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Principales publications du GRIB

Le livre que les nationalistes bretons attendaient tous : "Résistance et conscience bretonne" de Jean-Jacques Monnier.


Table des matières de cette publication exclusive du Grib :

Introduction

I. ABSENCE D’UN LIVRE OMNIPRÉSENT ou le poids de la propagande

II. ABSENCE DES FAITS RENDUS PRÉSENTS ou les militants bretons donnés pour résistants
1. Le poids du nul
2. Silences et travestissements
A. Une histoire rendue absente
B. La saga des ombres
• Breiz Atao et Morvan Marchal
• Ar Falz et Sohier
• Les Seiz Breur et Creston
C. Le combat autonomiste changé en combat résistant

III. OMNIPRÉSENCE DE L’ABSENCE ou les résistants présentés comme militants bretons
1. L’étrange affaire du « groupe Liberté »
A. Six petits scouts qui n’avaient rien compris
B. Six petits scouts qui disaient déjà tout
• L’ethnie contre la race
• L’à peu près tout et le n’importe quoi
• La fibre
2. L’hermine, la faucille et le marteau
A. Communisme et autonomiste, même combat ?
B. L’héritage de la Résistance détourné au profit du « combat breton »
C. Ceux qui n’en étaient pas en seront aussi
• Les égarés
• Les enrôlés
• Les convertis tardifs
• Les malgré eux

Conclusion

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Consultez la publication ci-dessous au format PDF.

LA_RESISTANCE_BAFOUEE.pdf LA RÉSISTANCE BAFOUÉE.pdf  (1.84 Mo)

Rédigé par Le GRIB le Mercredi 20 Février 2008 à 14:07

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Principales publications du GRIB

par Françoise Morvan, essayiste, Libération, 21 septembre 2007
Le défilé de trois mille musiciens bretons, dimanche sur les Champs-Elysées (et sur TF1), dissimule une opération de marketing identitaire.


Breizh Touch au grisbi
Depuis quelques semaines, les Bretons se sont découverts nantis d’un avantage en nature et, pour certains, en espèces, dénommé Breizh Touch.

La Breizh Touch, présentée par la presse sur le mode exalté, a d’abord laissé ceux qui l’évoquaient légèrement perplexes : fallait-il dire braisetouche, breill’z’touch’, braÿztoutch, brézteutch, breÿc’htaoutch, brèysstatch, brèzteuch ? Breizh, autrement dit Bretagne en breton surunifié, désormais devenu officiel. En effet, en 1941, sur ordre du dignitaire nazi en charge des affaires bretonnes, l’orthographe du breton, déjà unifiée à l’exception de celle du dialecte vannetais, a été surunifiée, le mot Breizh étant le symbole même de cette surunification, le «zh» signifiant que l’on prononce Breih en vannetais et Breiz ailleurs.

Pour les bretonnants de naissance, le mot Breizh, accolé au mot touch, du verbe touchañ, conduire les bestiaux, était énigmatique, mais au diable les hésitations : une fois compris que le mot Bretagne, sous la forme Breizh, uni à un vocable anglo-américain, se change en label commercialisable, tout devient clair.

Et, pour ceux qui peineraient encore à comprendre, en tout petits caractères, au bas d’une affiche montrant une tour Eiffel saucissonnée de manière à ressembler à un phare breton (le célèbre phare du label «produit en Bretagne»), se trouve la traduction : Breizh Touch = esprit Bretagne.

La Breizh Touch, brassant bagadou, cyber-fest-noz (au pluriel: cyberioù-festoù-noz), Breizh-en-Seine avec en prime océan-high-tech, expo-Breizh-numérique et Breizh-parade retransmise dimanche prochain par TF1 en direct des Champs-Elysées, va donc déferler : trois mille sonneurs sonnants défilant en bagadou comme les formations paramilitaires dont ils sont issus - «une panzerdivision, la musique en plus», pour reprendre les termes de Jean-Pierre Pichard, le président du Festival interceltique de Lorient (1).

C’est lui qui a eu l’idée de cette manifestation paroxystique de la celte attitude unissant Bretons, Irlandais, Gallois et autres frères de race, tels que Galiciens et Acadiens du Nouveau-Brunswick (dont il est convenu de ne pas demander ce qu’ils ont de celte).

