Ce site propose une série de documents concernant les travaux de la "Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République" présidée par Bernard Stasi, nommée en juillet 2003 et ayant rendu son rapport au président de la République en décembre 2003.
Il est à disposition des chercheurs et des citoyens.
Julien Landfried, directeur de l'Observatoire du communautarisme
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Plus de 60 auditions disponibles dans leur intégralité
Les conditions de nomination de la commission, ses membres : tout ce qu'il faut savoir sur la commission Stasi
Les vidéos des auditions en ligne
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Après les travaux
Vidéos
Partenariat entra la télévision Public Sénat et l'Institut national de l'audiovisuel (INA) sur les travaux de la commission Stasi
PARIS, 22 juin 2005 (AFP) - La chaîne thématique Public Sénat (câble, satellite et TNT) et l'Institut national de l'Audiovisuel (INA) ont signé une convention de partenariat pour mettre à disposition du public les documents audiovisuels sur la commission Stasi, annonce mercredi un communiqué commun.
Cette commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République, à l'origine de la loi sur la laïcité, a procédé à l'audition d'une centaine de personnes représentant la société civile, les partis politiques et les différents instances religieuses.
"Au total ce sont près de 100 heures de programmes qui pourront être consultées par le public à l'Inathèque de France", ajoute le communiqué. Elles seront mises à la disposition du public et des chercheurs.
Voir le site de l'INA
Le rapport de la commission
Le rapport final de la commission Stasi
11 décembre 2003
"Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République", rapport de la Commission Stasi, 12/2003 (78 pages)
Ce rapport rend compte des travaux de la Commission présidée par Bernard Stasi et installée par le Président de la République le 3 juillet 2003. Abordant la laïcité comme principe universel et valeur républicaine puis comme principe juridique, la Commission propose ensuite un "diagnostic" et une série de propositions visant à "affirmer une laïcité ferme qui rassemble".
rapport-commission-stasi.pdf
(360.68 KB)
Vidéos
Les vidéos des auditions sur le site de la chaîne Public Sénat
Chacun peut voir ou revoir l'audition de son choix parmi les 97 personnes entendues par les 20 "sages" de la Commission. 65 heures d'auditions en tout sont accessibles à la demande, par date ou par nom.
Voir sur le site Internet de Public Sénat
Après les travaux
Oser réaffirmer la laïcité, par Henri Pena-Ruiz
Libération, 23 avril 2004 Henri Pena-Ruiz est philosophe, membre de la commission Stasi, et membre du conseil scientifique d'Attac Le volet social de la commission Stasi n'a pas encore été pris en compte par la loi.
Il est des moments où le courage politique consiste à redire la norme, et à lui redonner force de droit. C'est ce qui a été fait avec la loi destinée à réaffirmer la laïcité de l'école publique, inspirée par les travaux de la commission présidée par Bernard Stasi. Mais il est d'autres moments où il faut donner à la norme ainsi réaffirmée les moyens d'être crédible socialement. C'est ce qu'il faudrait faire maintenant, en prenant appui sur le «volet social» du même rapport. Car ce rapport forme un tout, et entend promouvoir de façon générale et multiforme la laïcité. Ce sera le meilleur moyen d'ôter leurs arguments aux adversaires de la loi.
On a trop longtemps opposé deux types d'émancipation pourtant solidaires : l'émancipation laïque et l'émancipation sociale. Cette opposition, hélas, demeure, et conduit à bien des malentendus. Ceux qui récusent le recours à la loi en ont une étrange idée dès lors qu'ils la disent liberticide, alors que, dans un Etat de droit, la loi politique a pour raison d'être de soustraire les rapports entre les hommes à la loi du plus fort. Vérité valable également pour les rapports sociaux et économiques. On peut ainsi remarquer que la justice sociale effective, assortie de l'égalité des chances, renforce la légitimité de l'exigence juridique et politique républicaine. Les deux émancipations se nourrissent d'ailleurs réciproquement.
La laïcité consiste essentiellement à faire du peuple tout entier, sans privilège ni discrimination, la référence de la communauté politique. Celle-ci mérite, dès lors, son nom de République, chose commune à tous : nul credo obligé, nul privilège clérical. Le clergé d'une religion particulière n'est pas contesté tant qu'il se contente d'administrer les choses de la foi pour ceux qui lui reconnaissent librement un tel rôle.
C'est dire que la république laïque ne craint pas, mais appelle bien plutôt, l'esprit critique. Nous sommes aux antipodes d'une communauté qui ne favorise la solidarité qu'en assujettissant les consciences. La laïcité ne confond pas non plus l'idéal d'une libre discussion avec la généralisation du relativisme : la distinction entre croyance et connaissance doit rester bien marquée, sauf à inaugurer un nouveau type d'obscurantisme, et à faire le lit de nouvelles tyrannies. Généreux pari sur la liberté et les lumières, la laïcité entend faire des acteurs de l'espace public des hommes déliés, maîtres de leurs pensées, affranchis de toute tutelle, détenteurs d'une raison «devenue populaire», selon le mot de Condorcet.
Lire la suite sur le site de l'Académie de Versailles
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