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Communiqués de presse du GRIB

L'Affaire des panneaux  

Par Françoise Morvan, 4 décembre 2005

L'Affaire des panneaux
Ayant été mise en cause par diverses associations et groupes nationalistes bretons, en même temps que l'AOSB (Association de Protestation contre la Signalisation Bilingue en pays gallo), je tiens à apporter quelques précisions à ce sujet.
Le 17 novembre 2005, l'AOSB, constatant qu'une signalétique bilingue breton-français avait été imposée à Réminiac (désormais baptisé « Ruveneg ») en Morbihan gallo, a décidé de protester contre une mesure jugée tout à la fois humiliante pour la Bretagne gallèse, ruineuse (à 200 euros le panneau, l'ensemble de l'opération reviendra à plusieurs millions d'euros) et ridicule en une région où le breton n'est plus parlé depuis des siècles.
Au terme d'une réunion qui s'est tenue en présence de membres de la Ligue des Droits de l'Homme et de journalistes, les élus, dont le président, Joseph Orhan, ancien maire de Monténeuf, ont apposé un ruban adhésif noir sur les panneaux proclamant « Malastred » pour Malestroit, « Gwern-Porc'hoed » pour Guer, « Monteneg » pour Monténeuf et autres inventions du même genre.
Je m'étais rendue à cette réunion dans le but de rédiger un article pour « Bretagne-Ile-de-France » et pour le Groupe Information Bretagne. Le président m'ayant invitée à évoquer mon essai, « Le Monde comme si : nationalisme et dérive identitaire en Bretagne », reparu en collection de poche Babel/Actes sud, l'association nationaliste Bemdez, minuscule mais bien connue des tribunaux bretons, s'est lancée dans une violente campagne de presse : me présentant comme la « porte-parole » (sic), « autoproclamée “ linguiste”, “ universitaire ”, “ historienne ”, d'une « mystérieuse guilde » contrôlée par un groupe de « crétins de la Libre Pensée », « lambertistes », tenant à « participer au génocide culturel que subit la Bretagne depuis plusieurs siècles », elle s'est associée à l'UDB, à Brezhoneg War Raog et au Réseau des Bretons de l'Etranger (UBE) pour appeler les pouvoirs publics à sévir.
Si je ne me suis jamais proclamée quoi que ce soit, je rappelle, en revanche, que, par jugement en date du 7 octobre 2004, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné le militant nationaliste Yann Goasdoué, ancien directeur de la Coop Breizh, à 800 € d'amende (et 3000 € pour la publication du jugement dans la presse) car le journal qu'il dirigeait prétendait que je « cherchais à tromper sur ma qualité d'universitaire » ; les organes qui reproduisent cette accusation se rendent, en conséquence, coupables de diffamation.
Je n'ai à aucun moment été le porte-parole de l'AOSB, qui n'est, pas plus que moi-même, affiliée à un groupe ou un parti politique, mais je constate que Bemdez s'associe au Réseau des Bretons de l'Etranger dirigé par un fédéraliste ethniste qui, tout récemment encore, se réclamait de « Mordrel, Debauvais, Hemon, Lainé et autres Fouéré », lesquels, selon lui, ont « brandi bien haut le flambeau de la Bretagne ». Ils l'ont brandi si haut, rappelons-le, qu'ils incarnent à tout jamais la collusion avec le nazisme : Mordrel et Lainé, nazis jamais repentis, ont été condamnnés à mort à la Libération, Debauvais était déjà mort dans un sanatorium de la SS, Hemon figure sur la liste des agents de la Gestapo en Bretagne, de même, d'ailleurs, que les autres. De fait, l'entreprise de « rebretonnisation » forcée de la haute Bretagne s'inscrit dans un projet politique qui a toujours été celui des nationalistes bretons, et notamment des chefs de Breiz Atao, dont Mordrel qui, en 1981 encore, s'est exprimé à ce sujet sans ambiguïté.
Il semble pour le moins étrange qu'on se serve de l'alibi du tourisme pour faire passer un tel projet qui ne semble viser qu'à effacer l'existence de la Haute-Bretagne au profit d'une pseudo celtitude supposée gratifiante pour l'autochtone et propre à captiver le touriste.
En effet, les toponymes imposés ne sont pas d'anciens noms retrouvés : Réminiac ne s'est jamais appelé « Ruvenieg » ; la première forme attestée est « Ruminiac », présente dès 856 dans le Cartulaire de Redon ; Monténeuf ne s'est jamais appelée « Monteneg » ni Malestroit « Malastred » (le nom apparaît en 1464 sous la forme « Maletroit »), et l'on pourrait continuer ainsi à l'infini.
D'où ces trouvailles proviennent-elles sinon de l'Office de la langue bretonne, issu de l'Institut culturel de Bretagne et, comme lui, notoirement contrôlé par les militants nationalistes ?
La signalétique bilingue, absurde en pays gallo, n'est qu'un pas de plus vers la « celtisation » de la Bretagne gallèse, de même que la « réunification », nécessaire aux yeux de certains pour le moment où l'autonomie, puis l'indépendance, de la nation bretonne seront acquises.
Il importe de comprendre les vrais enjeux d'une telle opération, même si la majorité des personnes concernées se contentent de hausser les épaules ou de dénoncer ce gaspillage de fonds publics.

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Le siège de l'AOSB est à la Mairie de Réminiac, 56140. L'adhésion (10 €) peut être envoyée à M. Orhan, Bermagouët, 56140, Missiriac. L'adresse du site internet de l'association est http://aosb.free.fr

Un dossier sur l'association Bemdez est disponible sur le site du Groupe Information Bretagne.

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Communiqués de presse du GRIB

Après le Dictionnaire des romanciers de Bretagne, le Dictionnaire des auteurs de jeunesse de Bretagne  

mars 2002 (avec la LDH de Rennes)

En 1999, plusieurs organismes et notamment des sections bretonnes de la Ligue des Droits de l'Homme ont protesté contre le Dictionnaire des romanciers de Bretagne de Jacqueline et Bernard Le Nail, distribué gratuitement par les Conseils généraux dans les collèges et lycées d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d'Armor. Or, voici que les collèges d'Ille-et-Vilaine viennent de recevoir trois exemplaires d'un Dictionnaire des auteurs de jeunesse de Bretagne des mêmes auteurs, qui reprend les mêmes notices et parfois les aggrave.

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Le Dictionnaire des romanciers de Bretagne  

décembre 2000

Le Dictionnaire des romanciers de Bretagne de Bernard et Jacqueline Le Nail, paru aux éditions Keltia graphic de Spézet en décembre 1999, et distribué par les Conseils généraux dans les collèges et lycées d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d'Armor est un ouvrage qui mérite de retenir l'attention puisqu'il est distribué sur fonds publics.

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