La Breizh Touch est le complément de la celte attitude : le Breton qui ne l’a pas est un faux Breton, celui qui n’en veut pas est un mauvais Breton, et celui qui n’apprécie pas la Breizh Touch est un jacobin. Le jacobin est l’ennemi du Breton : il est français. Le Français n’a pas la Breizh Touch ; il a une identité faible, quoi qu’en dise Sarkozy, et n’a donc pas lieu d’en être fier. Le Breton, lui, a une identité forte ; il le prouve par la Breizh Touch qui la promeut ; voilà pourquoi il est fier d’être ­breton.

Le Breton qui n’est pas fier d’être breton n’est pas un bon Breton, et le Breton qui dit que cette bretonnerie labellisée le dégoûte est antibreton.

L’antibreton, fort susceptible d’être aussi jacobin, vous expliquera que cette opération de business identitaire appuyée par les médias soutenus par des industriels est une opération politique.

L’antibreton évoquera en termes malséants le label «produit en Bretagne» dont le phare sur fond bleu et jaune orne désormais pâtés, andouilles, livres et CD. Il dénoncera l’indispensable «yoghourtisation de la culture». L’expression est de Reynald Secher, auteur d’une Histoire de la Bretagne en bande dessinée dénoncée en son temps dans les colonnes de Libération. «Il faut yoghourtiser la culture bretonne», aurait-il affirmé, d’après le Huchoer, journal indépendantiste breton.

Bien que cela n’intéresse personne, l’antibreton ne manquera pas de rappeler que «produit en Bretagne» est une association émanant de l’Institut de Locarn.

L’association «produit en Bretagne» a été déclarée en préfecture le 9 février 1995 avec pour siège l’Institut de Locarn (cultures et stratégies internationales).

Le 14 mai 1993 avait été déclarée une première association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand établissant les liens de l’Institut de Locarn avec l’Union paneuropéenne fondée par le comte de Coudenhove-Kalergi.
Les principes de la pan-Europe sont simples : christianisme, anticommunisme, reconnaissance du droit des groupes ethniques à l’autodétermination.

Rien d’étonnant donc si l’archiduc Otto de Habsbourg, son président d’honneur, connu pour ses liens avec l’Opus Dei, est venu en personne inaugurer l’Institut de Locarn.

Produit en Bretagne est une association complémentaire, au service d’un projet politique : faire de la Bretagne un dragon celtique dans une Europe des ethnies enfin délivrée de l’esprit des Lumières.

L’antibreton s’acharnera à démontrer que l’Institut de Locarn, rassemblant un club de patrons bretons pleins d’ardeur à servir leur région, nourrit un projet réactionnaire visant à en finir avec l’héritage de la Révolution française : privatisation, libéralisation, démantèlement des lois sociales, recours à l’identitaire pour inscrire la Bretagne dans une Europe des régions unissant les nations celtes en voie d’obtenir leur indépendance.

Oui, pourquoi le nier, le pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse doivent servir de référence au modèle breton.
Il faudra bien que le Français à l’identité faible accorde son autonomie au Breton, dont l’identité forte sera révélée sur les Champs-Elysées avec la force d’une panzerdivision par le biniou et, comme le dit Pichard, la musique en plus.

Le vrai Breton est fier que Patrick Le Lay, un des fondateurs de l’Institut de Locarn, et Patrick Poivre d’Arvor s’associent aux patrons bretons pour célébrer son identité et la lui révéler : Le Lay, qui proclame haut et fort qu’il n’est pas français mais breton, nationaliste breton, a déjà fondé TV Breizh avec François Pinault, Rupert Murdoch et Silvio Berlusconi ; quoi de plus naturel qu’il soit associé à son ami Pinault pour célébrer la Breizh Touch ?

L’antibreton, qui se proclame le plus souvent de gauche, ira jusqu’à s’étonner que ce soient des élus socialistes, le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, et le maire de Paris, qui aient pris l’initiative de cette dérive identitaire brassant tous les vieux thèmes de Breiz Atao à l’ombre du drapeau breton. Rappelons que Breiz Atao est le nom d’un groupe autonomiste breton rendu célèbre par sa collaboration avec les nazis. L’un de ses fondateurs, Maurice, dit Morvan, Marchal, a dessiné en 1923 le drapeau breton à bandes noires et blanches, appelé gwenn-ha-du («blanc et noir»).

