "Europe des régions" avec pragmatisme dans les forums internationaux. » Mais « le président du PNV, J. Arzallus, rejette avec vigueur le second terme "L’Europe des régions n’existera pas, ce sera autre chose". (…) En effet, les conceptions purement régionalistes, qui considèrent intangible la souveraineté étatique, entrent d’évidence en conflit avec une notion clé de l’idéologie du PNV, celle de la souveraineté du peuple basque. » Car « derrière les propos européanistes, c’est bien de processus ce construction nationale dont il s’agit. »
À partir de 1998
« La donne change radicalement : Le PNV se rapproche de la formation Euskal Herritarok, qui se substitue à Herri Batasuna. (…) Le thème européen est minoré, ré-accomodé, la revendication du droit à l’auto-détermination réexhumée. » écrit M. Ithurralde. Le changement tactique est officialisé lors de son assemblée générale de janvier 2000. Le futur élargissement de l’UE « est dès lors présenté comme l’occasion de demander une "nouvelle situation" permettant de défendre les intérêts basques "sans intermédiaire". Le contexte européen est qualifié "d’opportunité sans précédent pour penser raisonnablement à la réunification d’espaces étatiquement séparés". » « Si l’objectif , dans le fond, est le même, l’ordre du discours est inversé. Un discours qui doit être mis en perspective avec l’évolution du contexte européen, sa perception, mais aussi et surtout avec les jeux développés sur l’échiquier politique basque. »

Le PNV et le référendum
Il est très instructif de noter différentes déclarations venant de dirigeants du PNV. Déjà, pour l’Aberri Eguna 2004, le thème était « Une Europe, divers peuples ». La mouture de Constitution élaborée par la Convention était déjà connue. Un cadre du parti remarquait qu’« elle n’était certainement pas dans le goût du nationalisme démocratique ». Pourtant, il persistait à réclamer la présence du Pays basque en Europe « comme nation » et l’existence de relations « très naturelles » entre le Pays basque français, la Navarre et la Communauté Autonome Basque. « Les meilleurs alliés de l’Europe sont ses différents peuples qui apportent leurs spécificités et sont plus utiles que les États. »
Finalement, après analyse du texte par une commission spéciale, le PNV dira oui à la Constitution parce qu’« il n’y a rien qui fasse obstacle à leurs aspirations politiques, y compris si les citoyens décidaient l’indépendance » (déclaration du député européen Josu Ortuondo au journal indépendantiste Gara le 11/11/2004). L’abstention a été rejetée parce qu’« elle ne se comprendrait pas dans un parti comme le nôtre, de forte tradition européenne ». On remarquera que l’argument en faveur de la position affirmative (le oui) est une négation et que l’abstention a été repoussée pour des raisons tactiques et non de fond. Le PNV ne pouvait prendre le risque d’être qualifié d’anti-européens face au PP et au PSOE qui auraient été les seuls à prôner le oui alors que sont annoncées des élections régionales capitales dans la perspective du plan Ibarrexte.
Les propos du président du PNV, Josu Jon Imaz sont dans la même tonalité : il parie pour une Europe sans frontière dans laquelle le Pays basque pourra s’unifier. (On reconnaît là, et ce n’est pas tout à fait un hasard, le genre de propos tenus par M. Lamassoure.) « Nous avons trop souffert de ces frontières pour parier pour ce modèle. Notre peuple a été pendant des siècles divisé entre Hegoalde et Iparralde, avec une frontière artificielle, la Bidassoa, séparant des frères des deux côtés de ses rives. » Le PNV « veut que le peuple basque se retrouve dans la perspective d’une Europe qui se construit sans frontière… » JJ Imaz est le digne successeur de X. Arzallus.
Comme le remarque le journal Gara cité plus haut, le PNV est conscient que ses consignes de vote ne seront pas suivies par tous ses adhérents mais les risques sont mineurs puisque son allié habituel, EA, appuie le non et que tous deux formeront une coalition dans les prochaines élections régionales. On comprend alors le silence absolu du lehendakari sur le sujet pendant la campagne. Ses yeux restaient fixés sur son fameux plan.
Enfin, on s’en voudrait de ne pas citer les propos (Sud-Ouest du 9/11/04) de Ramuntxo Camblong, président du PNB, qui, en élève appliqué, répète consciencieusement la leçon apprise il y a quelque temps déjà, comme s’il ne s’était pas rendu compte que la maître avait fait depuis des mises à jour.. Estimant que le parti reste cohérent (?) par rapport à ses idées, il précise « au fur et à mesure que l’Europe avance, les états (la minuscule est dans le texte) se vident de leur contenu. » Comme l’écrit Marianick Ithurralde, « L’étoffe européenne de son discours (celui du PNV) s’amincit ». C’est, dans ce cas, un euphémisme.

