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ActualitéNavigation solidaire25/08/2005« Régions et peuples solidaires » tente désespérément de « fédérer » les nationalismes régionaux en France, breton, savoyard, basque, catalan, occitan…
En décembre 2000, une réunion d’information avait été organisée à Bayonne pour faire connaître la Fédération et son programme. Pour représenter les Basques, il y avait un membre du PNB, Beñat Oteiza, un de EA, Manex Pagola (c’est le seul), et un représentant de lui-même (ce qui est tout de même particulièrement important) Renaud d’Elissagaray. Sud-Ouest précisait qu’« Abertzaleen Batasuna y figurait à titre d’observateur ».
Aux législatives de 2002, RPS présenta des candidats (faux nez du PNB) dans les circonscriptions « basques » : une fédération qui ajoutait à la dispersion des nationalistes puisqu’il y avait déjà en lice AB et Batasuna. Le résultat fut remarquable : 0,83 % dans la 4e, 1,14 % sur la 5e et 1,85 % dans la 6e (sous l’étiquette PNB). Ça rend prudent pour la suite, régionales, cantonales, européennes… C’est d’ailleurs chez les Verts que le représentant de AB, Gorka Torre, a trouvé une place pour les Européennes. RPS a tenu son congrès annuel 2005 à Brignognan, Finistère (29). La motion finale évoque les traditionnelles revendications culturelles et institutionnelles sans oublier les invocations sur le « sort des prisonniers politiques ». Le congrès a préconisé « la poursuite du partenariat prioritaire » avec les Verts. Tout cela va effectivement bien ensemble (les Verts Pays basque ont signé en 1998, avec tous les partis, syndicats et associations nationalistes des deux côtés des Pyrénées, la déclaration de Lizarra). Le point 6 de la motion indique : « Le parti basque Abertzaleen Batasuna a été admis au statut d’observateur au sein de la Fédération R&PS ». Est-ce le prélude à de grandes manœuvres électoralistes ? AB a-t-il, comme le PNV, l’intention de dissimuler ses déboires électoraux sous un sigle inconnu ? Ou, au contraire, verra-t-on aux prochaines présidentielles M. Abeberry comme candidat des nationalistes bretons, corses, savoyards ou alsaciens, soutenu par RPS ? Le suspens est insoutenable…
Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 25/08/2005 à 13:53
ActualitéChoqué... mais prudent tout de même20/08/2005Le tribunal administratif de Pau a annulé les délibérations des Conseils municipaux de 25 communes du département attribuant une subvention à « l'association des élus pour un département Pays basque » : ces subventions ne présentent pas « un intérêt communal ».
La décision du tribunal, saisi sur requête du préfet des Pyrénées-Atlantiques, a été connue le 14 avril dernier. Les municipalités avaient pourtant choisi le défenseur adéquat en la personne de Jean-René Etchegaray, premier adjoint au maire de Bayonne et partisan remarqué (en première ligne des manifestations) du département Pays basque.
Choqué, le nouveau président de l'association, Sauveur Bacho, maire d'Arbérats, a décidé d'agir. On connaissait antérieurement Sauveur Bacho comme port-parole de la CFDT-Pays basque, organisme ayant participé en tant qu'« observateur » à la signature, le 12 septembre 1998, de la déclaration de Lizarra entre les différentes composantes nationalistes des deux côtés des Pyrénées. Il a donc écrit à tous les maires du « Pays basque » en leur demandant de « soumettre à (leur) conseil municipal une motion qui se montre solidaire des communes concernées ». Prudent tout de même, il ne va pas jusqu'à leur demander de prouver cette solidarité en votant une subvention, même symbolique, à l'association. Il suggère ainsi à ses confrères de se mouiller certes, mais juste en trempant le petit doigt dans l'eau trouble. Ensuite, on pourra en appeler avec emphase (comme M. Abeberry récemment lors des débats en vue de Pays basque 2020) à l'opinion « majoritaire » chez les élus en faveur du département Pays basque. Porte-parole de majorité d'élus qui ne s'expriment que lorsqu'ils sont sûrs que ça ne mange pas de pain, ce n'est pas une sinécure...
Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 20/08/2005 à 13:52
ActualitéEt ETA conduit le bal (air connu)09/08/2005Tout en maintenant une violence de "faible intensité" (attentats contre les biens et "kale borroka"), ETA planifie des objectifs politiques dans lesquels son bras politique, Batasuna, joue son rôle. Instructif...
Dans un communiqué rédigé en basque, adressé au journal indépendantiste Gara, ETA reconnaît comme un de ses militants Imanol Gómez, qui trouva la mort le 20 juillet dernier après avoir percuté un arbre dans sa voiture sur une route secondaire du Lot, en tentant d’échapper à un contrôle de routine de la gendarmerie. La bande terroriste dénonce « l’attitude des forces armées de France et d’Espagne et des moyens de communication téléguidés par le pouvoir en place » et les accuse « d’avoir caché l’identité du gudari (jeune soldat) pendant plus de 24 heures », « une embrouille volontaire avec un objectif purement policier, aggravant la douleur des familles en ces moments spécialement difficiles. »
Comme habituellement dans ce genre de circonstances, des cérémonies d’hommage ont été organisées ici et là par la « gauche abertzale ». Après leur interdiction, la police de la Communauté autonome basque, la Ertzaintza, est intervenue pour disperser les manifestants et a même été amenée, le 23 juillet à Saint-Sébastien, à tirer des coups de feu en l’air. La réapparition de la violence de rue (kale borroka) sert, comme les attentats de faible intensité (sans atteinte à une personne), à maintenir une pression sur les politiques de tous bords, tant au niveau national que régional, les porte-parole de Batasuna, bras politique de ETA, se chargeant de rappeler la nécessité du dialogue avec ETA pour mettre fin à la violence. Tous ces agissements rentrent bien dans le cadre de la « feuille de route » que les policiers ont trouvé dans les papiers de Mikel Albizu,« Antza », responsable politique de ETA arrêté dans une ferme de Salies-de-Béarn en octobre dernier. En même temps que se prépare un processus de négociation avec l'Etat espagnol, ETA planifie les activités de sa branche politique avec comme objectif la conquête de 300.000 voix dans l'électorat d'Euskadi, pour les élections municipales de 2007 (Antza prévoyait 150.000 suffrages pour les régionales de 2005 et le PCTV –voir notre dernière brochure-- en a obtenus 150.644). L'objectif final est la tenue d'un référendum d'autodétermination dans tout Euskal Herria (Euskadi, Navarre et Pays basque de France) en 2012.
Le CapVe
Rédigé par Le CapVe le 09/08/2005 à 13:50
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