L’antibreton dénoncera le communautarisme de la droite du PS, son allégeance au patronat ultralibéral. Il rappellera que Jean-Yves Le Drian, président socialiste du conseil régional, est allé en juin 2006 présenter son programme à l’Institut de Locarn, jurant de faire de la Bretagne une nouvelle Irlande avec l’appui des autonomistes qu’il a fait entrer au conseil régional. Et il relèvera, bien sûr, le coût de la Breizh Touch : 2,5 millions d’euros dont 1,5 million sorti tout droit de la poche des Bretons, qui se prononcent majoritairement, quand on les consulte, contre la décentralisation, sans même parler de l’autonomie, à laquelle ils vont avoir droit, bien qu’ils soient moins de 3 % à la demander.

L’antibreton acharné ira jusqu’à parcourir le site Internet de la Breizh Touch et railler les propos tenus par les grands auteurs invités pour la célébrer.

Il vous citera en ricanant les déclarations d’Irène Frain sur la Breton pride, celles d’Alan Stivell expliquant qu’il a découvert son identité à l’âge de 9 ans, quand son père a inventé la harpe celtique (laquelle allait devenir, comme le drapeau et le bagad, mis au point peu avant, le symbole millénaire de l’identité bretonne) et celles d’Erik Orsenna assurant que, partout dans le monde, il trouve une bouteille de Coca-Cola et un Breton, et qu’il aime mieux le Breton.

L’antibreton, qui ne comprend pas que l’important pour le Breton c’est de faire la fête, dénonce la cocacolisation du Breton après la yogourthisation de la culture, et voit dans la Breizh Touch une bécassinade à relents ethnistes. Une bécassinade ! Quand tant de personnes qui font la preuve de leur compétence dans le domaine qui est le leur participent à cette vaste opération… C’est le comble.

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(1) Ouest-France, 7 août 2007.
Auteure du Monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne, paru chez Babel/Actes Sud en 2005.
Article paru dans Libération
Rédigé par Le GRIB le Dimanche 30 Septembre 2007 à 11:53

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Intervention de Françoise Morvan lors du colloque « La République face aux communautarismes » organisé au Sénat le 24 novembre 2006.


En 1998 et 1999, la signature puis la non ratification par le gouvernement français de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires a été l'objet de débats qui m'ont amenée à me pencher sur la question, sans avoir la moindre compétence particulière, comme n'importe quel citoyen soucieux d'en avoir le cœur net aurait pu le faire, et c'est peut-être ce qui rend cette expérience digne d'intérêt...

Les circonstances qui m'ont conduite à faire cette enquête sont elles-mêmes assez curieuses : au cours de mes recherches sur la dérive nationaliste en Bretagne , j'avais été amenée à essayer de comprendre comment un certain Jean Adolphe dit Yann Fouéré, et son bras droit Joseph Martray, étaient passés de la collaboration avec les nazis à la reconstitution de réseaux ethnistes après l'Occupation. J'avais constaté que l'une des premières actions de Martray avait été de fonder, en 1949, la FUEV (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen) ou, en français, UFCE (Union fédéraliste des communautés ethniques européennes) à peu près dans le même temps que le CELIB, une sorte de lobby patronal breton. Cherchant à en savoir plus long sur l'UFCE, j'étais tombée sur une étude de Lionel Boissou qui expliquait comment et pourquoi cette ONG, émanation des réseaux ethnistes européens qui visent à instaurer une Europe des régions telle que les autonomistes bretons en rêvent depuis les années 20, avait été à l'origine de la rédaction de la Charte des langues régionales ou minoritaires.

Lire la suite ci-dessous au format PDF et voir les actes du colloque sur le site de l'Observatoire du communautarisme

ethnoregionalisme_charte_langue_regionales.pdf ethnoregionalisme-charte langue regionales.pdf  (251.19 Ko)
http://www.communautarisme.net/docs/Francoise_Morvan.mp3 http://www.communautarisme.net/docs/Francoise_Morvan.mp3
Podcast

Rédigé par Le GRIB le Mercredi 31 Janvier 2007 à 20:24

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Mémoire de DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) de Thibault Courcelle (sous la direction de Mme Barbara Loyer), Institut français de géopolitique, Université de Paris VIII, juin 2003


Introduction p.3

Première partie : Les représentations diffusées par la presse quotidienne régionale en Bretagne (Ouest-France et Le Télégramme) sur « l’identité bretonne ».