Le non nationaliste
Le camp nationaliste était divisé dans cette campagne du référendum sur la Constitution.
Eusko Alkartasuna (EA), issu en 1986 d’une scission du PNV, se veut plus à gauche socialement et plus autonomiste que ce dernier. Les deux font en général alliance pour chaque élection régionale. Dans ce référendum, EA appelait à voter non. « Cette Constitution ne reconnaît pas notre peuple ni notre droit à être basque » dit le secrétaire de l’organisation. « On fait une Europe des États et des frontières, au lieu de faire une Europe des citoyens dans leur contexte naturel, les peuples » ajoute-t-il. La présidente du parti, Begoña Errazti, est aussi catégorique. « Euskal Herria en tant que peuple ne trouve pas sa place dans UE, on nous ferme la porte, comme aux Écossais, aux Gallois, aux Bretons ou aux Catalans. » « De plus, on nie nos droits linguistiques, ce qui est une autre des raisons fondamentales de notre non. » Par opposition à la campagne du PNV, la présidente ajoute : « L’appui de EA à la campagne du non n’est pas pour faire de grands discours mais pour informer et former les citoyens. Nous voulons exposer que cet article dit telle chose et qu’il empêche telle autre. Nous ne recherchons pas les phrases grandiloquentes mais la réflexion sur ce qui est écrit. »
On remarque pourtant que les deux partis, PNV et EA, sur les mêmes sujets, le droit d’être représenter dans l’UE et les « droits linguistiques », arrivent, après avoir analysé le même texte, à des conclusions totalement différentes. Qui a tort, qui a raison ?
Batasuna rejoint les arguments de EA. La Constitution « nie la réalité des peuples », « exclut les langues des peuples et le droit à l’autodétermination ». Du coup, il critique fortement le PNV qui « sait parfaitement que ce traité constitutionnel nie la réalité des peuples, leur territorialité. »
Il est vrai, rappelle El Correo du 8/02/05, que ETA, dans son bulletin interne Zubate de l’été précédent, refusait pour les mêmes raisons le texte constitutionnel. Sous le titre « Constitution européenne : une prison pour les peuples sans État », ETA regrette que le traité consolide le contrôle des frontières pour les « les peuples en lutte » et transforme l’Europe en une prison et des murs à l’intérieur même des frontières de l’Europe ».
Dans un article intitulé « Vingt raisons élémentaires de voter oui », Carlos Martinez Gorriarán, professeur de philosophie à l’UPV et animateur de Basta ya ! donne comme ultime raison « en dernier lieu, mais pas le moins important, parce que ETA recommande le non ». L’argument est de poids, notamment en Espagne.

Les hésitations de AB
Parmi les militants de AB, « les positions sont divergentes, sauf sur "le sentiment pro-européen ressenti par les abertzale mais aussi le sentiment des abertzale face à la politique menée par les états espagnols et français". » Sud-Ouest du 24/01/05. Un dirigeant déclare (Sud-Ouest du 3/02/05) : « Le mouvement est partagé entre les adeptes du "oui fédéraliste" et ceux du "non de gauche". Les premiers pensent que le Pays basque s’affranchira d’autant de la tutelle des États espagnol et français alors que l’Europe se construira, les seconds estiment que la Constitution ne garantit pas l’égalité entre les personnes, le droit à l’autodétermination, les langues minoritaires…. »
Après tant d’autres sur tel ou tel sujet, ces propos sont tout à fait éclairants. Nous avons eu à maintes reprises l’occasion de le dire : AB est un parti qui se dit de gauche mais pour accéder aux manettes du pouvoir, il s’intègre à des équipes municipales de droite comme à Biarritz et à Anglet. Ainsi, d’une manière plus "soft" que son petit frère "les démo", mais certainement plus efficace, il balise le territoire d’Euskal Herria, cheminant à petits pas vers l’objectif final, "la construction nationale". Pour la même raison, il se dit favorable à la construction européenne, à condition que ce soit celle d’une Europe fédérale de laquelle les États seront définitivement éliminés, et dans laquelle Euskal Herria unifié sera reconnu comme territoire pleinement autonome. Mais le projet de Constitution ne va pas tellement dans ce sens comme on l’a vu au début de l’article.



Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 23/07/2005 à 22:30
1 2 3 4 5 » ... 9

CAPVE a été créé en octobre 1999 pour faire entendre la voix des citoyens attachés aux valeurs de la République et opposés à la revendication d'un "département basque".
Aujourd'hui, après les refus successifs des gouvernements Jospin puis Raffarin, les tenants d'une scission du département des Pyrénées-Atlantiques ne désarment pas. La défense de la langue basque est devenue le cheval de Troie des nombreuses associations "culturelles", soutenues par les régionalistes, les fédéralistes, les abertzale ... et aussi les opportunistes. La stratégie est claire : d'abord la définition officielle d'un territoire sur lequel la langue basque aurait un statut privilégié, puis des institutions spécifiques qui établiraient des relations particulières avec la puissante Communauté Autonome Basque voisine. Pour les nationalistes basques, c'est la perspective de la "réunification d'Euskal Herria", c'est la "construction nationale".
Le combat de CAP Vivre Ensemble continue.


  Recherche

Rubriques
CAPVE édite un bulletin d'une quinzaine de pages qui fournit éléments d'information et de réflexion à ses adhérents et aux visiteurs de ce site.
Points de l'actualité sélectionnés par CAPVE
Communiqués de presse de CAPVE
Pour comprendre les termes ou sigles touchant de près ou de loin "la question basque"
Livres, revues ou articles recommandés par l'association





Infos du web
Observatoire indépendant d'information et de réflexion sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme. Centre de ressources en ligne en libre accès.

RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile