Les ethno-régionalismes et la Charte des langues régionales et minoritaires
Le GRIB | Mercredi 31 Janvier 2007

Intervention de Françoise Morvan lors du colloque « La République face aux communautarismes » organisé au Sénat le 24 novembre 2006.

En 1998 et 1999, la signature puis la non ratification par le gouvernement français de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires a été l'objet de débats qui m'ont amenée à me pencher sur la question, sans avoir la moindre compétence particulière, comme n'importe quel citoyen soucieux d'en avoir le cœur net aurait pu le faire, et c'est peut-être ce qui rend cette expérience digne d'intérêt...

Les circonstances qui m'ont conduite à faire cette enquête sont elles-mêmes assez curieuses : au cours de mes recherches sur la dérive nationaliste en Bretagne , j'avais été amenée à essayer de comprendre comment un certain Jean Adolphe dit Yann Fouéré, et son bras droit Joseph Martray, étaient passés de la collaboration avec les nazis à la reconstitution de réseaux ethnistes après l'Occupation. J'avais constaté que l'une des premières actions de Martray avait été de fonder, en 1949, la FUEV (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen) ou, en français, UFCE (Union fédéraliste des communautés ethniques européennes) à peu près dans le même temps que le CELIB, une sorte de lobby patronal breton. Cherchant à en savoir plus long sur l'UFCE, j'étais tombée sur une étude de Lionel Boissou qui expliquait comment et pourquoi cette ONG, émanation des réseaux ethnistes européens qui visent à instaurer une Europe des régions telle que les autonomistes bretons en rêvent depuis les années 20, avait été à l'origine de la rédaction de la Charte des langues régionales ou minoritaires.

Lire la suite ci-dessous au format PDF et voir les actes du colloque sur le site de l'Observatoire du communautarisme

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