Chapitre 1 : « Une Bretagne étouffée. » p.11
Chapitre 2 : Le sauvetage de la langue bretonne comme symbole d’une
« identité bretonne » menacée de disparition p.25
Chapitre 3 : Un renouveau culturel breton donné comme conforme aux
« traditions celtiques » p.43
Chapitre 4 : Une Bretagne « amputée » qui doit retrouver sa dimension
historique p.57

Deuxième partie : Analyse critique de ces représentations et des enjeux politiques, économiques et culturels de leur diffusion par la presse quotidienne régionale bretonne.

Chapitre 5 : Représentation versus information ? Quelle est la part d’objectivité
dans ces représentations ? p.73
Chapitre 6 : La difficulté d’aller à l’encontre du discours autorisé sur « l’identité bretonne », et la perception de la presse quotidienne régionale par divers
militants bretons p.93
Chapitre 7 : Des enjeux économiques, culturels, et politiques évidents p.104

Conclusion p.121
Bibliographie p.122
Annexes p.128
Table des matières p.141
Table des annexes p.146

http://www.geopolitique.net/memoires/Master2R/2002-2003/Courcelle_Thibault.zip http://www.geopolitique.net/memoires/Master2R/2002-2003/Courcelle_Thibault.zip

Rédigé par Le GRIB le Jeudi 1 Juin 2006 à 21:46

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Le Groupe Information Bretagne vous propose un certain nombre de ressources autour de l'"affaire Berroyer".


  • 2 février 2006 : Jacky Berroyer interprète lors de l'émission Les grosses têtes sur RTL deux des six couplets de la chansonnette de son dernier spectacle consacré aux bretons.
    En voici un extrait :
    Couplet 1 :« Ah ! Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales.
    Refrain : En Bretagne, en Bretagne, on boit du jus d’andouille et du sirop d’artichaut et nus sur la lande, ronds comme des chapeaux, on fait la nuit des rondes à la lueur des fars aux pruneaux.
    Couplet 2 : Et de Quimper jusqu’à Concarneau, on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus pendant que leurs marins de maris se soulagent dans les flots et refusent de signer le protocole de Kyoto. »

    Ecouter l'émission en ligne sur le site de RTL
  • 8 février 2006 : l'Union démocratique bretonne (UDB) réagit la première à la chanson de Berroyer et déclare "les Bretons insultés sur RTL"
    Lire sur le site de l'Agence Bretagne Presse
    NB : l'Agence Bretagne Presse publie sur son site les communiqués des multiples associations ou groupuscules du "mouvement breton".
  • 21 février 2006 : Le Collectif breton pour la démocratie et les droits de l'Homme porte plainte contre Jacky Berroyer pour "provocation à la haine raciale, diffamation et injures à caractère racial".
    Lire sur le site de l'Agence Bretagne Presse
  • 27 février 2006 : Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, dénonce sur le site de l'Observatoire du communautarisme dans l'article "« Race » bretonne : du lard ou du cochon ?" l'absurdité d'une telle plainte et critique le concept de "race bretonne".
    Lire sur le site de l'Observatoire du communautarisme
  • Le 7 mars Vigie Breizh, le 24 mars Emgann et le 30 mars Identité bretonne dénoncent à leur tour les propos de Berroyer et apportent leur soutien à la plainte du Collectif breton pour la démocratie et les droits de l'Homme
  • Plusieurs journaux régionaux ou nationaux relatent les mésaventures de Jacky Berroyer : Le Télégramme, Le Nouvel Observateur, etc.
    Sur le blog de Ouest France on se demande si les partisans de Jacky Berroyer ne seraient pas tous membres du Parti des travailleurs...
  • 3 avril 2006 : le parquet rejette la plainte du Collectif breton pour la démocratie et les droits de l'Homme. Celui-ci déclare poursuivre son action auprès "des juridictions européennes et internationales".
    Lire sur le site de l'Agence Bretagne Presse et la réponse du procureur de la République à la plainte en format PDF ci-dessous.

reponse_plainte_berroyer.pdf reponse-plainte-berroyer.pdf  (27.57 Ko)

Rédigé par Le GRIB le Lundi 17 Avril 2006 à 19:36

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par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, 27 février 2006


Après le procès intenté par le collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais à la marque Banania, nous pensions avoir touché le fond en matière de communautarisme imbécile. Mais la page la plus ridicule du bêtisier restait encore à écrire et nous est parvenue le 21 février 2005 sous forme d'un communiqué de l'Agence Bretagne Presse ainsi libellé : « Collectif breton pour la démocratie et les droits de l'homme porte plainte contre Jacky Berroyer ».

Lire l'article sur le site de l'Observatoire du communautarisme
Rédigé par Le GRIB le Jeudi 2 Mars 2006 à 17:57

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Principales publications du GRIB

par Françoise Morvan, 20 février 2006


Le 15 janvier 2006, le supplément du dimanche du journal Ouest-France a publié l’un de ces articles qui méritent de faire date, ne serait-ce que par l’indifférence avec laquelle il a été reçu par des lecteurs qui, en des temps plus anciens, n’auraient pas manqué de clamer leur indignation. Cette indignation aurait-elle été relayée par le journal ? A voir comment ont été traitées les protestations contre la publication quotidienne de l’Histoire de Bretagne en bandes dessinées de Secher-Le Honzec , il est permis d’en douter, mais du moins les courriers de protestation auraient-ils circulé, ce qui, à la longue, et avec l’appui de recherches universitaires, aurait, pourquoi pas, fini par provoquer une certaine prise de conscience…

Echos d’une résistance tenace

C’est de cette manière que le conseil général du Finistère avait été amené, voilà quelques années, à demander au collège Diwan de supprimer le nom de Roparz Hemon qui lui était attribué. Agent de la Gestapo, responsable de la publication de textes racistes dans le journal collaborationniste qu’il publiait sous l’Occupation, Roparz Hemon était l’incarnation même de la dérive nazie du mouvement nationaliste breton. Demander que son nom soit effacé de la façade d’un collège était un acte symbolique, à la fois dérisoire (puisque les parents et les enseignants s’étaient accommodés de ce nom comme ils s’accommodaient de tant d’autres choses sans se poser de questions, et que le vrai problème, jamais posé, était là) et, malgré tout, beaucoup plus fort qu’on ne pouvait le penser. Pour de nombreuses personnes dont le breton était la langue maternelle, c’était l’occasion de revenir sur l’instrumentalisation de leur langue par les nationalistes, défenseurs d’un breton unifié conçu comme instrument de pouvoir — un pouvoir qui n’avait rien de mythique, le soutien apporté aux militants bretons par l’Allemagne nazie en étant une preuve suffisante.
Rappeler les faits était, naguère encore, une forme de résistance naturelle, qui ouvrait sur une sorte d’espoir. Nous n’en sommes plus là : désormais, un article comme celui du 15 janvier donnant la parole à un militant breton réhabilitant Roparz Hemon ne suscite plus qu’indifférence : il est admis que la presse régionale en Bretagne a adopté le point de vue des militants bretons ; les lecteurs, sachant que leurs protestations n’auront aucun effet, se contentent de hausser les épaules. On mesure mal, sans doute, la gravité de cette indifférence.
Mais venons-en à l’article lui-même, qui se présente comme un entretien avec Didier Pillet. Ce dernier, ex-rédacteur en chef d’Ouest-France, est précisément celui qui a défendu envers et contre tout la publication de l’Histoire de Bretagne en bandes dessinées.


Une réhabilitation insidieuse

L’article s’intitule « Roparz Hemon, ce Breton qui sent le soufre ». On ne pourra pas dire que le directeur de l’information n’insiste pas : dès la première ligne de l’article, il le répète « Voici un livre qui sent le soufre… », et, une troisième fois, dès la première ligne de la première question de l’interview : « Roparz Hemon sent le soufre… »

Lire l'intégralité de l'article en format PDF ci dessous

Hemon_Treguer_meme_combat.pdf Hemon-Treguer-meme-combat.pdf  (169.81 Ko)

Rédigé par Le GRIB le Lundi 20 Février 2006 à 21:09

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Le Groupe Information Bretagne (GRIB) entend apporter des informations indépendantes et documentées sur l'histoire de la Bretagne (dans la mesure où elle fait l'objet d'une réécriture contestable) et sur l'actualité bretonne (dans la mesure où il en est rendu compte de manière biaisée). Son but est de rappeler des faits occultés par la dérive communautariste actuelle accompagnée, sinon induite, par le mouvement nationaliste breton. Le GRIB est totalement indépendant et ne peut être tenu pour responsable que des textes publiés sur son site propre.



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